‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 126 sur 173 · LIVRE m. CHAP. n · texte numérisé non relu

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pays de Chris ^^^, persista dans son avis, disant que «.ces guerres éloignées contre une place très-forte et » contre - la puissance florissante de Milan compro-* M mettaient la gloire ^•^ et la prospérité ^•^ de laCon-* M fédération^ et seraient avantageusement remplacées j) par une médiation ^^. » Jean Pûntiner^ d'Uri, dont le frère était, mort en défendant la bannière canto-> Raie y habile lui-même dans les affaires publiques, et historien de son époque, tint ce langage : (( Chers » Confédérés, vous ne voulez donc pas prendre notre ^) demande en considération. Les Quinze ^^^ et les ^) habitans d'Uri se sont assemblés à cette occasion , » et ils trouvent que nous sommes en droit de vous » requérir^ » II fut soutenu par le Haut-Unterwàl* den ^^. Henri Meyss, ancien bourgmestre, auparavant déjà mal vud*Uri ^^ etd'Unterwalden ^^^ offrit de s'en

^*^ Noos verrons que U pemple de Schwyi pensait antrement Lorsque les Glaronnais reçurent la réquisition , ils convoquèrent une conférence à Békenried, Nativité de la Vierge , 1494.

^'' Zurich dit à la diéie de Lueern^, Matth. , 1424, qu'il Jui semblait que les Confédérés, loin d'acquérir de la. gloire l&n Italie, y perdaient celle dont ils jonisaaienU

''' Ch. n. 396. Zurich craint que cela ne poHe à la Confédération «i coup à jamais fatal.

^* M. 296, Zurich s'offre pour cette médiation. Vers Vérène, 1424, les Zuricois conseillent d'accepter la médiation de l'évèqne de Coire, «nto*> risé à cet effet par le pape.

^*^ Triiïanal qui s'assemble soos la présidence du landat&mann et qui peu de jours auparavant (comme ordin«rement au mois de mai) avait jugé sans appel les causes qui s'étafent présentées.

>** DépuiaiioH envoyée à Zurich la semaine de la Pentecôte, il4S4k Nous nous permettons de réunir les traits caractéristiques de diverses diètes et députations.

2*7 Protoc, munie, éê Zuriek, i4iS s dn écrira à Uri parce que ses dé* |Nités ont mal parlé du bourgmestre Meyss,

*>* Ibid. 1424 t Zimroermann du Bas-Unterwalden ajfiini également

rappcrter à un arbitrage. Zoug, au contraire ^ prit parti pour les deux Waldstetten ^^^, Les autres résistérent durant trois années. Lorsqu'enfin Glaris prit l'engagement désiré 9 qu'Uri et Unterwalden portèrent leur instante demande devant la commune de Zurich, qui donna pleins pouvoirs au conseil ^^, et qu'à Lucerne tous les Confédérés, excepté Berne, con-<vinrent d'une expédition, celle-ci eut lieu, forte d'environ 4,500 hommes ^^^; mais elle ne remplit pas l'attente des deux Waldstetten. Ceux qui ne marchaient qu'à regret trouvaient tous les d>stacles insurmontables et Bellinzone totalement invincible. Ce fut en vain que deux- cents Âppenzellois , plus ardens que tons les autres ®^^, demandèrent à venger ceux qui avaient péri à la bataille de Saint-Paul. L'armée se dispersa honteusement sur les bords de la Muésa sans

mal parlé da bourgmestre Meyss (sans doute à roccasion de la députatîon , n. S90) • les conseils en connaîtront; on dira au bourgmestre que nous en sommes fâchés pour lui , et que nous savons bien qu'on l'a ca* liomnié.

»* Document, n. 296.

*®® Avant la Nativité de la Viei^ge , 1424 , la communauté de Zurich, dédara «que si Schwyi; Glaris, Appeozell et SaintpCrall prenaient les

• armes et que Berne envoyât du secours à Schwyz, on permettrait à des « volontaires Zuricois de marcbor aussi. » Mais plus tard, St Jacques, 1425 t « Que si tous les Confédérés participent à l'expédition , les con-

• seib peuvent prendre une décision semblable. •

soi 400 de*Zurich, SOOdeSchwys, deZouget de Glaris, 200 du Bastlaterwalden , d'Appeniell aussi 200 et 100 de Saint-Gall ; les renforts de Lucerne, d^ri, du Hant-Unterwalden et de la Léventine portèrent ceslBOO au nombre de 4400; voy. Taehudi; car Eallmtyer, p. 12S, t»ù le Contingent de Saint-Gail n'est compté qu'à 50 hommes, etfFalser, p. 2S1, confondent cette expédition avec celle de Tannée 1422.

**^ Têekmdi aussi croit que Ton aurait pu réussir, ù les autres avaient contré les mêmes dispositions. Le pass^;e de fV4ilê€r,n. 274, se rapport^ à cette «nnéek

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avoir m Tennemi; profondément navrés^ le^gueir^ers jaloux de leur, honneur conçurent des soupçons contre certains chefs ^^^.

Fétermann Rysig, du pays de Schwyz^ voyant les plus courageux indignés de rentrer ainsi dans leurs foyers^ réunit tous ceux qui connaissaient par d'au-r très faits d'armesi sa bravoure et son talent. Dés qu'on sut qu'il voulait, tenter un coup d'éclat , beaucoup de braves r d'autres cantons le firent assurer de leur dé:; vouement. Il fixa les jours et les lieux des rendez*: vous« Au mois d'octobre^ le jour de St.-Gally trois cents hommes de Schwyz et deux cents autres passèrent Iç Saint-Gothard sous les ordres de Rysig^ descendirent à AirolOy premier village de la Léventine , tournèrent à droite vers le mont Valdoso ^^^* montèrent aux sources de la Toggia, firent une très-petite halte, se hâtè^ rent et arrivèrent tellement à l'improvistç à Domo, chef-lieu du val d'Ossola^ qu'au moment où ils y , entrèrent les mercenaires milanais s'enfuirent prér cipitamment par la porte opposée. Le duc Philippç Yisconti ne fut rien moins qu'indifférent à cet événement : trompé par des favoris auxquels il passait trop de choses, il avait offensé Carmagnuola au point que celui-ci quitta Milan et contribua même beaucoup ^ faire conclure alors une alliance entre la Savoie^ Yenise, Florence et d'autres États d'Italie ^^^. I^e conseil

'^< G*e6t vraisemblablement avec cette époque que coïncide Finculpa* lion mentionnée n. 265 , à Tan l^Sât d'après Lea*'

'^* Aussi BppeS^ TpiseV Ce passage est celai qu'on pouvait gagner le plus facilement sans toucher aux remparts et autres fortifications des Milanais mentionnés par plgtia, et dans le nombre desquels Schinz compte la tour près de Ghisc^na. Les guerres de siège ne furent jamais notre affaire , et Rysjg voulait surprendre l'ennemi.

»05 Ouichenon , H , iU Sav. , Vie d'Ame VIII , ad 1426. BigUa, au 1. IV, IV. aS

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du duc craignit que si la tentative des Confédérés leur réussissait^ ils n'entrassent dans cette ligue italienne^ ce qui paraissait bien naturel. Afin de prévenir ce mat* heur, tout lé Milanais fut requis de marcher sur Domo d'Ossola. La milice se réunit au complet. Le commandant en chef somma la garnison de se rendre, et lui offrit la liberté de se retirer et une escorte jusqu'aux frontières de la Suisse. Mais Rysig, bien approvisionné et fort par la discipline , considéra d'un œil tmnquille cette multitude sans machines de siège; il répondit : u Vous ne croyez sans doute pas vous-mêmes qu'on » soumette une garnison suisse avec des mots. » L'en^ nemi dressa quelques gibets pour annoncer le sort ré--^ serve à la résistance; le cœur des cinq cents compa-* gnons de Rysig resta inébranlable. Dès que la nouvelle du siège parvint à Sch^yz , la bannière cantonale se mit en marche; une réquisition fut adressée à tous les Confédérés. Deux dd leurs magistrats les plus éminens, remarquables par la blancheur de leurs longs cheveux et de leurs longues barbes, parurent devant le conseil de Berne. Us commencèrent par invoquer le souvenir de l'empressement de Sch^ryz à secourir les Bernois devant Lanpen quatre^-vingt-^six ans auparavant; ils rappelèrent leur inviolable attachement pour la ville de Berné tranformé en habftude dans leur pays. Leurs touchantes supplications émurent le sénat ; Berne prit les armes. Ital Hézel de Lindenach, banneret, porta la bannière de la ville; on nomma commandant général des bannières Tavoyer Rodolphe Hofmeister^ et sous lui Ulrich d'Erlach et Nicolas de Giesenstein eurent

rappelle qoe par craiate des Confédéré» il s'enfoit déguiié à travers ks

A^pes.

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