LIVRE m. CHAP. If
vices rendus à la patrie ^^. A la fin , les Gonfëdérés combattirent av^c le pins d'acharnement au pied de la montagne^ où il ne semblait pas tout-'à-fait impossible d'empéchér que Vennemi ne les cernât complètement ^^. Il périt en tout 396 Suisses ^^ et un nombre triple d'ennemis ^^. Au moment où les Confédérés avaient perdu toute autre espérance que celle de la mcnrt, et tandis que Carmagnuola considérait au prix de quels sacrifices il ne gagnerait que des cadavres, les six cents hommes qui avaient pillé Misox fondirent en pleine course sur les derrières de l'armée milanaise avec des cris dé guerre si formidable que chacun crut que toute Tarrière-garde suisse était arrivée. Cette troupe fut hors d'état de rétablir les chances d*un combat dont elle devait s'altribuer en partie Tissue malheureuse; elle Ait arrêtée par les flots de la Muésa ; l'ennemi avait coupé le pont ^''^.
«• Enlre i7»5 et 1746.
«•7 Guler.
2*s 9 à Lucernois de la ville, 80 des bailliages, SS mercenaires; d*Uri 56; 90 Unterwaldlens ; 83 Zongois. Ajoutez à cette liste dEtterUn S GlaroDOais et 18 habiCans de la Léventine. Les il 00 dont p^rle Nauctertu, et d'i|>rès lui HaUmeyer, ne s'accordent pas avec nos chroniques. Biglia, qui porte leur perte dans la bataille et pendant la retraite à S 000 bommes, commet certainement une erreur; Tierre Cawiidai parle encore plus superficiellement de pfès de S 000, dans la Vie de Philippe. Il est moins facile de garantir le nombre de ISOO ennemis tués ; Guler en compte 900. U doit en être resté beaucoup sur le champ de bataille, puisque Carmagnuola ne poursuivit pas les Suisses. Maeehiavel dit que SOOO se rendirent; il y a là erreur ainsi que dans un autre nombre du même passage ; il a commis plus d^une inadvertance de ce genre ; on peut les pardonner à un grand homme chez lequel on va chercher une instruction plus importante que l'exactitude de ces petits détails.
s** BiglUi rapporte que Pergola perdit 400 chevaux et beaucoup fjTboittmes.
^ La veille ;^jr« Têêk&di. €jyu^,qm}nQe ici Schwys avepiévériti
378 HiârrOfftE de la stTissE.
Toutefois Garmagnuola 3,' trompé par cet incident ou peu disposé à muoiettreson armée à im« nouyelle épreuve^ $e retira dans Beliinzone ^"^^ Le combat aTait commencé après la neuvième heure du matin ^^ ; il finit comm« Ton sonnait la doche du soir^ au moment où les troupes de Scbwyz et de Glaris, après avoir ré^ tabU le pont^ passèrent la Muésa et entrèrent dans le camp. .
La soirée s'écoula au milieu *ck plaintes et de re^ proches. Lorsque le sentiment du péril et la fureur du combat n'animèrent plus les esprits^ que les uns cherchaient d*un regard inquiet, mais inutilement^ un père ou un ami, que, d'autres arrivaient par hasard à la place où Pierre Kolin^ non loin de son héroïque fils, à celle où le landammann d'Uri ou bien Puntîner, défigurés par le stnÇf étaient encoi*e reeonn^issables ^ux mâles traits de leilrs intrépides visages, alors se réveilla la douleur. Ceux qui avaient combattu reprochèrent durement à Scbwyz la nuit perdue à Poleggîo; Scbwyz à* son tour leur reprocha la précipitation et Toubli d'avertissemens réitérés ^*^^; mais dans Tâme des Schwyzois tous les autres sentimens cédèrent bien*-
(dans EsdUiatar, 1. c. i23),'paradt moins équitable qu*^f/«r<iiéj comn^e on le voit par ces paroles da dentier : « On ne doit point entendre p^r ,ii là que quelqu'un ne se soit pas comporté honorablement; chfcon, an
• contraire , a fait de son mieux et ce que les circonstances lui com-
• mandaient. »
^^^ Cette alTaire porte le nom de bataille de Saini-Paut, parce qu'etta eut lieu le jour de ce saint, et qu'une chapelle a été érigée en son honneur sur le. champ de bataille.
^^' Selon quelques-uns vers midi, parce que dans ce temps-U l'oo dînait ordinairement à dix heures.
S7> L'avoyer fut accusé^de n'en avoir pas fait part à l'arinée} il ^o s'en jqsljfia poipt • n^» t^: