‹ Histoire de la Confederation SuisseChapitre 87 sur 234 · LIVRE TU. PART. II. CH AP. II · texte numérisé non relu

LIVRE TU. PART. II. CH AP. II

sa bile ; mais on souffre bien davantage en entendant le théologien, le prédicateur de l’amour de Christ, donner à sa justification l’appui d’habiles développemens et de nombreuses périodes Il n’ignorait pas qu’en publiant ces pages, il poursuivait jusque dans son dernier refuge un homme qu’il nommait naguère son ami, et qui à ce moment se mourait, abandonné du monde et en proie aux plus vives douleurs. Ce fut Zwingli qui donna un asile au fugitif. Il le recommanda au pasteur de File d’Ufnau, qui l’accueillit sur ses rivages ignorés et dans son paisible presbytère. Hutten y trouva quelque repos. En contemplant les œuvres de Dieu, sa gloire et son amour, il sentit un baume salutaire descendre dans son cœur agité ; et bientôt il livra sa dépouille à la mort, tandis que son esprit saluait lés demeures de paix , habitées par les hommes auxquels la vie a paru d’un moindre prix que la vérité et la liberté des cieux.

Stolz a donné en 1813, à Arau, une traduction allemande de ces deux écrits polémiques. • VÈponge » est le titre de celui d’Érasme. Stolz s’attache à le justifier. Dans les pièces du procès il faut comprendre la lettre d’Érasme au Conseil de Zurich et la réponse de Hutten ; on les trouve dans la Vie d’Érasme par Hess, H, 573.

llanz Scimegg, qui était aussi médecin.

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