‹ Histoire de la Confederation SuisseChapitre 148 sur 234 · LIVRE Vil. PART. III. CHAP. II · texte numérisé non relu

LIVRE Vil. PART. III. CHAP. II

ture du parti romain. On prêchait en tout lieu dans les pays catholiques que la foi ne devait point être gardée aux infidèles. On brûlait à Fribourg les livres du réformateur, à Lucerne son effigie; à Baden un homme s’était offert pour lui trancher la tête. D’autre part on avertissait sérieusement Zwingle d’être en garde contre ses ennemis*^. Il crut ne pas devoir se livrer entre leurs mains. Soumettant toutefois sa résolution au Conseil de Zurich, il déclara qu’il était prêt à faire ce que celui-ci lui prescrirait. Il ne manqua pas d’ajouter qu'il entrerait volontiers en lice, quel que pût être l’adversaire, pourvu que la conférence se tînt à Zurich y à Berne, à St.-Gall ou dans telle autre honorable cité. Le Conseil approuva sa détermination et la transmit à Baden. Pour toute réplique on fit de nouvelles instances et on envoya un sauf-conduit pour Zwingle Puis la dispute commença.

Elle s’ouvrit le 1 9 mai , en présence des députés des douze Cantons, des envoyés de Mulhouse, de ceux de la ville et de l’abbé de «St.-Gall, et des délégués des quatre évêques. Étrangers et gens du pays étaient accourus en foule. Barnabé, abbé d’Engelberg, salua l’assemblée au nom de la Confédération. 11 fut ensuite nommé président avec le chevalier Jacques Stapfer^®, l’avoyer Honegger dé Breipgarteli et Louis Beer, de Bâle, docteur en théologie. Quatre^ secrétaires furent

Lettre de son gendre Tremp, conseiller à Berne. {CoU. Siml.)

Lettre de Mangold. A. Z. DCXI. L ^ 4 •

“ Cotl. SimU

*’ Nous l’avons vu sacrifier les droits des ciloj'ens ziiricois h sa passion pour les services étrangers^ M était alors bailli h'Oberberg pour l’abbé de St.-Gall. ’ * ' -

élus et assermentés y et on détermina l’ordre des débats

Le surlendemain le vicaire épiscopal de Constance se rendit au temple , en habits de cérémonie , d’un pas mesuré, et suivi d’un noinbreux cortège. Eckius et Faber marchaient après lui ; puis les députés des Cantons^ lessavans et les docteurs, vêtus de soie et de damas, couverts d’anneaux , de croix et de magnifiques chaînes. Eckius prit place dans une chaire haute et richement ornée , auprès d’un amas de livres et de manuscrit* qu’on lui apportait de toute part. Vis-à-vis de ..lui, OEcolampade occupait une chaire grossièrement travaillée. Son vêtement était fort simple. Timide, il

” Il est écrit : • Chaque parti nommera deux secrétaires, et deux surveitlans des secrétaires du^parti opposé ; et si quelque dissentiment s’élève entre les secrétaires et les surveillans, il en sera référé aux présidens. > Et encore : • K tout antre qu’aux personnes qui auront part à la dispute, il est défendu de prendre des notes. • Mais on se demande comment les choix ont pu être faits par les deux partis. Zurich n’avait pas de représenlans, et les douze cantons agissaient de eoncerL 11 restait , il est vrai, le droit de faire nommer deux secrétaiaes par CEcolampacK et les siens ; mais c’est ce qui n’eut pas lieu. 'Les quatre furei\t pVis parmi les adversaires de la Réforme. Lucerne, de top propre arhitre, leur adjoignit Jean Huber, dont le manuscrit, corrigé sur les actes, fut ti^nsporté dans cette ville, et servit à la rédaction de l’écrit que Mournerpidiliaaitr la ditpale de Baden. Les quatre exemplaires des secrétaires Curebt déposés à Baden, sons défensc.d’en donnetcCommonication, En 1719. 'un Znricois, CIricb Nabholz, étant bailli dans cette yille, se les fit livrerét les déposa dans les bibliothèques de Zurich, Ils ^ont entièrement conformes à celui que Mournèr a employé.' Moumer a donc été injustement accusé d'avoir falsifié les actes de la dispute. Les secrétàires non plus ne ‘)>araissent pas avoir mérité le reproche d’avoir altéré les faits. Os ne peut les accuser que de quelques omissions ; et l’on peut s’appuyer sur leur dire aussi bien que sur celui d’Hegeuwald pour le colloque de Zurich. Conférez toutefois Ballinger, Stetller, Antoine Haliaus (epistoia quibus prsjudiciis in Baden sit dispu tatum ). Fridolin 5icAer,„Corrpspondance de Zw. et d’CEcolampade l^Coll. Simlj>). Hess, Fie d’OEcol. *

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