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LIVRE Vil. PART. III. CUAP. IV

n’étaient pas amis de la Réforme; et c’est ce qui leur procura uu bon accueil de la part des Oberlandais, qu’ils calmèrent en leur promettant que leurs griefs seraient l’objet d’un prochain examen.

Dans l'intervalle, le Conseil reçut les réponses des communes qui presque toutes furent selon ses vœux. Fort des déclarations d’attachement qu’elles renfermaient, ce fut sur le ton de la colère qu’il répondit au long étalage que les Oberlandais firent de leurs griefs ; on daigna pourtant nommer des députés pour aller sur les lieux juger de leurs réclamations. Avec les députés partirent des délégués des villes et de la campagne. Ces envoyés écoutèrent , durant douze jours, sans s’émouvoir, les plaintes des Oberlandais. Les insolentes prétentions des hommes les plus turbulens les trouvèrent impassibles. Après avoir tout entendu, ils déchargèrent la contrée de plus de 5,000 livres de dettes, adoucirent ses charges , et accrurent le revenu des pauvres. Tout fut ratifié par le Grand-Conseil pour l'amour de la paix.

Néanmoins la fermentation continua dans les vallées du Hasli, qui touchent aux Cantons catholiques. Ces Cantons promettaient du secours®’. Ils parlaient d’actes déposés dans la tour de Lucerne, à l’ouverture desquels toutes les prétentions de Berne à gouverner le Hasli s’évanouiraient. L’abbé de Mouri , lelandammann et plusieurs des chefs de la république de Zoug, voulurent visiter encore une fois les reliques de Saint-Béat , et ils se rendirent à Interlacken;le gouvernement, qui supposa

” l’Iaiiilcs de Berne à la Dièle, du 15 déc. {Cuti. Siinl., X\I.)

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un but secret à leur voyage, fit disparaître la relique Chaque fait laissait son impression. Soudain, un di-^ manche du mois de juiu, les Hasliens s’assemblent à l’instigation de gens venus de l’Obwalden, mettent aux voix la question de la messe*®, et, à une majorité de i 51 suffrages contre 1 1 1, décident son rétablissement^®. Il fallait des prêtres pour célébrer l’office j des gens des cinq Gantons en amènent en pompe. Ils descendent à Brientz, avec fifres et tambours, conduits par des hommes revêtus de magistratures. La messe est célébrée solennellement par l’abbé d'Engelberg. Les échos redisent les expressions de la joie. On écrit à Berne qu’on veut rester fidèle à la dévotion de la Vierge-Marie et à celle de tous les Saints.

A Berne, le Sénat venait de permettre au Ilaut-Siinmenthal de conserver la messe quelque temps encore et penchait pour la tolérance; mais le Grand-Conseil, se considérant comme le surveillant suprême de l’Église, n’acquiesça point à ses volontés. Il commença néan» moins par user des voies de douceur et par envoyer une députation. La landsgemeinde de Hasli fut convoquée ; mais trente Obwaldiens s’y présentèrent, portant à leurs chapeaux des branches de pin , signe de ralliement du parti des anciennes croyances, et iis assurèrent, (c que les cinq Cantons étaient résolus à tout sacrifier pour quiconque demeurerait attaché fermement

Schœubrounner prétendit avoir sauvé une part des précieux osscmens.

” A la tête du mouvement étaient Ilciny et Lutbold ab Planalp , Hans im Land, André de Beringuen.

*• Suivant llolihalb on aurait reçu les votes d’étrangers.

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