‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 10 sur 173 · LIVRE tu CHAP. VII, 2* P · texte numérisé non relu

LIVRE tu CHAP. VII, 2* P

maître de semblables ecniseils^ il l'aurait sans douté privé du surnom de Bon. Le maréchal de Bourgogne et même le prince héréditaire Charles devinrent dés ce jour les ennemis^ du chancelier. La haute noblesse^ effrayée^ ie prit^n haine; beaucoup de jem^s hommes décidèrent de ne pas se marier ; ils considârèrent cet événement comme TépoqUe de la ruine des droits nobiliaires et dëdaignérent dé mettre au mcmde des es* lïlaves titrés ^^ Telle fut la triste fin®^ de la maison dé Graiidson, honorëe par les anciens ducs de Bourgogne et prééédràiment par Philippe hiinmême à l'égal de la letir^^.

■ Deux ans avant le duel où périt Otton de Grandson, la branche masculine de Montfaucon, qui avait fait prospérer en Helvétie EchaUemi et Orbe^ et qui à l'entrée de ce pays avait accordé aux villes suisses la su-» reté de leur commeree^^ fut abattue par l'épée d un janissaire. Henri^ fils d'Etienne de Mcm^uoon^ comte

de Mofitbéliard^ hérilkr<l'Oii>e et d'Echallens^^^ par^

^ Donod , H^f. du tamii de Bourgogne , t H,* p. 409 ; t m , p. 4&, iSS«

** Philippe de Vienne épousa Heniie%, fiQe unique de cet infortuné seigneur, Ibid. 44- 'e sais que la isranche des sires de Grandson trans* pAntée en Angleterre âeurit dans l'église et parmi la noblesse. Mais dans le li^que j'habite je n'ai à nia di^osition ni DugdateU Baronage, où fls tronmit probablement des renseignemehs plus précis sur leur compte, mieg roLleê de$ Gaseoni qui en renferment sans aucun doute.

**Dans le premier chapitre de ce- livre nous les avons vus honorés comme des princes. Celui-ci était aussi « de ces sujets du duc à qui il • esciijyait cousin» » Olivier de La Marehe,h I, cb^ 5 , p. i04.

^* Etienne et^enri aecordeni un êauf-eondait à ceux de Berne, de Zurîcfa; dèBolenxe , de Bienne et à leurs confédérés», 1989.

** Gérard de Monifaueon, qui dota Ëchallens de ses frandbises, avAk' un fils noiimé J^n (Testament dans Danod, t. II, p. 264)» Il était déjà mort vers 18 Si. JptfenM WAmé IF dans an différend entre Jean Philippe, fU d^Éli^enHe'p.ei U sire Guillaume de Grandson, qui p{»uvait former des

tit aVec Jean Sans-Peur, prince héréditaire de Bourgogne^ pour la guerre de la chrétienté en faveur de Sigismond^ roi de Hongrie^ contre Bajazet, sultan des Turcs ottomans. Le 1*^ septembre 1396, les croisés perdirent une bataille devant NicôpoHs, parce que les Turcs surpassaient alors les Européens dans l'art de la guerre, et que Jean de Bourgogne et d'autres Français, par une ardeur irréfléchie, rompirent l'ordre de bataille. Là, cet Enguerrànd de Coucy, dont l'armée avait été battue à Bûttisholz et à Fraubrunnen, fut fait prisonnier et mourut en Asie ^^ ; là tomba le dernier de Montfaucon®''. Son père Etienne vivait encore dans un âge fort avancé ; il fit un testament en faveur de ses petrtes^fiUes ^®, et mourut l'année suivante ^^.

. Montbéliard échut en héritage à Eberhard, comte de Wurtemberg, époux d'Henriette, l'ainée des filles de Henri; c'est pourquoi cette maison possède encore aujourd'hui le comté de Montbéliard. Louis de Ghâ- Ions, seigneut de l'Ergùel '^♦, pf ince héréditaire d'6-

prétentîops h cause de Jatfuette de Grandsoa, femme dç Gérard, 1881. Orbe, Echallens, Moolagny et Bretain furent adjugés au cobtte de Montbéliard.' Il préla serment au comte de Sa^'oie. Guiehe/iùn, h. a< Ge^ lui<i , frère de ilenrî , probablement son aîné » no doit pas avoir véba jusqu'en 1389. Il pént peut-être à Sempach,

' ^' Voj. la descriptloa' de cette bataille dans Fugger , édition de VgU* mond de Birken,

•' Dmod, t. n , p. 267 ; t. UI. , p. 57,

^* U en est fait mention dans la charte citée n. 7S«

•' i&97. Fi'gnier, HUt, de Bourg.; ouVrage, malgré sa brièveté, riche en développemens exacts sur l'histoire de Bom^ogne.

^® C'est le titre qu'il portait du vivant de son père. L'£rguel est une

possession dépendante de la baronie d*A.rhy {Livre. dee fiefs dans Dunod,

t. II , p. 607 ) , et par conséquent très^ancienn« dans la ttaison de Chà-

lons; à la mort d'Heari, qui périt dans cette-même ^erre de Hongrie

Dunod, 1. c. p, 309 )i elle passa au père de Louis.

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range 9 se saisit^ à la faveur des droits de son épouse Jeanne^ de toute la seigneurie d'Orbe et d'Echallens'*, qui probablement n'appartenait pas à lui seuL Le dernier comte l'avait léguée à la seconde de ses petiles-» filles '^^, Marguerite, épouse du comte de Roche-Sa^t* Hippolyte et damé de Villersexel ; elle ne laissa point d'enfans, et ainsi s'éteignirent ses droits ; bien que ses prétentions fussent tracismises par le comte Humbert de Roche au sire François de la PaluYarembcmT^ on n'y eut que peu d'égard^ peut-être avec raison ''\. Ce fut avec plus d'équité '^^, suivant toute aj^arence^ que Thibault de NéuchâteUBourgogne, mari d'Agnès, la plus jeune des filles de Henri, réclama la co-propriété d'Orbe et d'Echallens ^^ ; Louis l'indemnisa par une

^' On a au sujet d'Orbe ans compte de &40i et au sujet d'Echalleas ta eh. du Châtelain, lAOd, dans l'Invwiaire des tiirêi de ia maison de Chà- Ions,

'^-Jeanne fut la taroisième^ .;

'* Ch. des droits obtenus par Varembon contre Louis , devant le bailli d'Aval, 3iége de. Pontarlier , 1440. Varembon avait épousé la fille du comte de Petitpierrc , qui lui donne Gillette , sœur du comte Humbert de Roche; cela se voit aussi dans Dunod, Nobiliaire^ 1. c. t. Ut, 67; niais celui-ci est défectueux en ce qu'il a omis dans la généalogie de la Roche- Vîllersexel le mariage de Marguerite de Montbéliard , déjà mentionné daQ3 Fignier,

^* Le droit de propriété était éteint ; il pou^t y avoir des prétentioi^ sur l'usufruit, qui avait été réservé.

^^ Il faut une connaissance exacte des droits particuliers de chaque fief pourdéterminer sî^ en pareil cas, toutes le$ sœurs cadettes héritent , ou seulement l'aînée. Néanmoins la question peut êire décidée d'après * des principes gép^aux et des usages traditionnels qui se rapportent à ces droits. *

. ^' Hommage de Thiébault , seigneur de Neuchâtel et Châteaa'Sur'M^iftUef fXL ducTlûlij^f , 1422. Louis possédait entore sa portion à son : d^ldment.

autre seigneurie ''^''« Toutes ces choses se passèrent sous les ducs de Bourgogne^ seigneurs du ûeV^.

Vers ce. temps s'éteignit la race des seigneurs de Cossonay^ et un incendie consuma la ville alors florissante ''^ d'où ils tirèrent leur nom* Jeanne;^ leur héri* lière^^^ encouragea par des franchises^* et par une bonne police ^^ les nobles^ les bourgeois et les paysans à rebâtir les maisons. Le comte Âmé de Savoie, sei* gnenr suzerain^ consentit à ne pas les requérir de nourveau pendant quarante jours après chacune de ses ex^ péditions armées ^^, et à ne jamais entrer^ contre leur gré, dans leurs maisons ^. Cependant ^ Gossonay est

'' Èûkâtig» de em priienthnê contre la seigneïirie. de Vers , diocèsç tie Pesançon, 1428.

'^ Ordr^ de Marguerite de Bourgogne (dans l'absence de son époai; Jean Sano^Peur) , à Philippe du Champ d'Arboîs , commis à la garde da château d'-Qrbe, de remettre cehit-ci an prince de Chftiôns, 14 i S. CA. de la même année, établissant que les seîgnears d6 Wurtemberg, de Chatons et de I^euehâtel comparurent devant le due Jean, an snjet dn partage d'Orbe ; Wurtemberg pour atfbster qp'il n'y a aucun dxoit. Dunod, t. II, p. 2 6 A.

'' « Insîgnîs , « CA. n« Si* Ls^ belle tour le prouve encore.^

'^ Fille de Louis, petite- fille de Jean de Gossonay, veuve du chevalier Jean de Rougempnt (de Rubromonte) , seigneur de Cossonay. Ibid,

^^ Confirmation dès lettres de franchise de Jeanne par le comte de, Savoie, 1398. Tén^oins : Aymoia, bd,tard de Gossonigr., 1^ Senardens, MoUens, Çarrère ( «Garrerius» ) etPictet, écuyers. (Pictet, aqppelé Ktet, 4de Saveîgnie, jadis chevalier, « figure aussi dans la charte da comte Gonrad de Neucbfttel , 1407). Girard Yigoroux était syndic et Mermery Patrîant, recteur de la ville. Gossonay reçut lés franchises de Lausajipe et de Moodon. '

/^ Qn'ancnn boucher ne vende « cai^em muttonis pro came cas- » teronis ; * il ne doit pas non plus « gonflaie animalia v^l fondere supum • (suif) întra'villam, '• etc. «

'* « Gavalcatls. »

** Pas même en poursinvant des triminebif Lettre de ionfirmatian au comte Âmédée, 1414.

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resté jusqu'à ce jour a^Mlessous de raiiti({tte i^toire de son nom ^K Berehier^ le reste de Thérita^e^ échut au prtace d'Oraii§e ^^, qui > afio de maintenir cette sei-^ g^f^urîe Gcmtre Amédée- de La Sarra , seigneur de Moiris^ conclut pour le reste de ses jours une alliance avec Guîllame de Ghallant^ évèque de Lausanne ^'^« Cdtti-ci était suecessew de Vévéque Guillaume de Mendionay, que son valet de chambre ^ qu'il avait élevé et honoré de sa confiance, assassina traiU^use* ment avec \m couteau de chasse; Merlet, le meurtrier, fut déchiré avec des tenailles rougiés au feu, puia écar4dé**»

La ville et Tévèché de Lausanne étaîant ^uviemés d'après Jès lois du plaid général tenu soua AymQn de Gossonay ^^. Les appela gratuits du tribunal d'Avenr ches à la cour de r€véque furent seuls abolis ?^, pa^e qu'on portait en appel les plus mauvaises jQ^auses; le défendeur voulait ainsi obliger la partie adverse à faire les frais d'un voyage à Lausanne. Entre le diapitre

^ Gomme il arrive en tont pays aax villes dlMit les famitles ^Sgneumles, qoi y faiâaienllenr. résidence., viennent à s'éteindre. Un font rEnrope le déplorera.

'^ Ch. 1^09 dans Ylnveniaire des titres,

*^ En général afin de s'aider Ton Fautre ponv cette affaîi^ aussi bien qne pour le restè^ dans tout Tarcfaevéché de Besançon»^ dans Tévéché de Genève et en Savoie; EudoBe Villars en particuli^ n'est point excep^; mus on réserve les droits cR deux parties à Bcrchier. Ch, 1407. \

^ En àJM^9(fiths Tsekaehilan, Tsckudi, Stetiter et Hottinger^ h. a. •** 11 en est question dans le chap. v. Aym^ù mourut en Ïd75; entre lai et Guillaume w Menthonay se trouve Gô||î dé Prangins, de 1^(75 k 1892 f l^el Gn|$88 se rendit à Berne avec Aymon de Prei, son baîlU et Pierre de Murs ( « roililîbns armornm et in legibus • ) , ^ chercha sans' succès à temfin^ là guerre de Semhaeh (sic.) Ano^, Fry^trgé

^ « C(>nce98io » de Vévéqw Guillaume de M, , ihOà\ à la demande spontanée des bourgeois, des nobles et de la commune d'« Aventica. »

24 HISTOIRB DB LA 8UISSB.

et la ville régnait une paix méfiante depuis l'iniinitié que nous avons vue naître de TeKigence d'un tpîbût. Les chanoines imaginèrent un jour de se rendre toutà-fait indépendans en se soumettant immédiatement au Saint-Siège ^^ ; mais ils se virent mieux protégés, lorsque Amé leur eut permis d'arborer les armoiries de Savoie ^^. On s'adonnait au commerce/ sur lequel révèque exerçait de l'influence au moyen de sa régale des monnaies ^^. Il est singulier qu'à cette époque un ecclésiastique (ou du moins im savant) consentit à faire aussi le négoce**.

GeQ^i^ comptait environ deux cents maisons de «plus que maintenant *^^ et un bon nombre d'entr'elles étaient déjà probablement eii pierre ^; on ne tolérait pas de

^^ Le pépe Clément (le schismatiqae) les affranchit de l'évêque et de Tarcfaevêque; mais il révoqua cette déclaration à Avignon , 1388.

'2 Lettre 4e protection d'Jtné FUI, Ghambéry, 2Â mai 1399, proclamée dans les églises, sur les places de marché et dans tous lesjieu^ publies, pour leurs châteaux forts j «villas,» gens et biens, de même que tous les « Glericos chori. » Je traduis « pennonos » par armoiries.

** Traité de Guillaume de Menthqnay, en conseil avec le chapitre et la bourgeoisie, lorsqu'iKadmet un directeur des monnaies venu de Milan, 1396. L*écn ( « scutum aureum » } de 20 schelings devait contenir « 28 1;2 » quaratum in lege auri fini, 61 pro marca de Troys; 1;8 quarali pro f rçmedio in lege s 12 grana de remedio in pondère; 12 soUdi (du marc 1 * • d*or) episcopo pro dominio.» Outre cela, il frappe encore f Grpssos

»^e 4-0 den. legis argenti régis in lege etcftpedios grossos, denarios et

]^nngs

4Êf »

obolos; » les négôcians reçoivent 113 ^Blnngs pour le marc d*argent«

** « Johanne$ Ranery clerlcrà et mercator. » Jcte^fax lequel il achète

de Guill. de Meti||ionay une vigne , située h Wontagny , dans la vallée

de Lutry, 14^2. '

*^ 1298» d'après le recensement de 1404, CAron. de Michel Ro$et.

" i40Q, d*après un recensement de 1782. <#

*' On tiraîl llps pi^es des bords de TArve C« in riparia Ars^ris » ) , non sans le consentement de l'évêque et des bourgeois, Francltesiœ Gebenn, sitb Ademaro , 1987 ; art« 32.

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chaumières^ à cause du danger du feu ^ ; aa prenait soin de la propreté publique, en sorte que rien dans les rues ne blessât Vodorat^ ou ne nuisit à la santé ^^. Des murs de la ville s'élevaient vingt-deux fort^ tours^^; ii|ais Famour universel de la Kberté était la i&diUeure ïbrteîpe$se. On convoquait pour les assemblées de la commune, parfois en totalité ^^, parfms en grand nombre ^^^, soit les anciens et les nouveaux bourgeois *^^, soit les habitans *®^ qu'on avait coutume d'admettre pour le re^e de leurs jours ou pour un certain temps ^^ : la -chose publique concernait tous ceux qui étaient appelés à la défendre au prix de leur^ie et de

*^ Nul ne pouvait bà^ « de paleis^ nec folîis , nec de BOpe , nisi de {» darbeta » Art 50. .

'' Qn ne doit laisser le famier < in via vel carreria publica » en été

^e trois jours au plus « en hiver huit; aux grandes fêtes et au synod^

Jpàs du tout Art. 4â. Personne ne doit y établir « habitationem porco-

\j^^m , coria, » ni « nsnm flebotomise nec alîud vile officium ezerceat , »

«69 ;^j0ucun « pelliss^rius vcl affetlator coriorum excoriât vel aifettat aut

» lanam lavet, nec sallerius (sellier) ibi cbarpinet, » 70.

»• Spon, HhU de Gen. ad 1866. ' ,

ie« «Gives, burgenses et babitatores» en général. Conteil générai, 1413,

^^* «Praesentes muUi cives et habit civitatis. Ch. 1415. Praes. plaru cives et incolae civit. Ch. 1429. NotmuUi cives et burgenses. » Ch, 1410.

'^^ On sait que jusqu'aux derniers temps ceux<>là étaient « cives, » ceux-ci « burgenses. »

*'> Ainsi appelés a^vec raison. Ch, 1404, 7 avril ; « Requirentibus Syn- » dicis, praeco in omnibus cantonis (quartiers) civitatis proclamet, ex » parte episcopi, |||cedomini et probor&m civitatis (prud'hommes de la » ville) t Qttod creatus burgensis, in civitate continuô non commorans, » uti nmi praesumat burgesia et francheslis. » Au sujet des habitai^ il est dit dans une Ch, de 1414 : « Ut N. possit gaudere de libertatibus et » bonis morîbus civitalis ad eju$ vitapi duntaxat, et moram faciat 19 » eivitaie et non aliasm »- ' >•

*** La <]h, qui vient d'être citée. Aiqisi en 1409 : « receptus ad • suffertam (formule ordlaaire), N* de Crans habitatôr Gebenn^ »

20 HiSTOIRB im LA »UISg£«

leurs Ueas. A TiiiteUig^Ace af^arteoait le pouvoir : le juriscou^ulte AymoD de Saleçtche fut sywliç avaat d'être bourgeois ^^^.

. Les républiques modernes ont des oonstitutiojis plus exactement déterminées ; dans eelles dont nous noiis oocupons^ il y avait plus d'énergie, plus de sentiment de la liberté, parce que ta loi ne pourvoyait pas eneore à tout : ainsi dans l'antiquité, les Athéniens montraient plus de feu, le caractère romain décelait plus de vigueur, tandis qu en Egypte (conune en Chine), tout suivait, d'après de rigoureuses kâs, un oour s machinal et sans vie.

A Genève toute l'autorité se partageait ej^tre l'évéque et le chapitre, le vidomne, qui était fe comte de Savoie, ■ *^ quatre syndics annuellement élus par les bourgeois eit par tous ceux qui avaient prêté serment à la. ville ^^^ ^elon l'usage de la plupart des cités et des pays à cette époque, la justice criminelle s'y exerçait publiquemmt,/ avec la participation et le consentement de la bourgeoisie ^^"^ j à cet effet, on adjoignait aux syndics quatre bourgeois notables élus par leurs combourgcois ^^^ ; néanmoins l'évéque pouvait évoquer à lui une alfaire^^^

ifr5 14^ anoo ineonte} il devient bourgeois le 81 janvier. U avait été l'avocat des boaigeois dans un procès^

^^^ « Cives, bnrgenses et jaratî » élisaient , et donnaient ans syndics « omnimodam snam potestatem. » Franchesiœ, Art, 23.

'^^ Ibid, Art, 16. « Sententxa delinqnentium ad ij^sos cives nomin^ nostro (EpiscopiXpertineat. » 4rt. 12. Item la torture. Art. 13 #

*^* « InquisUîo laieoru^non' possit fieri, hisi vocatis Syndkis, et & pvibus ad hoc eligendis per alîos cives. » Art, 13. » *®' Dans leS; causes criminelles, on doit se cbnformer au^nseU et à la v^onté des'bouiiltois si nous (révêque) « causam ad nos non advo< caverimas. • 4rfe ^â* U va sans dire que la sentence ne pouvaitjp^s conduire l'accusé à la tnort. . ,

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