‹ Histoire de la Confederation SuisseChapitre 76 sur 234 · X. la · texte numérisé non relu

X. la

cent écoliers, murmurant des paroles en un lalin barbare j ailleurs c'était dans une taverne, ou dans l’enceinte d’un cimetière, quelquefois au milieu d’un champ ou à l’ombre d’une forêt. Le maître avait bientôt épuisé sa scienee, qui souvent consistait à savoir chanter et boire; alors les heures se passaient à raconter d’immorales et grossières aventures. C’est dans ce misérable état que la science renaissante trouva les écoles. Les premiers qui y apportèrent quelque ordre et des connaissances, mêlèrent à leurs efforts beaucoup de préjugés et de faiblesses ; et cependant le nombre d’hommes distingués, qui se formèrent sous leurs soins, atteste qu’ils méritaient la reconnaissance que ceux-ci leur témoignèrent. C’est dans les premières années du seizième siècle que la jeunesse studieuse trouva des guides instruits et des bienfaiteurs dans Utinger à Zurich, à Berne dans Lupulus '*et dans Binzlin à Bâle. Ces maîtres firent toutefois moins pour le grand nombre de leurs élèves, qu’ils ne travaillèrent au développement de quelques hommes distingués. Ainsi se formèrent Glaréan Collin, Zwingli, Nicolas Manuel , et d’autres hommes que l’histoire cite avec honneur. Les pensées que le maître, étonné de sa propre hardiesse, déposait dans le sein de ses jeunes amis, se reproduisaient en eux avec une nouvelle chaleur, et de jour en jour s’allumait le flambeau qui devait projeter sa flamme sur les siècles à venir.

Bâle étaifpour la Suisse le foyer d’où rayonnaient

Woelflin. Nons leur donnons les noms grecs ou latins qn’ils prenaient pour la plupart.

U Glaréan (Lorilz) eut pour maître Rubellus; Collin (Ambühl) reçut l’inslruclion de X)'lotect ( Zimmermann ); Zwingli celle de Binzii et plus tard celle de Lupulus. Myconiui ( dam ta vie de Zwingli ).

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