‹ Histoire de la confédération suisseChapitre 103 sur 127 · A NOS JOURS · texte numérisé non relu

A NOS JOURS

1. Les nouTelles autorités fédérales. — liUttes intestines à Fribonrg, Genève, Saint-Gall, Berne, dans le Tessin, etc. — Émancipation complète de la république neucbAteloise

L'assemblée fédérale (c'est-à-dire les deux Chambres ou Conseils qui constituaient l'autorité suprême de la Confédération) s'ouvrit à Berne le 6 novembre 1848. Le i6 novembre^ les deux Chambres réunies procédèrent à l'élection du Conseil fédéral, et firent preuve à la fois de discernement et de reconnaissance en prenant ces hauts fonctionnaires ou parmi les hommes qui avaient le mieux mérité de la patrie dans les derniers événements, comme Druey, Ochsenbein, Munzinger, Fourrer, Frei-Hérosée, Naeff, ou parmi ceux que désignaient d'éminents services rendus à leur canton et au bien public, comme Franscini. On eut aussi égard dans ces choix à la convenance de représenter dans une certaine mesure les trois langues et les deux confessions qui divisent le peuple suisse.

Aussitôt constitué, le Conseil fédéral élut pour son président annuel M. Ulric Ochsenbein, qui avait révélé tant de quaUtés éminentes dans la direction des affaires au milieu de la crise que la Suisse venait de traverser. Le 27 novembre, la ville de Berne fut choisie pour le siège (les autorités fédérales.

Il suffit de jeter un coup d'oeil sur les grands actes de Tadrainistration intérieure de la Suisse et sur ses relations avec l'étranger pendant les premières années du régime fédératif, pour acquérir la conviction que le Conseil fédéral de 1848 a dignement répondu à la confiance des représentants de la nation. La création du système monétaire (1850), l'introduction d'un système uniforme de poids et mesures (1851), rétablissement du réseau télégraphique le plus complet qui existe en Europe, l'étude des grandes lignes de chemins de fer et l'ouverture de

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