LIVRE III t ÇHAP
doivent du moins gourverner de feçcm qoe leur autorité se fa$se sentir le moins possible *.
Ces principes ne furent pas alots constamment suivie par les Lucernois; ils étaient presqttfie toujours ^ querelle^ surtout avec les habiUiU9 de TEntlibuch / ces vainqueurs du Bûttishok ^\ primitivement leura combourgeois *®^, l'une des populations les • plus remarquâmes de la Suisse par sa force , par sa beauté^ par son esprit^ et qui , après avoir supporté impatiem^ ment le joug de rÂutriche/prétendait à être pkiêée sur la même ligne que ses concitoyens les Lueembis. Ceux* ci décidèrent de mettre un frein à Tesprit de liberté de l'Entf ibuch *\
Le campagnard nb voulait ni ie hisser im[k>Sér d'à*» mende ee maltraiter dans les prisMfS^ au gré èè la ville, ni reconnaître Tautorité dé juges^qui n'étaient pas ses égaux et qu'il n'aivàit pas choisis lui-mémi&* ^•*. L'Ëntlibuch prit les armés pour (6es droits . iftnés ^ s'attacha aux trois Waldstetten et se réunit sous ses capitaines et ses bannerets. L'issue fut cependant favorable au gouvernement ^^^, sans doute parce que les révoltés ne surent pas s'entendre ^^^ ^ d'ailleurs
'* Et c'est à quoi les patriciens de la Sntee ne Yoolurent jamais faire attention. Ils maintinrent comme sacré ce qne les siècles de ba!rï)arie avaient imposé, ce qui ne pouvait pins être toléré de nos jours. D. L. H.
«" T. m, p. 213 et JIA.
"» Ibid. p. 250 et 254.
** C'est lliistoiré des aristocraties et des démocraties de Conte Suisse. D. L. H.
*'* Contre-lettre de$ hàbîtane de CEntiihuth , Lticeme iS juin 143 Il s'agissait aussi de détominer si le bailli seul scellerait les actes ventes,
**^ Les prisonniers seront remis à la ville ; le bailli apposera le sceau; EnUibuch paiera une amende de 500 flor. du Rhin. CA. t484«
^*' Aussi fut-il réservé que ceux-là seuls paieraient l'amende , qui
leur nombre &*ëtait probablement pas considérable ; au fond de la vallée, on ne savait pas encore quelle partie de la population appartenait à Berne et quelle partie A Lucerne*^^; entre cette contrée et le bailliage extériçur> il n'y avait jamais eu de relations bien amicales, peut-iêtre parce que WoUhausen prét^idait à des prérogatives ^^'^.
Un gouvernement paternel et doux est celui qui convient le mieux aux habttans de TEntlibuch : leur oaraclàre est trop indompté pour la jouissance d'une liberté, absolue , trop fier pour une obéissance servfle\
La république de Lucerne était gouvernée, comme aujourd'hui encore, par un grand et un petit conseil ; dans les cas importans Tautorisation de la commune était nécessaire. Le grand conseil étant un pouvoir intermédiaire entre le gouvernement et la bourgeoisie, il fut sagement statué que les places qui y
iivaient pris part au soulèveintent Du reste il résulte évidemment de là que les auteurs du mouvement, bien que Tapparence fût pour eux, ne fwtnraiè&f s'appuyemi de la \o\, ni de lu coutume, ou que certains abus, pamvftis Ai arrive , n*ont pas permis au gouveraeiBeitt de ' laisser ou de donner alors ou dans la suite à l'Ëntlibuch une organisation juste en «Ue-méme. Les circonstances modifient bien des choses. «» Parmi les abus qui empêchaient le gouYernement d'être juste, était le grand crédit aocprdé aux nobles et. aux conseils, crédit qui fit de Lucerne une oligarchie telle que le fils succédait constamment à son père. La révolutioD de i79S a mis un terme à ce scandale. D. L« H.
*" Nous verrons ci-dessous une coqyention à ce sï^et à Tan 1466.
**^ Celui qui passait des bailliages dans cette petite ville devenait libre s mais, celui qui passait de la ville dans les bailliages pouvait être poursuivi. Cette disposition fut abolie en 1427, Sehnyder, Hiê(, de CEnt- Ubueh, Lucerne, 1781, t. L
* Cette application du discours de Galba à Pison est déplacée. Avec une constitution libre , les babitans do rEntlibi^cb auraient vécu en pais sous I^ceme D^ L. H.