‹ Histoire de la Confederation SuisseChapitre 43 sur 234 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Arméniens pour le roi de France. — Les Français i Milan. — Siège de Pavie. — Mouvement des Alliés. — Pescaire. — Ijt bataille.

Après l’évacuation de l’Italie par les Français, les Alliés furent invités à passer les Alpes, et à pénétrer dans la Provence , où le connétable de Bourbon avait un parti nombreux. On mita sa disposition des sommes considérables. On lui donna Pescaire et quinze mille hommes. Bientôt, longeant la mer, il eut traversé Nice, pris Antibes, Fréjus, Grasse, Brignoles, Aix, Toulon; le 19 août 1524, il vint, plein d’espérance, mettre le siège devant Marseille. Mais son illusion dura peu. Ses attaques échouèrent toutes devant la valeur expérimentée de Renzo de Ceri, le courage de la garnison, et l’enthousiasme des citoyens, que partageaient ^ les femmes elles-mêmes. Sept semaines s’étaient écoulées en d’inutiles efforts quand les Alliés apprirent que le roi s’avançait. ' ' . .

Dés l’été, François avait commencé à rassembler autour de Lyon une nouvelle armée, 'dans laquelle nombre de Suisses étaient venus prendre rang comme ^ volontaires. Il avait aussi donné l’ordre à son ambassade auprès des Cantons de demander que , cxinformément aux alliances, six mille hommes vinssent former sa garde. La Diète répondit par l’énum^ation des sommes que la France devait aux Confédérés; la dette s’élevait

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à plus de trois cent raille francs. Le roi ne se lassa pas. Il renouvela sa dèmande par une lettre écrite de sa propre main. Des envoyés de Berne, Fribourg et Soleure, qui vinrent intercéder à sa cour en faveur du prince d’Orange, furent comblés de caresses. Laineth alla à Berne représenter au.x Confédérés, que la Suisse ne pourrait échapper aux maux qui deviendraient le partage de la France. Il olfril, eq garantie du paiement des sommes dues, des otages de qualité, ou un dépôt en bijoux, vaisselle et vêtemens précieux, de la valeur de cent quatre-vingt mille francs. Le roi ne négligea pas non plus, dans sa détresse , de faire valoir les droits du compérage ‘ qui l’unissait à ses bons amis, les Cantons. La démarche royale reçut une réponse tardive. Il y eut cependant, à la On, des Cantons qui se réunirent à celui de Berne pour armer quelques mille soldats. Ce corps se rassembla vers la fin d’août à Lausanne, y fut passé en revue, et rejoignit ceux des mercenaires confédérés qui s’étaient déjà avancés avec le roi jusqu’à Avignon^.

Instruit de l’approche du monarque, le connétable se détermina à une prompte retraite, le long de la mer. Le roi ne mit à sa poursuite qu’un petit nombre de troupes légères, dans la pensée qu’il pourrait lui-même, avec son armée, forte de quarante mille combattans^,

^ A la naissance de son troisième fils 4 Charles , doc d’Ângoulême , pois d’Orléans, le roi avait demandé les Cantons pour ses compères. L’avoyer Zukas, de Lucerne, et l’ammann Troger, d’Uri, avaient repré-senté la Confédération à la cérémonie du baptême, qui eut lieu en février 153S , à Saint-Germain. Le présent des Suisses consista en deux médailles de la valeur de 2 GO ducats, et en leur sang versé è la Bicoque.

^ A. Z. S. Stetller, B^Unger, Kirclihofer. A Schaifb.

Quinze cents lances, dix mille Italiens, six mille lansquenets et

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