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la liberté.Vafin de pouvoir se dévouer au gré de l'énergie et du choix de son eOBur. Les hàbitans.de la Hante- Rhétie osèrent réaliser ces sentimens, grâce à leurs mœurs : ils vivaient dans un salubre pays de montagnes; au milieu de leurs tlravaux^ ils ressentaient journellement l'action fortifiante de Tair pur; la nature fournissait à leurs besoins ; leurs désirs mêmes ne les rendaient pas dépendans : les vrais plaisirs ne sont ni dispendieux^ ni loin de nous, et nul n'est plus capable de liberté que celui qui trouve tout en soi 'et dans l'amitié % Tels étaient les homnœs qui se réunirent près de Trons. Une tradition vraisemblable porte que les plus considérables d'entre elix étaient les préposés de leurs villages, hommes à longues barbes blanches. On rapporte aussi que Tabbé de Disentis ^ Pierre de Pontaningen, favorisa leur entreprise par ses conseils et son autorité ^^^; la prudence et là dignité de son caractère justifient cette assertion.
'Le mécontentement général suggéra la résohition de forcer par une volonté ferme et unanime les seigneurs , qui avaient* peu de troupes étrangèms , à respecter les lois de la justice. A cet effet, toutes les communes des plus anciens RhéUens de$ montagnes, près de la source et des pruniers rivages du Rhin, au*-de$sus et au-dessous 4e la forM, formèrent une ligue. Toute amitié donne là conscience de la force, mais le sens droit des Rhétiens leur inspirait de l'éloignement pour les actes de violence; ils proikèrent des momens où des troubles, étrangers disposâiatit les
* Celoi qni Baît tivre seul , se nônrrirxle pommes de terre et le contenter «fbabiUemens groisi«s, porte en soi les élémens fndestracUbles de la liberté. D. L. H.
•*• Spreêher I. c.