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tôt au regret de tant d'excellens confédérés. Hus que tous les autre» ils déploréreat la fatalité de leur absence ; ils demandèrent avec instance qu'on ne retràmâc pas dans les cantons avant d'avoir fait sentir à Carma* gnuola la vengeance suisse ^'^^ ; puis^ avec une audace provoquante, ils rôdèrent impunément autour de Bel-* linzone* Cependant l^s provisions manquaient ; beaucoup étaient découragés ; les principaux chefs, tués; Carmagnuola ne sortait pas; on n'avait absolument poiqt de machines de siège ^"^^ : la plupart des bannières sentirent la nécessité de différer leur vengeance. Schwya ne put s'y résigner; l'âme plongée dans une amère douleur, il passa par devant la ville jusque dans ia district de Domo^^^; on ne pouvait faire dayanti^e sans témérité.
Jamais, depuis l'origine de la Gonfédérationv une semblable retraite n'avait encore eu Ueu; elle ne ressemblait pourtant pas à celle d'une armée vaiiMHie ^'''^f. car l'ennemi, au lieu de poursuivre les Suisses ^''^, per^ mit qu'ils continuassent à occuper la Léventine ; mais
*'* D'après ^Valser, p. ^Sl • le contingpat appeniellois 6Uil de la même opinion, mais il lui prête des paroles qui ne peuvent être historiques, supposé même que ce contingent ait joint Tarmée, attendu qu*à lear départ les Appeiiioliois ne pouvaient prévoir Tissue de ce combat Vay.B^AOl.
"^ Pas loémedes pièces de campée. Haltmey^r» S74«. Voy« 4ui|ii p« SOI.
V Gttter nomme Cbmo avec moins de vraisemblance.
V^ m Sitvw or^irtiks âbioae. * Cànài4Êè, '
^^* Selon SabelUcu» il passa le Saint-Golhard et s'avança jusqu'à Altorf; cette assertion est indubitablement erronée; il est facile de la réfttter, à Taide de la circonstance qu'il ne rencontra personne» de l'apologie D.^ 2 AS , du ProUfCm nmnie* -à» Zurich et de tons Ie# antres écrivains, êt^de plus par le seul fait que tous les Confédérés ne prirent, pas surles armes. La Baise-IiévqUioe bA occ^i^ aB.p«B plu» tard*
un bruit vague, répandu dans les villes et les cantonal avait rempli les familles et les magistrats d'inquiétude««t de tristesse. Dans chaque lieu les survivans furent reçus en silence; on inscrivit dans le registre des fondations ^'^^ les noms des hommes tués , afin de dire des messes pour le repos de leurs âmes. Quand Lucerne reçut la nouvelle que le contingent qui, brillant d'orgueil et d'espérance , avait au départ occupé sept bateaux , venait de s'embarquer à rêxtrémité du lac, dans deux bateaux seulement *®^, le gouvernement craignit de la part des femmes et des enfans des gémissemens indignes d'une bourgeoisie dont l'âme est préparée à tout , et il défendit d'attendre le contingent sur le rivage ou dans les rues ^^K Chacun^ inquiet pour un père, un fils, un époux, se postant dans les apparteinens les plus é(evés, là où la situation et la hauteur des bàtimens le permettaient y fixait des regards immobiles sur le lac; bientôt on découvrit les deux barques et la bannière de la ville flottant encore, mais trouée et déchirée; ïa troupe débarqua tristement sans étaler avec orgueil la principale bannière milanaise qu'elle avait conquise ; qu^on juge des sentimens qui animèrent chaque famille^ quand elle vit. son espérance ou sa crainte réalisée. Mais lorsqu'on entendit les torts imputés à Tavoyer, la tristesse se changea en colère, et peu s'en fallut que le peuple n'envahit tumultueusement sa maison ^^^. Les Conseils empêchèrent cette violence, en
^'* p. e. les 82 de Zong.
*•• 15tt«r/fn, 7i.
^** Cysat dans Battfuuar, 12^ ■■ Ainsi qnli Sparte après la bataille de Lenctres. D. L. H.
^^ « Quclqaaa-uns coururent an iraven de sa maison^ # ii. 2|8.
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promettant une enquéle rigoureuse; au bout de trois mois en£n> ils prononcèrent un jugement qui permettait de coùclure que lavoyer n'ëtait pas pné«is4meat coupable, mais qu'il manquait d'esprit et de courage. Il aurait fallu punir ceux qui l'avaient placé sur le siège autrefois occupé par Pierre de Gundoldingen. Si nos généraux, comme ceux de Garthage^ étaient responsables de leurs revers, inquiets pour leur personne, ils ne tenteraient jamais de ces coups hardis qui nous ont fréquemment sauvés ^^^.
Les cantons qui voyaient avec peine les guerres qu'on faisait au midi du Saint-Gothard différèrent la vengeance désirée. Mon-seuiement ils refusèrent de marcher au-<lelà des limites déterminées dans les alliances éternelles , mais ils déclarèrent voir dans l'oocupation de la Léventine une protection injustement accordée à un peuple soulevé contre son seigneur ^^^•, Us estimèrent que, plusieurs cantons ayant pris part à la guerre, le Haut-Unterwalden et Uri ne pouvaient pas la continuer sans leur avis ^^^, et même que nul canton n'avait le pouvoir de permettre à des volontaires de servir contre le duc Philippe ^^. Cette opinion
*** Attenda sartoat qae lorsqu'on est infériear en nombre on n'a gnëre à opposer à des forces sopéricares que des moyens extraordinaires et hasardés, =^ par lesquels seuls les petits États peuvent se faire re^eoter des grands. Il faut bien diriger cet heureux instinct et non pas le comprimer. D. L. U.
^* Proioc, numie» de Zurich, après la Toussaint iA2S t • Que la L6- > TOitine ne leur appartient pas; qu'ils s'en sont emparés lors du soulë» • vement des habitans contre leur seigneur. • Sehinz, dans ses Mémoireê (Beyirage)^ t U, rappelle qu'à cette époque Dnterwalden renonça pour sa part à la Léventine»
»» Ibid. Après la SL Jacques, lASÎ.
*^* Ibid, Après Saint-Gall, eod. • Quelques-uns ont Taudace de
382 HI9tOItB DE LA SUfSgE.
était moihs êontraire à te lettre des allianees qu'à letit ^esprit, qa a réqutté, qu'au bien général. CcKOHnent ks Alpes MMient- elles en sûreté, si des stipendiaires étrangers pouvaient demeurer au Saint-Gothard , et même dans la Léventine ^^'^ ? De quel droit condam^ ner séTèrement roccupation d'une vallée, dont le pos* sesseur armé avait été à peine reconnu comme légi*time dans Milan même par son suzerain , le roi des ^ Allemands, et qui en négligeant d apaiser des discordes sanglantes ^^^ avait fourni à cette vallée une occa-^ sion que les villes ne kdssaient jamais échapper, celle de former de^ alliances avantageuses ^®^? C'est pourquoi Uri, 4e Haut-^Unterwalden et Lucerne firent prier Zurich à plusieurs reprises « de lire la charte n d'investiture que le roi des Allemands leur avait » octroyée pour la Léventine , et d'attribuer à leur » simplicité et à leur peu d'usage des écritures les dé- » fauts de forme de la réquisition ^^. » Mais Zurich ^* soutenu par le gouvernement dé Schwyz et par le
» réunir 2001) hommes contre Milan; nous désappronvons ce projet, • ainsi qae cetpc qni le permettent. » An moisd'aoftl 1415 diaque tribnn de Zurich assembla sa tribn , « aQn que personne ne courût en » Lombardîe autrement que sur la demande des Confédérés. ■
>^' Surtout parce que sous prétexte de plus de sftreté ou du maintien do passage Ils pouvaient occuper avec des troupes le pays jusqu'à Airoh», tie là surprendre à l'improviste Uri en peu d'heures, et^ sinon sou* mettre cette vallée, du moins la frapper d'une contribution.
*" Des Guelfes et des Gibelins. Ck. lÂOS.
*** On réservait ordinairement dans ces sortes de traités te précédent -seigneur ; cela n'eut pas lieu îd parce qu'on ne l'avait pas reconnu.
^ DépuMion d'Ulrich WaUEer de Lucerne (j'ignore si c'était Tavoyen i( y en avait deux du même nom ), de Pierre dfJdngen'd'Urî ( on trouTe à la même époque un conseiller de Berne de ce nom), de George de £uben du Haut-Unlerwalden, et de Zfmraermann du Bas-Unlenralden; Janvier i4t A«