‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 142 sur 173 · LIVRE m. CHAP. II · texte numérisé non relu

LIVRE m. CHAP. II

protéger contre toute injustice , voulurent Tempècher d'être ii^uste. Les combourgeoisîes ne sont que des associations pour le maintien des lois ; tant que cellesci subsistent , la vidence est interdite ; on ne la permet jamais qu'en leur faveur. Lorsque Frédéric de Tokenbourg et Tévèque > tous deux bourgeois de Zurich ^ se brouillèrent ^^, et que le comte parut disposé là soumettre le différend à une procédure régulière ^^% Zurich invita l'évéque à déférer au jugement de ses arbitres ^^^, afin que le comte vît bien que Tailiance des ZuricQÙ» avec Caire n'était pas dirigée contre lui. L'évéque ne lui demandait pas un arbitrage, mais des armes. Les Zuricois lui répondirent sèchement « qu'ils n'étai^at point habitués à sacrifier d'anciennes » amitiés ^^^ à de nouvelles relations ^^^ . » Cette réponse le rendit raisonnable.

Le duc Ernest d'Autriche, Jean, évèque de Trente, et Berthold, évèque de Brixen, s'assemblèrent à Bolzano pour juger le différend entre lui et le sire de Metsdb ^^^. Sa querelle avec le comte de Tokenbourg fut aussi terminée à l'amiable ^^*. Six particuliers notables ^^*, sous la présidence du comte Hugues de Werdenberg-Heiligenberg, prononcèrent à Lindau entre

&8« Probablement à cause d'Ulrich de Metsch.

â>9 Proioc. munie, de Zurich 142^, 24 décembre.

^^^ Ibid, Déjà le jour de l'Ascensioa.

6&i Tokenbourg avait une aUiance de combourgeoisie plus aacieniie.

&»2 Proioc, munie. i420 après NicoL» et de nouveau, 24 décembre.

^®* • Super jurîbus ditionum. • Dominica Trinît. 1424. Bucelini lihœtia,

<»9* On trouve à la date du 7 juillet i42i une sommation aux deu\ parties à so présenter devant les Zuricois. Dës-lors il n'y a plus d'autre viîsiîge»

^^^ Tls ne devaient être ni comtes ni baix)ns. N.*578.

l'évêque et Werdenberg-Sargans ^^. Le peuple des campagnes ne nourrissait point de soupçons contre Hugues^ à cause de son nom^ ni contre le sire de Werdenberg^ à cause de ses principes. Aussi ce jugement porta- t-il le cachet de l'impartialité , de l'équité et de Tantique foi à la religion du serment. Quand on ne pouvait pas terminer un différend d'une manière définitive, on cherchait du moins à prévenir l'emploi de la force en attendant que les esprits se fussent calmés, ou que de nouvelles circonstances les rapprochassent. C'est ainsi que les grands se réconcilièrent sans qu'il y eût de sang répandu , parce que Zurich refusa de soutenir les prétentions injustes des uns et des autres. Tout-à-coup éclata une violente discussion entre l'évêque et les bourgeois de Coire, qui l'accusaient d'empiéter astucieusement et en despote sur leurs prérogatives dans l'élection de l'architecte^®''^ et du conseil, ainsi que sur d'autres franchises qu'ils possédaient. La multitude résolut de soumettre l'évêque à sa volonté. Le prélat, s'en étant aperçu , s^enfuit par une porte de derrière de son château de Marsoil , situé dans la partie la plus élevée de la ville, et dans lequel les habitans l'assiégeaient ^®^. Le château enfin pris d'assaut fut pillé par le peuple qui mura les porteà de derrière. Ces

*'• Scellé par l'évêque, le chapitre et la 'ville de Coîre, par Gaudeoz Planta, ammann de TEngadine, Barthélemi Planta H Jaques Parrut, podestats du Brégell , de la commune d'OberhaIbstein , et par le bailli de Fârstenau, Rod. Schnler. La violation sera punie par S, 000 flor. du Rhin. voy. n. 578.

^*' Titre que portait alors le président de Tautorité municipale rvoy. ci -après.

^*" Tschudi, Marsoil est là où Ton voit an-dessus de la voftte de l'entrée la chambre à boire des chanoines ; Spinoil est au-delà d'an fossé profond à partir du mur de la ville.

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