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Ces armes victorieuses , auxquelles les grandes cités voisines ne purent résister, furent vaincues, moins par les soldats des condottieri que par la population de ces vallées.
Et d'abord , un détachement qui , par mépris pour Tennemi, parcourait la contrée avec sécurité, fut battu par les habitans de Bormio dans la plaine de l'Âdda , à Tendroit où le nom de Fumarogo rappelle encore, dît-on, les morts qu'on y brûla ^^^.
Avant de parvenir dans les plaines milanaises, Vetturi fut mis en déroute par les terreurs de la montagne. Pierre Brunor marcha contre lui à travers les Alpes dont la situation cachait la faiblesse numérique de sa troupe } les Vénitiens l'estimèrent grande et formidable , quand tout-à-coup elle poussa des cris terribles mêlés au bruit des tambours et des trompettes.
Ils prirent la fuite. Mais Piccinino, l'un des meilleurs capitaines italiens de ce temps ^^^, descendit rapidement contre Cornaro vers la rive occidentale du lac de Gomo, construisit avec une promptitude inattendue un pont de bois prés de Sorîgo, où le lac, fort étroit, a peu de profondeur à cause du sable et de la vase amenés par les embouchures de l'Adda, fit passer ses troupes et parut dans la plaine du village disséminé de Délébio, où le général ennemi , à la tête de 3000 hommes, avait creusé un fossé depuis le fleuve jusqu'à la montagne et y avait fait couler les eaux de l'Adda. Piccinino et Jean Rusca le passèrent à l'aide de claies , de poutres et de planches; mais ils furent repoussés.
Lorsque Piccinino vit que l'ennemi opposait de Tau-
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