AVANT-PROPOS DE LA II* SECTION
chissement des esprits a rendus puissans pour faire le bien ou le mal ; songez à votre responsabilité, et jugez-vous vousmêmes; car le jour viendra où certainement vous serez jugés avec sévérité.
Et vous, jeunes hommes, qui brûlez d’une noble ardeur, le sentiment de l'emploi que vous devez faire de votre existence vous anime , et l'on voit d’année en année diminuer le nombre de ceux d’entre vous qui pensaient pouvoir s’appuyer sur de vieux préjugés, ou s’enorgueillir, au sein d’une vie oisive , des mérites de pères plus excellens qu’eux. A cette heure encore l’on vous juge sur ce que vous savez ; un jour vos actions seules serviront de règle pour vous juger. Vous ne remporterez la couronne de l’âge mûr, qu’autant que vous aurez uni le dévouement au zèle, et l’humilité au talent; qu’à travers les formes vous aurez su discerner le fond des choses , et que les conseils de l’expérience n’auront pas été négligés par vous. Votre savoir dépasse à certains égards celui de vos pères ; sous d’autres rapports il sera dépassé par le savoir de ceux qui viendront après vous ; la science fait incessamment des progrès, mais la vertu ne se modiBe point avec elle, et la pureté du caractère est d’un prix inaltérable.
Confédérés ! c’est avec timidité que je viens de vous adresser cet appel. Mille d’entre vous me surpassent en mérite et en science. Mais après avoir achevé de raconter simplement et fidèlement l’histoire d’une époque mémorable, je n’ai pu imposer silence à mon émotion.... Lisez, et vous m’excuserez peut-être. ^