‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 107 sur 173 · LIVRE III. CHAP. I · texte numérisé non relu

LIVRE III. CHAP. I

regardèrent comme le parti le plus sûr de faire sentir au peuple du Valais par la force des armes où le menaient les chefs de la sédition* Ils convoquèrent une seconde fois des députés d'Uri^ de Schwyz et d'Unterwalden à Kienholz pour examiner si Talliance perpétuelle ne les obligeait pas à obtempérer aux sommations. Schwyz se prononça dans le sens de Berne, Zurich et Schwyz proposant ensuite une suspension des hostilités et une diète pour tenter un accommodement^ les Bernois assurèrent, d'api*és la connaissance qu'ils avaient du Valais , que Tune et l'autre seraient sans utilité. Les députés rapportèrent cette réponse à leurs gouvernemens; Des députés de Berne les suivirent pour requérir verbalement et avec plus d'insistance la souveraine autorité de chaque canton de leur prêter main forte ^^^. Sur ces entrefaites, les Oberlandais^ traversant entre deux énormes glaciers Talpe Rawin^ portèrent avec succès le fer et le feu sur le territoire ennemi ^*^. A peine les députés eurent-ils reçu une réponse favorable que Lucerne parut avec Uri et Unterwalém pour faire une réquisition contraire. Ils promirent d'engager par les représentations les plus sérieuses le Valais à céder. Les cantons impartiaux se rendirent

'*^ Oa platôt pour les prier, attendu qu'ils ne pouvaient pas requérir ZoDg et Claris en particulier.

*'' Au Lenserberg. Goniraireroent à toutes les autres relations, la Chronique du Geaenay de Mâêchig ne place la. prise de Sion , ci-dessua racontée, qu'an mois d'octobre i4i9, tout à la fin de la guerre. Cette opinion a pour elle les considérations suivantes : i* si elle a en lieu à Tépoque où nous l'avons rapportée d'après la plupart des historiens , il est singulier que les actes des négociations du Valais connus jusqu'à ce jour, ne renftsrment pas de graves plaintes sur ce fait; 2* le récit de la chronique du Gessenay expliquerait pourquoi les dixains inférieurs de^ vinrent à la fin si trai table$.

en hâte à Berne , afin de prévenir de nouvelles hostilités. Ainsi surgissaient de tous côtés des obstacles à la guerre civile; le principe de nos alliances élernelles se raidissait énergiquement contre le premier déshonneur dont le menaçaient les passions des hommes.

L'issue fut tout autre qu'on ne pouvait s y attendre. Toutes les forces de Berne , chaque contrée sous sa bannière souvent triomphante , les- eombourgeois de Fribourg et de Soleure, de Bienne^ de la Neuveville, de NeufchàteletValangin, et le sire Frédéric deFalkenstein, en tout i 3,000 hommes ^^"^j outre 300 deSchwyz, marchèrent à la fin de septembre par les hautes Alpes contre le dixain de Conches; le Gessenay, Chàteaud'Oex et Gruyère ^^^ auxquels se joignirent Aeschi, Friiligen, le Haut et le Bas SibenthaP^^, passèrent le Sanetsch; et débouchèrent près de Sierre, afin que le * Valais attaqué tout à la fois p&r le haut et par le bas ne put nulle part opposer une résistance efficace. Lucerne, Unterwalden etUri, après avoir tenté tous les moyens amiables ou sévères pour empêcher leurs vieux confédérés de prendre les aimés contre leurs nouveaux eombourgeois, ne se laissèrent entraîner dans cette gufirre civile ni par la passion , ni par Tesprit de parti. Ils restèrent en repos. Leur sens droit et loyal comprit peut-être que le châtiment de Tobstination avec laquelle les chefs de parti valaisans aspiraient plutôt au pouvoir

'^^ Ndn pas 30,000, nQQihre indiqué par erreur dans la Ch, q. 392.

'** MosclUg seul parle de la Gruyère ; mais, en sa qualité de vassal de la Savoie, le comte peut avoir envoyé ses troupes. Peol-étre enislait-il déjà une nlliancc avec Kribourg.

^'^ Trop tard selon Môschig, Il n'est pas question ici de tous les hab'Uns du Sibentbal; une partie d*enlr'eux étaient dans le principal corps d*armée. Tuhudù

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