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LIVRE VII. PART. II. CHAP. II

ami distingué des arts, ne s’expriment sur la destruction des images qu’avec une froide ironie ; que Zwingli même, qui savait distinguer les belles représentations historiques du culte superstitieux dont elles étaient les objets, ne condamnait que celui-ci, et se rangeait avec vivacité parmi les admirateurs des beaux tableaux®*; puis, il nous sera permis de demander si la’ Suisse n’a pas gagné davantage par la disparition d’un encombrement de mécbans ouvrages , qu’elle n’a à gémir d’avoir perdu peut-être quelques morceaux inspirés par un talent plus heureux.

Ce que nous venons de dire ne s’applique point à l’architecture, qui avait déjà vécu son bel âge chez les Confédérés. En des temps où les premiers d’entre eux habitaient de chétives maisons de bois, la piété, riche en sacrifices, avait élevé les cathédrales de BeTne®^, de Fribourg, de Lausanne, le dôme de Bâle et un grand • nombre d’églises, à la construction desquelles l’or, des années de travaux, et l’habileté d’architectes appelés de l’étranger, avaient contribué de concert. On voit jus-

pendant Holbein donnait à la Suisse les prémices de ce génie qui toujours arrive à l’idéal par la vérité. S’il fleurit i la cour de Henri VIII, BMe le vit naître, le forma et conserva de lui de belles peintures. Les artistes suisses les plus distingués du seizième siècle, Asper, Murer, Ammann, Ringlig, tous Zuricois, sont de son école. Joseph Heinz, Bernois j le peintre suisse le plus distingué du siècle après Holbein, lut imitateur du Corrège. ( Traducteur).

•* Lettre d V atentin Compar. ‘

“ L’église de SL-Vincent coûta plus de 100,000 florins. La plateforme, érigée en 1333, en avait coûté 50,000. {Muller.) Heinz, fils du célèbre Strasbourgeois, fut appelé en 1421 à venir ériger l’église (Del. urb. Bern.), et selon l(6minn , la plate-forme aurait été faite par le second fils du célèbre Erwin de Steinbach.

qu’à de petites chapelles érigées en ces âges, résoudre, à la surprise du nôtre, les problèmes les plus difficiles de l’art. On s’accorde à reconnaître dans ces édifices nombreux , et tous semblables, le grave et persévérant génie, l’inspiration et l’accord de la confrérie des architectes allemands du moyen-âge**. Un document, qui contient le renouvellement de leurs statuts en 1464, atteste que leur activité s’étendait sur la Suisse. Ils avaient alors pour chef suprême lost Dotzinguer de Worms, architecte du chapitre de Strasbourg, et les membres qui vivaient chez les Confédérés étaient sous la direction d’Étienne Hurder, architecte attaché à l’église de St.-Vincent à Berne. Mais peu avant la Riéformation, le zèle de ces hommes inspirés par la religion paraît s’être refroidi; le bruit et les intrigues avaient pris la place d’une modeste application **. Or- • dre fut donné à Rutzistorfer, de Zurich, qui était alors grand-maître, de se présenter en Diète pour y donner des explications, et sur son refus de comparaître, la confrérie des tailleurs de pierre fut, pour un certain temps, suspendue dans les limites de la Confédération*".

** Par exemple,' ia chapelle de Greifensée, G. de Zurich, construite en ISSO.

** L’imagination a composé leur histoire. Vojei Wieheking, Influence de C architecture sur le bonheur de» peuple»; Graudidier, la Caih. de Strasbourg; Schapflin, Al», iHustn; Gœthc, sur CArt et l’antiquité, etc. ; Krause, le» trois plut ancien» document de la maçonnerie ; Heldmann, sur les troi» document. ( Le premier est ici mentionné ; le troisième laisse des doutes sur son authenticité, )

Plaintes du député de SchalThousc h la Ditte de Badcn, du 24 nov. 1522. A. Z.

A Baden, 15 déc. 1522. A. Z. Plus tard elle rentra dans ses libertés. Voyec le second document mentionné par Heldmann, où il est fait mention de onte maîtres habitant la .Snisse, 156.5.

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