TEMPS DE LA RESTAURATION
cantons, sons la présidence du bourgmestre David de Wyss et en présence de Tarchiduc Jean d'Autriche.
Heureux du triomphe de son indépendance, le canton de Vaud honora par une ovation solennelle son grand citoyen César La Harpe. Le diplomate russe, Gapo distria, reçut la bourgeoisie d'honneur de Vaud et de Genève pour les services rendus à ces deux cantons et l'opposition qu'il avait faite à Talleyrand, ancien ministre de Napoléon, devenu celui de Louis XVIII et qui appuyait les prétentions bernoises. Gapo d'Istria avait encore bien mérité de la Suisse en empêchant un trop grand développement du cantonalisme : « un lien trop lâche, » disait-il, « perdrait la Suisse. »
Dès la première année de son émancipation, le canton de Vaud avait adopté le vert et le blanc pour ses couleurs, avec cette devise : c Liberté et patrie. » — Le Vallais ajouta 6 étoiles figurant les dixains du Bas aux 7 étoiles du Haut qui brillaient sur son écusson argent et pourpre.
L'Acte de médiation n'avait pas osé ou pas jugé à propos de reprendre les anciennes couleurs de la Confédération, la croix d'argent sur un fond pourpre. Sur la proposition du premier landamman de la Suisse, la Diète, dans sa séance du 5 juin 1803, s'était bornée à remplacer la figure de Guillaume Tell par celle d'un vieux Suisse armé de la hallebarde et penché sur l 'écusson fédéral, comme pour le défendre. Mais à la Diète du 16 avril 1814, 17 cantons se prononcèrent pour le rétablissement des anciennes couleurs avec la légende : « Gonfédération suisse, » adoptée déjà en 1803 ^ Le 4 juillet 1815, l'écusson rouge et blanc fut définitivement accepté par la Diète.
* Uri demandait le maintien de 1* image de Gainaame TeU, comme tenant de l'écosson fédéral. Fribourg prenait l'affaire (ui référendum et Berne se réserrait le protocole ouvert. Stanz, Wappen der Schw, Eidgenotaenachaft, 654. Berne, 1867. Fetscherin, Eidgen. Abschiede von 1814 bis 1848, 25, 363.