CHAPITRE I
Tr.inquillité intt'rieure et mesures fédérales. Mort de Maximilien I". — François I*''et Chales V prétendent au trône impérial. — La peste. — Rottweil reçue dans l’alliance. — Le serinent fédéral. — La guerre des Fins-Draps.
La paix perpétuelle conclue avec la France, avait rapproché les cantons désunis. Les ambassadeurs de François et de Maximilien, forcés de modérer leur langage, n’agitaient plus une Diète, ^partagée naguère en parti Autrichien et parti Français. Le Suisse ami de son pays, retrouvait de nouveau dans mainte résolution des pères de la patrie des apparences de dignité, d’indépendance et de désintéressement. On répondait à l’empereur, qui sollicitait une plus étroite
alliance, en lui exposant que le traité h^éditaire d u— 'nion ‘ parlait de paix et de bonne Toloiité , mais non de prendre part à des guerres étrangères. Les yeux s’étaient ouverts sur ItC perfidie de Léon X. A sa demande d’un secours contre les Turcs, on avait fait la réponse qui sied au peuple vigoureux des Alpes ; « Nous irons quand les grandes puissances nous auront tracé le chemin ; si elles nous donnent l’exemple , tu peux compter sur dix mille hommes , et s’ils ne te suffisent pas, nous y joindrons deux mille prêtres » La France elle-même, dont on avait cru l’instance irrésistible, avait, au moins une fois, fait briller l’or en vain •
On s’attachait aussi à donner par de sages réglemens du poids et de la dignité aux délibérations nationales.. Tout député était tenu de se rencontrer à l’heure précise au lieu çje l’assemblée; mention était faite de sa présence ou de son absence, lors de la délibération de chacune des résolutions de la Diète, et même de chaque article de ces résolutions. On eût voulu n’admettre aucun député qui fût à la solde d’une puissance étrangère. On repoussait loin des Diètes la foule de ceux qui, sans appel, s’y rendaient sous des prétextes divers Comme on s’était aperçu que les princes étaient instruits de tout ce qui se passait dans l’assemblée nationale , et que le roi de France était toujoui’S le pne^ mier à l’apprendre, on renvoya brusquement un seci'étaire de l’ambassade frarïçaise, sur qui pesait principalement le reproche des intrigues dont on s’af-
* Zurich, 13 janvier jr>l7. Z. ,
’ Zurich, 12 janvier 1518. A. 7y.
* l.uet'inc , 1 cl 23 mars 1518. ^ ‘