‹ Histoire de la confédération suisse (volume 5)Chapitre 61 sur 72 · GENÈVK ALLIÉE DES SUISSES · texte numérisé non relu

GENÈVK ALLIÉE DES SUISSES

dans cette dernière ville avec 8, ()()() hommes f.") avril) et y commellail toutes sortes d'excès qui eussent été suivis de plus grands maux encore, si Hezanson Hn,aues n'eût réussi par sa mâle éloquence k électriser les Fribourgeois et à provoijuci* li levée en masse de ce peuple allié. Mais l'alliance entre Genève et Frihoui-g ayant été déclarée définitivement rompue [lai* la diète de Zurich, en mai 1511). l'évéïpie Jean-Louis reste dans G(inève et se décide à IVap[)ei- un grand coup. Herlhelier, dédaignant de fuir, est saisi tout àcou[) par les soldats ducauv, et exécuté comme traître, à i heures de l'après-midi, devant la prison même du ch.'Ueau de l'île (24 août). « Ah! Messieurs de Genève! » s'écria le martyr, et sa tète roula sui- le sol. B(;rlhelier mourut connue il av;iii vécu, en liomme intrépide. On trouva sur le mur de sa prison, écrit de sa main, ce verset de l'Kcriture: « Je ue mourrai pas tout entier; je « raconterai les louanges du Seigneur. »

Pendant que le magnanime Herthelier mourait pour sa patrie, les enfants de Genève et la confrérie de St-Georqr s'enfermaieni silencieux et mornes dans leurs demeures. « Plus de fierté, dit M. Vulliemin. plus « de résistance; la tête de Berthelier fut clouée à Champ»'!, lieu ordinaire « des exécutions capitales.» Une foule de citoyens, avo* Hezanson Hugues leur chef, n'échappèrent à la mort qu'en se réfugiant à Trilinurg.

Bonivard, grâce à sa dignité sacerdotale, éi'h;ii>pa à la iudi'I, mais subit une première détention à Grolée, château du i»rini*e-rvêipie, sur le Bhône. I^endanl j)lusieurs années une hori'ible tyrannie pesa sur la ville d'Arve et Bhône. Un noble magistrat é[)iscopal. Amé Lt'vricr, tils de l'ancien syndic, ayant osé dire dans le secret du conseil: « Notre souverain n'est pas le duc, mais l'évèipie, >' lut aiièt»' un «^auifdi ii l'heure de la messe et exécut»' aux lland)eau\ >ur la place du (Ihàlel, à Bonne (îu Savoie, à ipialre lltMl('^ de GiMiève [\\\ mars l.'rJii. Sur l'éi'hafaud, Li'vriei" se IV'licila de mouru- pour sa pairie el n'pj'la hcroï- (piiMuent deux \^x<s latin^ composés à riiiuiiuMir de Borlhclh-r '. Les Fribour'geois pi'olestèrenl (''uei'gKjucmcnl cdiili-c t'tN vengeances e( en particuliej" conli*(H'e\(M'u!i()u de Bei'lhelier. - La mori de Berllielier est un meurtre, disaieul-ils. nou^ mainli('iidr()ii> le Iraite. > Mai> la die(e suisse reconnul (|ue le du.- el Tevèque avaieul li' dnul de punu- BeriheluT. Fort (V\ l'appui de la diele, el croyant avoir domptt' le- t'iloven- par les

' Quid luilii mors iiociiit V \irtiis post t';U;i virrscit 1

« .le nie ris des tourments, jt' ino ris du bourroau. <\ \,\\ v«Mtii, vil tyian, siirvit ;"i rrrhafaud. »

Tour M. TaMu' MauMun ( I-!t(thlissi'mtnt th- lu Riiormc à Gnièir) Horthelier nVst (liruii roludlc et un niiuMui df sa iiatric. partant dii,'n«' di' mort.

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