LIVRE II. CHAl». Vil, 2« P
tièrent contre rarroganta liberté du Valais tft contre la puissance croissante de Berne.
Depuis que près de Viége Tarmëe savoyarde perdit environ 4^000 hommes d'élite ^^^^ on -fit plus d'une {(As la guerre conti*e iê Valais^ sans un succès déci^ sif ^^^. Enfin là paix fut négociée dans le Bas-Valais par Vévèque Hnmbert de la maison de Billens ^'^^ ; dans le Haut-Yalais, grâce aux habitans du Haut-Sibenthal^le pays de Gessenay , dépendant du comte ^ Gruyère , conclut, dans un lieu sauvage des Alpes ^'^^^ avec Louéche, Sierres et d'autres dix«ins, une paix qui devait subsister alors même que la guerre éclaterait de nou-^ veau dans la partie inférieure du pays ^'^K Plus tard , Guillaume 9 de la famille dbs barons de Rarogne ^ mai-» son de beaucoup la plus puissante du Valais depuis la ruine des seigneurs de Thurn à Gestelenbourg , étant monté sur le siège épiscopal, fit avec Amé de Savoie une étroite alliance ^"^^^ Dans cette vallée vivait depuis le temps de Jules Césftr un peuple fier de sa liberté $ hardi , dangereux dans son inimitié , inflexible à la servitude et pas assez riche pour dédommager un conque* rant des frais d'une difficile conquête et d'une difficile conservation.
tadiait de préférence à la Haute-Boiixgogiie : le comte Conrad avaUépouflé en premières noces Marie de Vergy, ea secondes noces Heifide de Baax^
><* Ci-dessus t^hap. V, à n* .998 et sniv.i pu ik^ du tom. VL
M»€A.i5aetift5«
^'^ Le«k arL Sion, ad 1399.
>'^ • Près da lac dessédié. »
>7> Traité de pai» mitre le GûSêeway et U Falaàt, i593u Parmi les plénipotentiaires du Valais figurent Rodol(^ et Antoni de Rarogne^ écaycrs. Le scean de Gessenay est apposé par « sage et modeste Pierra «de Grayère, châtelain de Blankenbâ.ui^ • (an nom des Bernois))
*« Guichenon, Snv, Vie d'Ame VIU, ad 441«.
Entre Berne et la Savoie éclata, au sujet du Gessenây,une première mésintelligence. Le comte de Gruyère en était seigneur ainsi que d'autres vallées à peine accessibles ^'^^y dont un étranger, à leur entrée même, n'aurait pas soupçonné l'existence, et qui, par d'innombrables sentiers cachés , tels qu'un labyrinthe créé par 1» nature, communiquent les unes avec les autres et avec des glaciers aussi vieux que le monde; lieux habités^ par une peuplade pastorale innocente, endurcie à la rigueur des saisons, fidèle à son seigneur et formidable à ses ennemis. Le comte Rodolphe, fils de Jean, cet illustre héros *^^ qui avait déposé dans la chapelle de Gruyère la vraie croix rapportée de là Terre-Sainte' pair ses aïeux, Rodolphe, dis-je, et son fils du même nom^"'®, à la s^ite de guerres et de services à la cour de
*^* Dans beaucoup de lieux, des chemins formés de sapins couchésr les lins par dessus les autres sont suspendus sur des abîmes^ et une pe-' tite quantité de poudre sufiQt pour les faire sauter. Il y a unie grande flif« férence entre des routes praticables pour une armée et son artillerie et des sentiers propres au transport des denrées les plus nécessaires, et qu'on trouve presque totites dans le pays. On rencontré de ces sentiers dans tontes les directions.
^^^ Il fut fait prisonnier par les Français, en 1573, dans le combat naval que le comte Jean de Pembroke perdit près de la Rochelle ; il racheta sa liberté en 1374. Froissart , chap. 304 ^t 309. Le reste est tiré de la Chron* de Gruyère»
*'^ Rodolphe le jeune , par sa femme héritier de Vaugrenant. Marguerite , héritière de cette seigneurie, la fit, passer en effet en 18^61 dans ]a maison de Montferrand ; Jeanne, sa fille, l'apporta en mariage' à Anselme de Salins. Dunod, HisU'de F, C. t. m, p. 2d6, 122 (où il nomme Jeanne celle qu'à la p. 296 il appelle Mài^erité), 123 et 150. Or il se trouve qu'An toin'ette , fille d'Anselme, et, selon Diinod, épouse de Jean de Vorgy, avait épousé en premières noces ce comte de Gruyère ; mais son second mari conserva Vaugrenant; Rodolphe était héritier d'Aubonne, du chef de sa mère (n. 57); de Mohtsalvàns et de Broc, du chef de son oncle Jean.