‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 12 sur 173 · LIVRE II. CHAF. VII 5 2* P · texte numérisé non relu

LIVRE II. CHAF. VII 5 2* P

l^ur la l^station ^^'^. Lorsque Ademar Fabri ^'•^ évéque de Genève, assemblé avec son chapitre entre les deux maitres-autels de réglise cathédrale ^^^, confirma solennellement ces droits et d'autres encore ^^^, et les garantit même contre le danger de la pres<^ption ^^*, ils furent acceptés^ il est vrai ^^^, mais les Genevois - ne se trouv^ent pas encore assez libres ^^K

Les évéques élus par le chapitre recevaient lenr confirmation du pape *^*; ils étaient acceptée dès qu'As avaient juré priés du maître-autel de S. Pierre le main^ tien des franchises *^^, Lorsque Amé VIII, comte de Savoie, se chargea du vicariat de l'Empire ^^% à l'exem-

*^^ «Statata civitatis, ordinationes et impositioncs. » Art, ^8. Mais on voit* sans peine par la charte de iàOUJ^àO^ , que la bourgeoisie

ne possédait pas exdasivement le pouvoir^^llaiif ; « statuta civitatis • signifie donc plutôt des lois faites pour la ville que par la ville.

*** D'-ûne famille venue probablement alors du Faucigny à Genève; eUe y fleurit encore, Généalogie de Fabri.

^' « Ad capitulaptum more solito coi^egati. »

^*^ « Cum assensu consensuque Gapituli , pro nobis et snccessoribus, et juratk , tam clericis quam laicis, Per Jaquemetum de Hospitali de Glosîs, Notar. publ^ e^ juratnm nôstram. «23 mai 1867. Ces Fran^ cheàù^ ont été imprimées en 1507 et en 1767.

**^Jrt.76.

^'^ Aossi confirmés par lé pape Félix V, ancien duc de Savoie, à la demande « dvium incolarum, h{d>itatorum, juratonim ac homînom c^mmunit a* ûs, tam ecclesiasticoruùi quam laicorum. » Lausannœ il KaK Jun» 1444.

*'* « Plna^^Qrs articles nuisoyent grandement aux citoyens et habitans. » Chron, de Roset,

is* Le pape écrkait en 1409 comme en 879, « clero populoquQ Gebennensiy» 'cm' les anciennes traditions ont été soignifnsement conservées par la plus Ancienne des puissances de F Europe.

*^ Gh, de V4vêque Jean Bertrand « ad opus » des anciens et des non- 'veaux^jbi>i£ng6^>»d^ habitans et de toute la commune de Genève; 10 JlÉÉHer 1409^ dans iSp(m; édit de.l731. Pièces jnsllficatives.,

^*^^é'*da roi fVene^Uu, « auctoritate regia Ro«âanoruiti ; Inodii fdans),el4iiœmi2k>urg), 1898. »

30 HISTOIRB D£ LA SUISSE.

f^ du oomte Yert^ son grand-p^, il trouva ks AiM0 évêques successifs Guillaume de Loraay ^^"^ et Jean Ber^ traud ^^^ aussi fermes et aussi heureux que leur pré^ d^icesseur Ârdutius layait été deux cent cinquante ans auparayant contre le duc de Zaeringen^ car ils einpé-^ chérent que Tévêque de Genève/ de prince immédiat de l'Empire^ ne devint vassal de la Savoie. Il usa donc de son crédit auprès du pape schismatique Benoit XIII^ qui avait peu de chose à refuser même à des princes moins puissâns^ potir obt^oir la juridiction séculière à Genève ^^^, sous le prétexte de la multitude d'horribles péchés qui s'y Commettaient^ parce que l'évèque n'avait pas assez de pouvoir pour les réprimer ^^^ k il oublildt que sa charge de vido^tine l'obligeait à prêter main-» forte à l'église. Ge||U[ant les chanoines savaietrt bien que- la suzerainete^re tels princes est ordinairement pour les États libres le plus grand de tous les maux ^^'^ et Benoit même était un vieillard trop prud^it ^^^ pour souiller son règne pA* l'aliénation d'un drmt aussi es*

^7 hàCh. du rai fVeneeêUu, IVagoe, 1^2 jum 14010, i£t qoe la oesrioti du vicariat de TEmpIre à la Savoie «lérait ntiUe alors même qa'tm ^èt^ y donnerait son consentement par contrainte ou par trabiaoa. Cette Cké «st dans S/fm,

*** Ch, dû r&i SigUmand, du canip devant le château Savoroniani d«iis le Frioul, SO décembre 1412. U y déclare qu'il veut mériter le titre « (Faugmentatrar eootinael de l'Empire, » que les évéqn^ doivent te* cevoir de lui leurs fîefs« Ibid,

**9 Lettre du cardinal Antoine de Chalktrtt k l'évéque de Gietioble. Porto di Venere/17 février 1408. '

^^^ Le meurtre , le brigandage « la violence, « mutilationea et aBa «uMmia. •

«Ai Ces considérations se trouvent dansi le docnmenti cité n. ISO.

'*> Il donna Tàrdre à l'évéqne de Grenoble de faire examiner la chose pat lexardlnalde Ghallant. L'issue de celle affaire ne m'est pas connue; je sais seulement que rien ne fut changé.

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