LIVRE VII. PART. III. CHAP. III
on rasa les châteaux. « L’homme libre, s’écrièrent les Rhétiens en travaillant à les démolir, l’homme libre aime à combattre en plein champ et à la face des cieux. ») L’évêque, concentrant sa colère, se retira dans son château de Furstembourç en Tyrol. Il avait déjà commencé à mettre en œuvre les plans que méditait sa vengeance®’’'.
Il nous reste à laire mention d’une ville alliée dans laquelle la corruption du clergé donna naissance à la Réforme; c’était Mulhoüse*®. La bourgeoisie ayant cherché à mettre des bornes â la prodigalité et aux débauches des moines, un gardien des capucins osa l’excommunier. Elle recourut à la Biète qui força les capucins à lever l’excommunication, et à prendre l’engagement d’une vie plus régulière. Bientôt après les Mulhousois permirent la prédication de l’Évangile®®. Au colloque de Badenj leurs miniatres allèrent se ranger auprès d’OEcolamdape. La Réformatioa ne s’établit cependant dans leur ville qu’après la victoire qu’elle remporta à la dispute de Berne. Dés lors Us demeurèrent étroitement unis aux Cantons évangéliques. Il fallait nécessairement que les Réformés se rapprochassent les uns des autres pour résister à la ligue des Gantons catholiques qui, ne formant qu’un corps, les pressaient vivement. Mais c’est au chapitre suivant que nous nous réservons de dire comment éclatèrent leurs inimitiés.
PttUngtneêia Bhaiita, dans T ha, Hott., XV. ^ .
*• Graf, Hut. de Mulhouse. '•
*• En 1588.
HiStOIRE DE LA. SUISSE.
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