PACTE DE
Hofwyl et de Pestalozzi à Yverdon Tobjet de sa sollicitude et d'une enquête officielle réclamée par ces deux chefs d'école (1807 et 1809). Mais on aurait demandé en vain une disposition de ce genre au régime essentiellement cantonaliste de 1815.
L'égalité des citoyens, proclamée par le régime unitaire et maintenue par l'Acte de médiation, avait fait place à un système équivoque qui n'était ni la démocratie ni le rétablissement de l'ancien ordre de choses. <^ La Confédération, disait l'article 7, reconnaît ce principe que « depuis qu'il n'y a plus de sujets en Suisse, la jouissance des droits < politiques ne pourra jamais êtte le privilège exclusif d'une classe de « citoyens. » S'étayant de ces termes élastiques, les constitutions cantonales en avaient pris occasion d'être moins libérales encore. Celles qui ne consacraient pas l'existence d'un patriciat, statuaient le renouvellement des grands conseils par eux-mêmes, l'inamovibilité ou la longue durée des fonctions, la confusion des pouvoirs, la censure des écrits et le huis-clos des assemblées délibérantes. Le droit de pétition n'était garanti que dans quelques cantons. Dans les États aristocratiques, on avait eu l'air d'accorder une représentation au peuple, mais les délégués de la bourgeoisie et des communes rurales étaient très inférieurs en nombre à ceux de l'aristocratie. Ainsi, sur 299 membres dont se composait le grand conseil de Berne, il n'y en avait que 99 qui ne fussent pas patriciens ou bourgeois de la capitale. A Fribourg, où le grand conseil comptait 1 44 membres, la constitution accordait 36 députés aux simples bourgeois et aux campagnards. Mais il n'y en avait en réalité que 20 qui appartinssent réellement aux plébéiens qu'ils étaient censés représenter. Quant aux préfets des districts, ils étaient à Fribourg, comme à* Berne et à Zurich, tous tirés des rangs de la bourgeoisie privilégiée.
A Lucerne, on avait fait une part plus équitable aux petites villes et campagnes qui élisaient 50 députés sur 100. A Soleure,la ville avait 44 députés, le reste du canton 22 et le grand conseil en désignait luimême 35 dont 24 de la ville et 1 1 de la campagne.
Les cantons purement démocratiques, Uri, Schwyz, Underwald, Glaris, Appenzell, avaient rétabli leurs landsgemeinden. L'égalité des citoyens y régnait, sauf à Schwyz, dont l'ancien pays s'était attribué une plus forte représentation que les marches ou districts extérieurs et n'avait pas craint d'exclure des fonctions publiques les citoyens de date récente, appelés Beisassen, Landsassen. A Zoug, la landsgemeinde, dont l'Acte de médiation avait doté ce canton, sévit privée de ses attributions essentielles et réduite a l'état de machine électorale au service des gouvernants. Les Grisons, le plus bigarré des cantons par la variété des idio-