LIVRE III. CHAP. II
La puissance de Berne s'accrut en Argoviè à Toc-r casion suivante. Le chevalier Guillaume de Grûnenberg ayant renoncé à la bourgeoisie de Berne, sans doute afin de servir plus librement la maison d'Autriche *'^^, jugea plus sûr ou peut-être plus avantageux de vendre sa seigneurie d'Arwangen, enclavée dans l'Argovie bernoise ^'^^ , tout comme il avait vendu précédemment aux Soleurois le fief de leur péage , hypothèque impériale *''^. Les Bernois ne laissèrent pas échapper cette occurrence *'^*.
Ils achetèrent en commun avec Fribourg, dans la contrée montagneuse, une autre seigneurie. Grasbourg, dont relevaient les premiers districts au pied des Alpes, et dans le Guggisberg une peuplade pastorale amie de la liberté *'^^. L'Empire l'avait hvpothé-
Ce principe esl fortement sujet à contestation t si les mines d'argent et d*or appartiennent au souverain, comme conséquence de la régale des monnaies» poàrqaoi les mines de fer ne pourraieht-elies pas être propriété particulière? Voy. Blakstone, EnglUh taws, B. I, ch. 8, S IS , et Vouvrage plus riche encore de HàHmamif Histoire finaneiére de 1*4^^' magne {Teutscfie Finanzgeschicliie)^ p. 60 et suiv., où le droit de régale l'xercé sur les mines est altribué avec raison, suivant moi, aux prétentions des fonctionnaires publics depuis Henri IV.
*7t Sckdpflin n'a trouvé aucune charte qui établisse qu'il ait été baiUi autrichien en Alsace : AUaU iUustr, U, 597. Il est bien plus vraûemblable que Smasmann de Rappoltstein conserva cette charge.
*^' Le landgraviat de Bourgogne s'étend jusqu'au pont d'Arwangen.
*^' Ch, mercredi avant la Toussaint 1A27, dans Haffuer, Il ^ 115 et suiv. Les anciens seigneurs d'Arwangen, dont les droits étaient passés par mariage dans les mains de Pétermann de Grûnenberg, avaient prêté sur cette hypothèque 112 marcs au roi Rodolphe ; la ville leur payait annuellement 12 livres; cette acquisition lui coûta 800 flor. du Rhin.
^7* En 1ÂS2. Us achetèrent aussi en 1488 à Lenzbourg les droits de U famille Schultheiss. Sieiiler, h. a.
*^^ Il est question de cette peuplade dans une «en/en<» prononcée pa
femaine de novembre^ le Mûnstarol pour assiéger Ericourt* Le soir même et pendaat la nuit, quatre grosses pièces d'artillerie canonnérent si bien cette place qu'elles y mirent le feu et forcèrent les. habitans à se retirer dans le château , puis à se rendre *^. Déterminé par cette action vigoureuse, le sire Thibaut accepta 10,000 florins en échange de ses prétentions *^. Baie fournit cette somme à l'évêque **^. Grâce surtout à cette ville et à ses Confédérés *^, le margrave Guillaume réussit à mettre un terme à la guerre destructive que Thibaut et Jean de Montjoie faisaient dans le Sundgau autrichien ; à peine la promptitude du portier put-elle sauver Mas-Vaux; un grand nombre de bourgs furent réduits en cendres. Jean de Fleckenstein témoigna sa reconnaissance aux Bàlois en les confirmant dans la possession de leurs hypothèques, et aux habitans du Yal-AÉHitier ^nsi qu'à leurs voisins en fixant invariableiKnt à une livre fenning la contribution annuelle pour chaque charrue ^^, et en rétablissant partoiit lautorité inviolable des tribunaux ^^K
Les Bâlois, si zélés pour le rétablissement de l'évè^ ché, formèrent aussi avec dix villes ^^^ et avec Louis,
*** Fera eemmémoratifs latins. Ihid,
**' En i42S par hi médhticni du comte Jean dé NéufèhàtclJ thU.
**' Brakuer,^, 1001, d'apr&s denx cb. de 1431; car cet écrivain consciencîem ê* appuie toajouiv sur les documens.
W Berne et Soleure.
*^ tih, citée til &S7. Celui qni laboare et défViche sans charrue, avM une simple houe, da un artisan, ne paie que 5 schelTings ; une veuve sans charrue, un seul.
' ' M<t L'évêque s'engage à ne plus inquiéter le bailliage de Délémont eo particulier par ses chambres de justice ni autrement*
•^ firurtihen,nit.