‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 112 sur 173 · LIVRE m* CHAF · texte numérisé non relu

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qu'il est possible d'argumeater de la sorte; réniimé-* ration des maux physiques peut conduire à Topinion que le néant eut été. préférable à la création de la nature. Toutes les choses qui existent , toutes les institutions des hommes sont bonnes ou mauvaises selon r usage qu'on en fait^ et celles-ci selon leur utilité sociale ^^.

Les Sui^ses^ préparés à la croisade contre les Hussites par un sermon fait exprès ^*, furent convoqués pour une diète d'Empire tenue à cet effet daas la viUe de Nuremberg, entre Pâques et Pentecôte de Tan A 421 ^*, On y décréta a que tout individu qui avait » accompli sa douzième année jurerait de dénoncer » les personnes suspectes d'être partisans de la doc- » trine de Huss ^^^. » Quelqu'onéreuse que fut pour là

** Le despotisme militaire lui-même «e laisse diriger, m»ift senlemeni par des chefs de son choix; il a brisé toate autorité intermédiaire ^ ses chefs ne songent donc qu*à lui et à eux-mêmes; les droits du pays leur sont étrangers. Le despotisme peut devenir effrayant, même dans la hiérarchie ; c'est pour cela qn*aa xy* siècle on vonliil le tempérer par des conciles périodiques.

*> Le premier dimanche d'avril 1â2I. Baiting, HUu eecL BtU, , H,

** Vlnêtruction de Henri Hagnauer, député de Zurich à la diète de Luceme, portait que Zurich enverrait une députation à Nuremberg et promettrait des secours pour son compte. Quasimodo.

'^ Bela/Um du bourgmeetre H. Meyi$ et de Pierre 0«r<, infra oct Pentecost. fVuritisen, h. a. D'après la nuUrieiile ip^ériale conservée par fFcR* dek • 108 , nos villes et seigneurs sont taxés comme suit « « L'évêque de

• Bàle fonmitdeux pelotons (Copstançe 8); Goire ailtant; Lausanne 6;

• le comte de Tokenbpurg (manque); Àrberg y, V^hé d'ËinsidIen S; la

• ville de Scbaifhouse S arquebusiers ; Winterthur i ; Riperschwyl 2 ; » Franenfeld 1 ( Diessenhofen est joint à d'autres villes) ; Zurich , Berne,

• Luceme, Frîbourg, la ville dé Schwya (et Kemplsen), ensemble 600 4 chevaux. Parmi les comtes et seigneurs qui oftt promis le cenlième » denier» on trouve Hugues de Heiligeubeig , Jean et Eberhard de Thicr-

pauvreté suisse une expédition si lointaine ^*, et quelques dangers que l'on courût en traversant des pays soumis à des dominations si diverses ^^ , beaucoup de volontaires et même plusieurs villes prirent les armes avec un singulier empressement **. Il partit de Zurich vingt-quatre cavaliers parmi lesquels on voyait des pelotons à quatre étalons ^® , en tout quatre-vingt-dix hommes ^^ , sous les ordres de Pierre Oeri ^^ ; sous

• stdiis HngnesdeBrégenz,Jean et Henri Albert de Falkenstem, George

• d'Énde, Henri Peyer, l'abbé de Rbeinau, Vthbé de Dîes et Dies (Disent

• ils), celui de Saint-Urbain. » = J*ai traduit dans ce passage et ailleurs par pelotônÉ Tallemand GUfen, mot vieilli cpi*on ne trouve pas dans les Dictionnaires ordinaires. Très-usité dans le moyen âge , le mot die GUfe oa der Glefen, signiGait i* une lance , surtout de l'esp&ce dont les cavaliers se servaient à la guerre; 2^ un cavalier armé; $** un nombre de quatre ou cinq cavaliers , probablement servant d'escorte à un cavalier armé d'une lance. Adelung. fVachier, dans SOn Glossarium germanieum, dit : • A » gUv (hasta, lancea, sarissa) est glevener, lancearius, qui cum autiqai- » tus esset eques quatuor peditibus stipatus, nova; notationi ansam dédit, » ut qninque milites una glxva dicerentnr.. » Ce mot se retrouve du reste dans plusieurs langues : en bas latin glavea, en haut allemand glm* gieve, en français glaive , en anglais glave ( en gallique glaif signifie une faulx]^ en bas saion glâvink, en suédois glafwen, G. M.

** « Nous sommes de pauvres gens et un voyage si lointain nous est onéreux. » Zurich à C électeur Louis. Aussi obligea -t-on les prêtres à servir, non pas avec l'évéque Otton • comme celui-ci le voulait , mais avec la ville. P^otoc, munie, de Zurich. Vers Ulrich.

*^ Zurich d BâU, vers la Pentecôte : « Elle préfbrerait surveiller fidèlement les villes de l'union qui enverraient des troupes. » A CéUetear Louiê s > S'il refuse de prendre leur contingent, ils ne pourront envoyer personne , à cause des nombreux ennemis dont Zurich est entouré. >

** « Parce que la marche de la chrétienté les afiOigeait. » Zurich. Ibid.

'* Les premiers, appelés « lanciers ; • les seconds, « coureurs, ■ Protœ. munie*

'^ Ce nombre est indiqué par Hotiinger, 32i.

** Protoe. munie, : « S'il meurt dans la guerre des infidèles , 4;S de ses biens appartiendra à sa mère, 1;8 à sa femme, i;3 à ses enfans : cepen* dani il peut léguer 500 florins au nom de Dieu et de l'honneur, •

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