CHAPITRE II
TABLEAU' DE VA CONFEDEKATION SDISSË DE I4t8 A^ 1i436.
Affaires ecclésiastiques (goerre. des Hus^îtes; ooncilercfe Bdl«); affaires de TE^npire : Kibourg. — Faveurs impériales. TrancjuiUité intérieure (Gersau, Weggis). — Argovie. — Guerre de BeiliDzôiie (bataille de Saint -Paul ou d'Ar.bédo). — Pétermanii Hysig. — Paix.
Sfluatien àe riiitérîeur. — Le Yalafis. — ■• Lé Pays*-de-Vaii'dl. — > Genève* — Gruyère. -*• Nenfciiâtel et YaAangin; -^Belne ( Jostifiger). — Arwangen, Grassbourg. — Soleiire (Olten, Balstall) j révécfoe de Bâle ( Flékenstein ). — La ville de Bâie ( Mœurs dn pays; Merlo). -^ Sehjiffbetise. — AndelÛngen^ le Rheiirthal. ^- Origine de la ligue crise (Truns). -^ La Vakditie, *^ les WaldsletteB^ -p-^ Lucevoe. — Zoug. -^ Glaris. -^ L^abbé de Saiiit- Gall, ]a ville, le pays dTAppeBzell; Frédéric de Tolenbourg- — - Zurich.
Les cantons de la CoDfédération siusse avaient en > contmun trois espèces de rapports : premièrement , ils dépendaient de TÊglise comme tout l'Occident, et de TEmpire comme toute rAUemagoe ; sec(mdement, ils étaient unis entr'enx par une alliance défensÎTe contre tout ennemi étranger; enfin, ils participaient à Fadministratiou commune de certains baillages. Considérons d'abord cette triple i*eIation pour paeserensuite à l'histoire de chaque contrée*
320 mSTOIRB DE LA SUISSE.
La hiérarchie se trouvait de nouveau réunie sous un chef universellement reconnu, grâce au dernier concile. Chez les Suisses, les disputes nées du %chîsme^ moins fréquentes qu'ailleurs , étaient presqu entièrement calmées depuis qu'ils avaient préféré le pape romain au pape français ^ . Dans divers monastères qui foulaient trop évidemment aux pieds leurs règles, la réforme différée à Constance fut opérée à Tinstigation des gouvernemens par les supérieurs des ordres^. Ainsi Ton rétablit la discipline réguliérautrop souvent violée en public aussi bien que dans le secret des cellules ^ : des moines ou des religieuses de couvens irréprochables jouirent de l'honneur d'être appelés pour ce genre de réforme * ; l'arbitraire de 1 administration , dont l'intérêt et l'opiniâtreté abusaient quelquefois d'une manière funeste^ fut restreint lorsqu'on rendit aux conventuels leur ancienne autorité ^. Les règles elles-
^ Ùoeanienê par lesquels Innocent VH et même déjà Boniface fXteiëvent de Tinterdit les schisoMitiques unis et les confirment dans lems tlignités ecclésiastiques, pourTti qu'ils fassent quelque chose pour secourir la Terre-Sainle et contre les rebelles k l*Église. '
' Tichachiian ad 1619, parlant des dominicains de l^rne ; lVuf9ti»tn, ad 4428, relativement au couvent des religieuses de Steinen pWs de Bâle.
* On reproche aux dominicains de Berne de vivre avec des femmes et de négliger les jeûnes; aui religieuses de Blile, une vie dissolue. Dans la Réforme de l'abbaye de Saint-Gall, par le cardinal Julien, en 1435, il est dé' fendu « de laisser entrer des femmes, de faire boml)auce, de fermer les
• cellules, et d'y faire venir des écoliers et des laïques sans la permission
• des frères ; du moins doit-il y a> oir aux portes des ouvertures grillées. ^ Del^cufdilitel. à Berne; du couvent de ScbOnensteinbacb et de celui
dUnter-Linden (sous les tilleuls) de Goimar à Bâle ; Tabbé de ileicbeoau est investi d*uae certaine surveillance à Saint-Ciatl.
^ « Que l'abbé^detSaint-Gall ne prenne aucune décision importante sans leS' conventuels; quil n'ait pas seul la garde des chartes, mais qu'eux la partagent avec lui , et qu'elles soient enfermées sous trois clefs, etc. ■