UVRB TU. PART. I. CHAP. U
posé. Charles, alarmé d’une telle disposition des esprits, y donna une sérieuse attention. On vit arriver à Zu^ rich une ambassade composée d’hommes de haut rang ils racontèrent la visite qu’avait faite Charles- Quint au roi Henri VIII d’Angleterre ; ils dirent les relations d’amitié que ces souverains avaient contractées , et quelle nouvelle force ils puisaient dans ces relations mutuelles ; ils annoncèrent ensuite la prochaine arrivée de leur maitre en Allemagne , et parlèrent de son vif désir de voir alors venir à sa cour une députation de ses chers et puissans amis, les confédérés de la Haute-Germanie. Cette invitation ne fut point agréée ; l’on se borna à faire espérer que des députés se rendraient à la diète de Worms. Us s’y rendirent en elTet. Bien que sans commission de la Diète Suisse, les envoyés de plusieurs Cantons , et particulièrement de Zurich, demandèrent et obtinrent la confirmation et l’extension de leurs franchises Pendant ce temps l’ambassade impériale prolongeait son séjour à Zurich, moins occupée à répandre un or que peut-être elle ne possédait pas, qu’à user de représentations, à invoquer le pacte héréditaire, et à tenir l’imposant langage qui convenait aux ambassadeurs du commun chef de l’empire
Tel était l’éut des affaires, quand Antoine de Lameth arriva à Lucerne, comme envoyé extraordinaire du roideFrance. 11 traînait après lui une pesante charge de soleils-d’or. Le chemin lui- avait été frayé par ses
• L’évêque de Constance, Henri de Mecbelbourg, Maximilien de Bei^n , Wolf de Hombourg, Docteur Sturzel et Veit Acker, secrétaire. ji. Z. S.
• The$. Hoft. Ocht, citation de Goldast. ’ '
•• Butlinger, Ttehudi. ^ '
prédécesseurs, La Guiche, Duplessis et Savonier; et le gouvernement lucernois, en convoquant à propos des diètes, et en accompagnant ses convocations de circulaires, lui avait rendu la voie plus &cile encore. Quatre Cantons résistèrent seuls : ce furent ceux de Zurich , Scbwyz , Bàle et Schadhouse. Mais Lameth déploya tant de complaisance ; il sut si bien répondre à tout, ou éluder de répondre; ses raisons furent appuyées de mobiles d'un poids si déterminant que Bàle, Scbailbouse et Scbwyz se laissèrent entraîner, et que Zurich demeura seule dans son opiniâtre opposition. Elle n’empêcha pas les douze Cantons de conclure à Lucerne, au milieu de fêtes dont l’éclat surpassa tout ce qu’on avait vu jusqu’alors, cette alliance, base de tous les traités conclus depuis lors avec la France
Il y était écrit : « Entre François 1" d’une part et les Confédérés des douze Cantons de l’autre , il y a alliance durant la vie du roi, et jusqu’à trois ans après sa mort. Tous traités antérieurs, bien que réservés, sont soumis à cette obligation de mutuelle défense. Le roi, si ses peuples sont attaqués, pourra, après en avoir donné avis en Diète, lever en Suisse six mille hommes. 11 nommera leurs capitaines. Ces troupes le serviront jusqu’à guerre terminée, hormis le cas où la Suisse serait elle-même attaquée et rappellerait ses soldats. Le roi pourra encore , lorsqu’il se mettra en campagne de sa personne, lever pour sa garde six mille Suisses, ni plus ni moins. Us ne le quitteront point, formeront toujours un corps unique , et ne pourront être em-
lU avaieat négocié par lettres écrites depuis Lausanne et Payeme.
• L’or tombait à ami et ennemi, à l’un lu francs, à l’autre 1300, à telle famille 3,000. • Anthelm, OtAt, Sitckar.
" Pans Dumont, corp$ unit. dipt. Corpui fVordm.