LIVRE m. €BAP. II
Lucie 9 sauva Thonneur de la chevalerie allemande? Assez long-temps auparavant Don Juan de Merlo^ venu à Bâle^ s'était présenté en public et avait dit : « Ma noble iamiUe est espagnole. J'ai vu cent pays, » mille citée, mais je n'ai pas encore vu Thomme as- » sez audacieux pour soutenir un combat contre Don » Juan de Merlo. » Cette arrogance irrita le noble Henri de Ramstein; il jeta le gant; ils convinrent de tenter l'un contre l'autre un coup de lance , tix>is coups de hache d'armes et quarante coups d*épée. On pria le margrave Guillaume seigneur de Roteln d^ètre juge du camp, et le comte Jean de Thierstein , le baron Thûring de Hallwyl^ Rodolphe de Ramstein et Egloff de Rathsamhausen, de lui servir d'assesseurs. La nou<velle du prochain combat se répandit parmi les gen*-* tilshommes, les seigneurs et les chevaliers des pays voisins; on vit affluer à Bile non-seulement les chevaliers intéressés à Thonneur de leur ordre, mais une multitude si considérable de tout état, que le gouvernement prit des mesures pour la conservation de la ville et de fo liberté. Le jour fixé parut : la plupart des portes restèrent fermées ; celles qu'on ouvrit furent bien gardées ; vingt cavaliers dans le haut de la ville, autant dans le bas, paroouraieut les rues pour observer tous les mouvemens; vingt bateaux montés par des soldats gardaient le Rhin ; sur les tours et prés des cloches d'alarme veillaient des hommes attentifs au premier signal. Dans la partie supérieure de la ville, sur la grande place de la cathédrale, était formé le champ clos ; les juges occupaient des sièges exhaussés ; on vit paraître sous la bannière de la ville le sénat et le grftnd conseil en armures complètes , ayant k leur lèteBurkhard Ze Rhyne, chevalier et bourgmestre;
426 nisToiRE DE Là suisse.
blessa le plus Bâle^ c'est qu'il faisait des portraits inconyeOjaiis de:se$ magistrats et préliendait qu'ils ayaieut tenté de le corrompre pour un acte de trahison ^'^.
La grande complication des droits dans le Sissgau donna lieu à beaucoup d enquêtes juridiques. Tantôt Ulrich d'Eptingen contestait au château de Waldenbourg les anciens droits seigneuriaux sur la vallée de HoUstein ^^^; tantôt cm révoquait en doute que jamais la hautes-justice eût été exereëe à Waldeobourg. Four décider la question on recourut à la mémoire des vieillards qui se rappelaient avoir vu enferm^er daps k tùm, sous le comte de Thierstein^. un beau miUtaire ; la cpoiiesse fut touchée de son sort ^^^; elle se lev^ de nuit, prit une hache, bmisa les ceps, rompit les liens et laissa échapper le jeune homme ^^^. Claranna de Thiersteia apporta en dot, dans la maison des l>arons de Falkeih- ^in ^^^, le landgraviat du Sissgau ; mais les Baloii x^ojiservèrenjt divers droits que leur ville avait acquis de revécue à, titre d'hypothèques, ou d'Otton, père de £ilara^a, ep tQutç propriéjté ^^K.IU obligèrent les habi*
*^* Cette histoire 9ilàeiJi%6»^ Brukner'}a t^ç4^nief. iSii. ,
**^ Ch. des Bernois, portant • que Tenquête des ^âlois est la meil-
•'leuré, et qu'eDe enlève au sîre d*£ptingen ses prétentions; > Wi»
Bruktter,p. i58«. ^
>«> Vértee, de U jqaisoa Ho Mid»a, hériU^ d* la fsmUlQ. >
^*^ Enquête, ^ii8.Iki(L^p, ià73.
'^ Son mari s'appelait Jean Frédéric, mort déjà en i42S;sesûl$, tfean et Thomas. Son père Otton mourut en i4iS. CA. ^investiture w fuieut de Pàlkengtein, cM.^; BfêAnw, fh, ld7S; Ck. de l'évétfue JéâH, i4>6 ;- ib. sei]« TMring d'virtomtn Ullem des i^inçi èftnms, donne àa fiefs à Hemmann ^'OQenboprg^, A42S. 16. il75. L'avçrer Rodptphe Bofmeiiter, leur tuteur au nom de Berne et de Soleure, dont ils étaient bourgeois, donne à Henri d'Ëptkigen de certains arrière-fiefs, 1432. Uid. 4930. .' . :.
, ^>| 4^e 4» venH éi,€pmte> Qtim,ême^ t^vii 8L ThQm^^iki^.