‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 135 sur 173 · UVRB UI. CHAP. II · texte numérisé non relu

UVRB UI. CHAP. II

comte palatin du Rhin, comme baiHi impérial héréditaire ^^^, upe ligue dans l'intérêt de la paix en Alsace et dans le Biîsg^u; les querelles continuelles entre les anciennes familles nobles et les familles bourgeoises qui grandissaient en avaient fait une néce$sité. Les intérêts de cette ligue ^ la justice et la guerre se réjglaient à Brisach par sept députés plénipotentiaires ^^« Il advint que le margrave Bernard de Bade^ long-tenip^ bailli impérial de la Forét-Noire et d'autres seigneuries, retenues encore au duc d'Autriche, se brouilla avec Fribourg et Brisach pour des péages inusités, et parce que des Badois s'établirent dans ces villes eu qualité de bourgeois , et qu'il ne leur permit pas d'eu^ porter leurs biens* Aussitôt la ligue arma ^^» De Bàle;^ Burkard Ze Rhyne avec huit cents fantassins et environ deux cent cinquante cheyauxj le baron Rodolphe de Ramstein ,avec quinze chevaux , et on^ie autrjes gentilshommes chacun avec cinq , descendirent le Rhin , pourvus de balistes ^^. Après avoir brûlé Rastatt, cette troupe assiégea Mûhlbovirg et Graben , situés au milieu de prairies et de plaines sablonneuses au bord de la forêt du Hartwald } 1q siège fut long et inutile , parce que Içs assiégés se défendii^Qt avec courage et habileté, et que Strasbourg et Bàle, les plus grandes d^ ces villes , et pour cela même jalouses l'une de l'autre , se divisè^entj^n se reprochant fort durement la partialitié dans la yent^ ,des provision^* Les médiateurs idu

»•> Sefiôpflin, JUat. iliustr. II, 571; PVurstisen, ihi^

*** Pf^arsiiun, ï l'an lA2i, donne un extrait du traité d'alliance.

*** Wurtemberg aussi et Spire. Je vois par le protoc munie, de Zurich ad i424, vers Ulr., que le margrave tui-méofe était eiitré dans ralliance, mais ne se soumettait point à ses sommations.

*•• Wurstlsen, 9id ikU.

420 niSTOIRB DR LA SVtBSR.

de Neufcbâtel en Bourgogne. Partout les contributions avaient été engagées à des créanciers qui les augmentaient contre toute équité et toute prudence , au point que les habitans du district de Délémont et du Yal- Moutier. émigraient en foule ^^^. L'évéque, qui aurait à peine soutenu sa dignité si on ne lui eût laissé Tab* baye de Selz , se rendit à cheval dans la ville de Baie avec Frédéric, évêquc de Worms, et Rabanns, évêque de Spire, ses parens, accompagnés de quatre cent cinquante cavaliers ^^^ , moins par ostentation que pour efiFrayer Thibaut et le faire consentir au rachat des hypothèques. Le prince-évêque convoqua sur-lechamp sa milice et les contingens de toutes les vallées et de toutes les contrées du diocèse ; celles-ci voyant qu'il ne s'épargnait pas lui-même offrirent volontairement 4000 florins du Rhin***. Les contributions furent rachetées, mais Thibaut refusa d'évacuer les hypothèques. L'injustice orgueilleuse ne cède qu'à l'appareil d'une résistance imprévue. Convaincu de cette vérité , soutenu par les comtes de Sarwerden *^ et de Leiningen, et par Louis, seigneur de Lichtenberg , héros célèbre dans les guerres de ce temps *'^ , Té véque donna au comte Jean de Thierstein» capitainegénéral de Tévèché, le commandement de six cents cavaliers, obtint que Burkhard Ze Rhyne, chevalier et bourgmestre , se joignit à lui avec un corps de bour«

^*' Ck. de franehUe duFal-Moutier, Gbandelenr 1450; Vévéqpeyn' cènte ces faits dès le débat II Domme aussi le Durval et le Sarnenllial. (*" fTurs/ifcn, l. c. 159. .

**' L'évéqne même donna il 00 flor. du Rhin.

^* Henri, frère de l'évéqoe» avait épousé une comtesse de Mites el de Sarwcrden. Sehdpflin, JUat. ilUutr. t n, Tab. généaL «d p. 625.

*** Voy. Schôpfliii, l. c. l\ était gendre du maignve Bernard de Bade.

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