CHAPITRE II
Estime de l’antiquité classique. — Progrès de l’imprimerie. — Les écoles. — L’université de Bâle. — Erasme. — Études à l’étranger. — Renaissance des sciences philosophiques. — La théologie. — Le droit. — Sciences naturelles et médecine. — Arts plastiques. — Architecture. — Musique. — Direction satirique de l’art. — Nicolas Manuel. — Ulrich de Hutten.
On quitte avec joie le sol qu'a dévoré la brûlante haleine du vent du midi , pour retrouver, avec une respiration plus libre , des plaines qui donnent une espérance de moisson. Les regards se reposent en voyant le champ de la science , aride au milieu du quinziéme siècle , commencer à fructifier vers sa fin. On s’appliquait , en Suisse aussi, à étudier la langue que Socrate avait employée pour enseigner une sagesse pratique , Platon pour éveiller de religieux pressentimens , Lucien pour combattre la superstition et l’hypocrisie , la langue dans laquelle sont écrits les divins documens de la religion chrétienne. Depuis que Chrysoloras avait publié son introduction à l’étude du grec‘, et qu’il était venu mourir, enseignant encore.
* Erotemaia; . In manus posl Chrisoloræ Isagogen quid samendnm ? Ita cnim Græcis studere destinavi, ut, prslerDeum, qui me amoveat, nescirem. • Zwingli, lettre i Vadian lî février 1513. Colt. Simi.