‹ Histoire de la confédération suisseChapitre 121 sur 127 · CONFLIT AVEC NA1H)LË0N III AU SUJET DE LA SAVOIE. S · texte numérisé non relu

CONFLIT AVEC NA1H)LË0N III AU SUJET DE LA SAVOIE. S

suite d*une rixe de village où des gendarmes genevois blessèrent quelques citoyens français. De cette querelle insignifiante, certains organes de la presse française n'eussent pas mieux demandé que de faire un conflit international, voire même un casus belli entre les deux peuples. Mais le différend de Ville-la-Grand s'apaisa bientôt, grâce a la prudence du Conseil fédéral et aux bons offices de l'ambassadeur français, M. de Turgot, dont les bienveillantes dispositions pour la Suisse contrastaient heureusement avec celles de quelques-uns de ses prédécesseurs.

Les rapports du gouvernement français et du Conseil fédéral s'améliorèrent même au point de permettre la solution amicale d'une question pendante depuis un demi-siècle. La vallée des Dappes, enlevée à la Suisse par Napoléon I«' (en 1804), et dont la restitution avait échoué une fois par l'indiscrétion du conseiller Usteri (1808\ et une autre fois devant l'opposition de la presse française, fut en partie restituée au canton de Vaud (8 décembre 1862). Le secret avec lequel le chef du département politique, J. StSBmpfli, conduisit cette négociation, ne contribua pas peu à son heureuse issue.

La bonne intelligence des deux gouvernements aurait pu être remise en question, lorsque quatre Italiens entreprirent d'assassiner l'empereur. Outre qu'un des conjurés était tessinois, le complot lui-même devait avoir été ourdi sur terre suisse, c'est-à-dire pendant un nouveau séjour qu'avait fait le célèbre révolutionnaire Mazzini à Lugano. Mais le gouvernement du Tessin n'eut pas de peine à se laver de tout soupçon de connivence avec les conspirateurs et n'hésita point à provoquer de la part du Conseil fédéral le renouvellement du décret d'expulsion rendu contre Mazzini et qui était le troisième depuis 1834.

Ainsi fortifiées par l'incident même qui aurait pu les compromettre, les relations diplomatiques de la Suisse avec la France reçurent une nouvelle sanction par la négociation d'un traité de commerce (28 juin 1864). Ce traité, très favorable aux commerçants suisses par la suppression d'une partie des droits d'entrée et la réduction des autres, était dû en partie à l'habileté du ministre helvétique à Paris, M. Kern. Au point de vue du droit public, ce traité A cela de remarquable qu'il introduisait de fait le libre élablissemerUy sans distinction de croyance, et consacrait l'émancipation des Israélites que les hommes d'État les plus avancés de 48 n'avaient pas osé inscrire dans la charte fédérale.

Les rapports de la Suisse avec le gouvernement du nouveau royaume uni d'Italie avaient aussi dans le principe éprouvé quelques tiraillements pénibles. La haine des libéraux italiens contre les régiments capitules de Naples et de Rome était encore vivace et confondait toute la nation

helvétique dans son ressentiment. On ne tenait aucun compte du sang versé par les soldats suisses en faveur de l'indépendance à Vicence en 1848. La position du Tessin que les italianissimes ou partisans exagérés <]e l'unité italienne revendiquaient comme une partie intégrante du royaume uni, était une autre pomme de discorde.

L annexion projetée du Tessin était néanmoins demeurée circonscrite dans la sphère des journaux et des sociétés particulières, lorsque l'un des lieutenants de Garibaldi, le bouillant général Bixio, la porta à la tribune italienne, au parlement de Turin. Tout en cherchant à atténuer l'impression produite pai* les paroles de Bixio, le ministre Durando ne fit qu'en aggraver la portée en laissant entrevoir la possibilité d'une négociation diplomatique relative à l'annexion désirée. Il en résulta un certain émoi au sein des Conseils de la nation et du canton du Tessin en particulier, dont la population protesta, comme en 1859, de son loyal attachement à la Confédération suisse. Le colonel helvétique Luvini et le Conseil d'État se firent l'organe de leurs concitoyens indignés. La Confédération répondait aux Tessinois par l'assurance que la Suisse entière se lèverait pour les défendre. Le cabinet de Turin, de son côté, désavoua les malencontreux discours qui avaient ému les Suisses. Mais la confiance ébranlée est lente à renaître. Un petit nombre de tireurs suisses seulement répondirent k l'appel chaleureux du comité qui présidait au tir national italien de Turin (1863). En revanche, la présence <1e 300 tireurs suisses au grand tir de Milan et les paroles sympathiques échangées en cette circonstance témoignèrent du rétablissement complet des bonnes relations entre les deux peuples. Sur le terrain diplomatique deux circonstances concoururent aussi à dissiper les nuages et à rapprocher les deux pays. C'était d'abord la cession à la Suisse d'une bande de territoire qui met en communication Lugano et le Val Mendrisio. C'était, en second lieu, la solution à Tamiable des questions relatives aux biens de l'évêché de Côme. La création d'un évôché tessinois indépendant des sièges italiens, était réclamée depuis longtemps du saint-siège et fit encore l'objet de négociations entre la cour de Rome €t le gouvernement fédéral. Mais quelque désirable que parût cette mesure au point de vue strictement national, elle était de nature à renforcer encore l'élément ultramontain et paraît avoir rencontré des obstacles inattendus dans le principe.

Le refroidissement momentané opéré par la question de Savoie entre la France et la Suisse avait eu pour heureux résultat de rapprocher ce dernier pays de l'Allemagne qui lui était demeurée plus ou moins hostile depuis les événements de 1834. Les cabinets et les peuples aile-

mands ne considéraient plus la Confédération comme un foyer de révolutions et comme le jouet de la politique française. Un premier indice de la réconciliation des deux pays, ce fut la cordiale inauguration du chemin de fer de la Wiese, où le grand-duc de Bade, Frédéric, porta un toast chaleureux à la Puisse et ou le chef de la Confédération, M. Stœmpfli, rendit à son tour hommage « à ce pays où un excellent € prince et un excellent peuple vivent dans la plus belle harmonie et < qui est uni à la Suisse par les liens de la sympathie et par les relations « de bon voisinage » (6 juin 1861). Mais, nulle part, le rapprochement des deux peuples ne devait paraître dans un jour plus éclatant qu'au grand tir germanique de Francfort où la bannière fédérale, escortée de 4000 tireurs des cantons, reçut Taccueil le plus enthousiaste (1863).

Dans la sphère fédérale, une des questions les plus importantes avait surgi après 1860, c'était celle du rachat des chemins de fer. Celte question, soulevée par M. Stœmpfli, occupa la presse, puis les Conseils, dont la majorité a repoussé l'adoption de ce projet, considéré comme présentant de graves inconvénients au point de vue politique et financier \ Le principal contradicteur de Thomme d'État bernois fut son collègue Dubs de Zurich, qui lui avait déjà fait opposition dans la ques* lion de Savoie.

La centralisation projetée des chemins de fer fut comme le chant du cygne de Tancien président de la Confédération. A la fin de Tannée 1863, cet homme d'État intelligent et populaire, le chef du radicalisme éclairé, annonça au peuple suisse surpris et mécontent qu'il résignait ses fonctions de conseiller fédéral pour se livrer aux spéculations privées et prendre la direction d'une banque établie à Berne sur une grande échelle, et à laquelle fut donné par abus le nom de Banque fédérale. Le Postheiri, journal charivarique de Soleure, publia à cette occasion une carricature spirituelle représentant, d'un côté, Winkelried se dévouant pour la patrie, en disant : prenez soin de ma femme et de mes enfants, et M. Staempfli de l'autre, au milieu des sacs d'écus de sa banque et s'écriant : je prends soin de ma femme et de mes enfants.

Dans la guerre de la sécession des États-Unis (1 861 à 1 865), la grande majorité du peuple suisse sympathisait avec le Nord, surtout lorsque le président Abraham Lincoln eut proclamé l'affranchissement des noirs et l'abolition de l'esclavage. Aussi l'assassinat de ce dernier causa- t-il une sensation profonde au sein de la nation, qui s'associa au deuil des

' Dans la brochure qu'il a publiée sur le Bâchai des chemins de fer, M. Stsempfii en évalue le coût à 430 millions.

amis de rhumanité et de la liberté américaine. Plusieurs officiers suisses de distinctioni le colonel fédéral Lecomte, entre autres, avaient fait la campagne sous les drapeaux de l'Union contre les confédérés ou sécessionnistes.

La courte mais terrible guerre qui mit aux prises pendant un mois (juin, juillet 1866), la Prusse et l'Autriche, contraignit la Suisse de border ses frontières. Mais la paix de Vienne, qui suivit la défaite des Autrichiens à Sadowa ou Kôoigskratz, permit à la Confédération de licencier promptement ses troiipes. Comme dans la guerre précédente, l'opinion en Suisse se divisa, non selon les langues, mais selon les idées religieuses et politiques.

L'agrandissement croissant de la Prusse, qui s'annexait des pays entiers et prenait la place de l'Autriche dans la Confédération germanique, engagea le Conseil fédéral à envoyer un ministre à Berlin, comme elle en avait à Paris, Vienne et Florence. Elle fit choix du landamman Joachim Heer, de Claris, remplacé sur sa demande, en 1868, par le colonel Hammer, aujourd'hui membre du Conseil fédéral.

La bienveillance calculée de Napoléon n'empêchait pas son gouvernement de poursuivre ses projets d'annexion à l'endroit de ce pays et de la Belgique. Ces projets étaient indiqués dans une circulaire de la Vallette, ministre des affaires étrangères de Napoléon et dans une autre pièce officielle émanée du cabinet de Berlin (le 26 juillet 1870), dont le Journal de Genève du 3 août suivant révéla l'existence à la Suisse.

Averti déjà par l'annexion de la Savoie, le Conseil fédéral avait pris ses précautions, construit des routes stratégiques dans les Alpes (l'Axenberg, l'Ober-Alp, la Fourca) et donné tous ses soins à l'armement et à l'organisation militaire. Le conseiller fédéral Welti, d'Argovie, présidait à tous ces préparatifs avec une intelligence et un zèle extraordinaires.

Le Corps législatif de la France impériale n'était pas plus favorable à la Suisse que les ministres de Napoléon IIL On avait entendu mettre en doute à la tribune française que la Confédération suisse fût en état de faire respecter sa nationalité. Soucieux comme toujours des intérêt^ de son pays, le général Dufour s'en plaignit dans une lettre adressée au maréchal Lebœuf, ministre de la guerre de ce prince, par lettre du 24 juin, où il rappelait ce qui s'était fait en Suisse en 1857, à la veille de la guerre avec la Prusse, l'armée de 100,000 hommes mise sur pied, et l 'enthousiasme qui animait ces troupes et la nation tout entière sans distinction d'opinion *.

* Marc-Monnier, Bévue des Deux Mondes, 1" mars 1872.

En seplembce 1870, le Conseil fédéral refusait de prendre part à un Congrès des États européens, qui devait se réunir dans le but de s'opposer aux décrets du concile du Vatican pour le cas où ces décisions seraient d'une nature inquiétante pour le droit public et la paix de l'Europe. Le Conseil fédéral partait de l'idée que les mesures préventives étaient inutiles en Suisse, où les lois étaient suffisantes pour repousser l'immixtion d'une Église quelconque dans le droit civil et politique. Le Conseil fédéral craignait aussi sans doute de blesser les susceptibilités des cantons catholiques, en s'associant à ces mesures préventives. Mais en présence des décisions du concile du Vatican et du déplorable effet qu'elles ont eu et qu'elles ont encore sur la situation politique et religieuse de l'Europe et de la Suisse en particulier, il est permis de se demander si ces hommes d'État n'eussent pas mieux fait de s'associer aux efforts du promoteur du Congrès, le perspicace prince de Hohenlohe, alors premier ministre de l'État très catholique de Bavière.

Les décisions du concile du Vatican, relatives à l'infaillibilité du pape, sont du 19 juillet 1870. Ce même jour ou la veille, par une coin' cidence fortuite ou préparée, l'empereur Napoléon déclarait la guerre à TAllemagne et entrait en campagne le 2 août. La Suisse, plus menacée par cette guerre que par la précédente, annonça, par lorgane du Conseil fédéral, quelle défendrait avec énergie sa neutralité. Un corps de 50,000 hommes fut placé sur la frontière du nord et de l'ouest. Le général Dufour, dont le nom se présentait à tous les esprits, se sentant lui-même trop âgé pour prendre le commandement, l'Assemblée fédérale désigna pour général en chef le colonel fédéral argovien Jean Herzog, dont tous ceux qui le connaissaient appréciaient les talents militaires et que Dufour qualifiait lui-même de chef aussi habile qu'énergique. La levée des troupes se fit avec entrain et ordre en même temps. Le peuple entier s'associa aux dispositions prises par l'autorité pour procurer aux militaires ce dont ils avaient besoin en campagne. Si l'on en excepte quelques villes frontières, les dispositions des Suisses en général étaient au début peu favorables à la France impériale, qui avait commencé la guerre, et dont les convoitises annexionnistes menaçaient l'intégrité de leur territoire. Plus tard, après Sedan et la proclamation de la république, on trouva que l'Allemagne abusait de ses succès, et il se fit une réaction en faveur de la France. Mais ces variations n'affectèrent en rien les sentiments d'humanité qui, dès l'ouverture des hostihtés, s'étaient manifestés à l'endroit des victimes de la guerre, à quelque parti qu'elles appartinssent. Ces sentiments se firent jour d'abord en faveur des Strasbourgeois, ces anciens alliés des Suisses, et qu'un affreux

ol2 RELATlOiNS AVEC LES ÉTATS VOISINS.

bombardement qui n'épargna pas même Thôpital, réduisait au désespoir. Un comité, appuyé par le Conseil fédéral, obtint des assiégeante que les femmes, les vieillards et les enfants pourraient quitter la ville et se réfugier en Suisse. Ce fut ensuite le tour des prisonniers français conduits en Allemagne au nombre de 300,000 et auxquels un comité placé à Bâie, d'accord avec Tadminislralion fédérale des postes, faisait passer l'argent et les vêtements que leur envoyaient leurs familles. Les chemins de fer suisses s'associèrent k Tœuvre philan tropique de la Direction des postes. Les Allemands, chassés de France et de Paris en particulier, où ils étaient très nombreux, ne trouvèrent pas moins de sympathie en Suisse. Le niinistre suisse à Paris organisa leur transport à prix réduit à travers la Suisse. La Confédération eut à s'occuper ensuite de ses propres ressortissants établis à Paris et auxquels le siège de cette ville par les armées allemandes ôtait tout moyen d'existence.

Mais une mission plus grande et plus belle était réservée au peuple suisse. C'était celle de donner asile à l'armée française de Bourbaki, contrainte d'évacuer son pays pour ne pas tomber entre les mains des Prussiens et que le manque de vivres, la neige et un froid intense avaient réduit à un état désîistreux (l®'" février 1871). Les 85,000 hommes dont se composait cette lamentable armée furent accueillis sur le sol suisse avec l'attendrissement respectueux qui est dû au courage trahi par la fortune. Pendant les sept semaines que ces soldats passèrent en Suisse, cantons français et cantons allemands, paysans et citadins, pauvres et riches, rivalisèrent de soins envers leurs hôtes. Plusieurs personnes des deux sexes payèrent même de leur vie leur dévouement au service des blessés et des malades. Les soldats français, au témoignage général, se sont montrés dignes de l'hospitalité reçue et ont laissé les meilleurs souvenirs dans le pays et aux familles avec lesquelles ils étaient entrés en relation.

Le Conseil fédéral avait pourvu à l'entretien de l'armée française et accordé une solde aux officiers et soldats. La république française, sous la présidence de M. Thiers, remboursa intégralement les dépenses faites et qui s'élevaient à plus de 12 miUions de francs. Il en avait été dépensé 8 millions pour la garde des frontières. Les sacrifices faits par la Suisse pendant la guerre ne l'empêchèrent pas, la guerre finie, de venir encore en aide aux blessés et aux orphelins des deux nations belligérantes, pour lesquels on fit des collectes dans toutes les écoles.

Quelques jours avant le départ des soldats français internés en Suisse pour leur patrie, il se passa à Zurich un incident déplorable. Les Allemands (d'Allemagne), assez nombreux dans cette ville, avaient demandé à célébrer à la Tonhalle leur victoire et la paix. Le gouvernement zuricois

leur avait accordé cette demande, tout en leur faisant observer qu ils feraient prudemment d'attendre le départ des internés. Le 9 mars au soir, un millier d'Allemands des deux sexes étaient réunis à la Tonhalte. Tout à coup, une foule furieuse, composée de 2 à 300 individus et accompagnée d'officiers français, cherche à pénétrer dans la Tonhalle dont elle brise les fenêtres à coups de pierre. 11 s'engagea une rixe à laquelle mit fin larrivée tardive de deux compagnies et demie d'infanterie. Les désordres continuèrent les jours suivants. Le 12, la maison de détention, l'arsenal et les arsenaux furent assaillis. La troupe dut faire usage de ses armes, et les bons citoyens, sans distinction d'opinion, descendirent en armes dans la rue pour venir en aide aux milices. L'arrivée des bataillons fédéraux, commandés par le colonel de Salis et sous la direction du landamman Heer, commissaire fédéral, coupa court aux désordres.

L'intervention fédérale fut, par parenthèse, assez mal accueillie par l'opinion publique à Zurich, où on se disait assez fort pour comprimer l'émeute et où on l'avait cependant laissée hurler dans leurs rues pendant trois nuits, au grand effroi des honnêtes gens.

La punition de 36 des auteurs de l'attentat du 9 mars, condamnés à l'amende et à une détention plus ou moins longue par la Chambre criminelle fédérale, calma l'irritation que l'incident de la Tonhalle avait produite en Allemagne, dont les populations, naguère assez sympathiques à la Suisse, lui avaient été rendues hostiles, depuis la guerre franco-allemande, par le langage de certaines feuilles publiques.

s. Essai de RéTislon de la Constlintloii fédérale de 1848 en 1866. — lie Gothard. — Projet de reTlslon de 1872. — Il éehoae. — Constitution fédérale de 1874. — Son adoption. — Sa teneur.

En vertu du traité de commerce conclu avec la France, les Israélites français, établis en Suisse, devaient y jouir des mêmes droits que les autres citoyens français. On ne pouvait faire aux Israélites suisses une plus mauvaise position qu'aux Israélites français. Il y avait donc nécessité absolue de reviser les articles de la Constitution fédérale qui avaient rapport à la situation des Juifs établis en Suisse. Mais la revision de ces articles fournit à quelques sociétés politiques radicales, comme THelvélia et le Grûtii-Verein, l'occasion de formuler d'autres vœux, par exemple ceux de l'introduction du référendum et du veto

' Yoîr les piquants articles de M. Eugène Rambert, intitulés : Après la Chierre, Journal d^un neutre, dans la Bibliothèque universelle, 1871. Lausanne, p. 216.

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