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deviendraient vacantes ne seraient plus conférées par l& gouvernement seul, mais par les deux conseils réunis ^^^. Les franchises accordées aux arquebusiers prouvèrent que la ville plaçait son orgueil dans l'honneur des armes ^^^.
Tous les marchands et les pèlerins qui se rendaient d'Allemagne en Italie, ou de la Lombardie en Allemagne , trouvaient dans la ville et sur le territoire de Lucerne, sûreté du passage et du commerce , moyennant des péages et des droits de conduite modérés ^^.
Les mœurs étaient conformes à la dévotion et à la simplicité antiques. D un air vénérable ^^^ , le jour de
^'* En 1422 , Tannée da revers près de Bellinzone, on était convenu que le choix serait commaniqué à la bourgeoisie, afin qu'elle pût exclure ceux qui lui paraîtraient indignes. Les choses se passèrent en 14B1 comme il est dit dans le texte et c<»ime le rapporte aussi Batthasar dans VExplioaiion des labUaum*
"• Vaxoyer, le eomeil et les Cent leur font bâtir une chambre à boire près de la Reuss, à côté de la demeure du greffier municipal, et leur font présent d'un certain nombre de culottes bleues et blanches ; 1429* Les maîtres portdent un vêtement de soie noire découpé en longues bandes, de quadruples chaînes d'or et un collier de plumes qui encadrait leur longue barbe. Pour élre reçu il fallait avoir ses armes et un sceau à incendie ; le récipiendaire fournissait une coupe d'aigent pesant quatre onces, une nappe, douie assiettes, autant de serviettes et quatre pots de bon vin. OrdonnoMe des arquebusiers , 1427^ dans Stalder sur VEntlibuch, U U.
••« CA. de Vavojrer, des eanseih et des bourgeois, Jean-BapL 1426, avant la paix avec Milan, daps TsehudL «Si cet acte doit être an- » Dulé, ils en avertiront six mois d'avance le maître et le conseil de » Strasbourg • ; c'était sans doute avec cette ville qu'ils avaient le plus de relations commerciales.
*'^ Expression de l'ordonnance de 1410 {Balthmi^, Choses méfMra* bUs I, 84); je la conserve, ainsi que les suivantes, pour faire voir que l'essentiel ne consiste pas dans le fait de la procession « mais dans les seoUmens qu'on y apporte.
Notre-Dame de mars^ tous les prêtres^ portant les choses saintes, marchaient en procession pà^r la Musegk autour de la ville; avec grande piété, les suivait l'homme le plus honorable de chaque maison; puis les femmes, humblement. Le prédicateur îe plus distingué prononçait un sermon en latin ^^^ et un autre en allemand. On recomnïandait la ville natale à Dîeu, le priant de ne pas la visiter, comme il arrivait souvent autrefois *^^, par Tâdversité, le feu et la guerre. Ensuite, joyeux par la foi, chacun buvait du vin tel que le pays en produisait ^^*. On distribuait des poissons aux conseillers , aux prêtres , aiix pauvres de Fhôpital , aux malades de la léproserie ^^^ et à tous les indigens ; la meilleure partie de la fête consistait dans Tempressement de l'homme à partager, plein de confiance en Dieu, sa joie avec tous ses frères ^^^.
Us vidaient la coupe avec d'autant plus de plaisir que le vin était une rareté pour l'agriculteur*^; ses
**2 Poar les étrangers; 1er pape accorda des indulgences à ceax qui célébreraîenl cette fêle.
••• Surtout dans cette saison. Ordonnance, Voy. aussi «6«£. des dispositions semblables dans celle de 1253. La plus grande partie de la ville était encore bâtie en bois ; il est'probable qu'on ne ramonait pas r^olîôremcnt les cheminées pendant Thiyen
>'* BaUhasar^ 1. c 37. Il existait aussi une tribu des vignerons; mais, comme en beaucoup d'autres lieux , la culture de la vigne fut avantageusement remplacée par une autre , lorsqu'on put faire venir à bon compte de bon vin d'antres pays.
*'s Dans la « Senty > (maison dé santé ). J'ai quelque doute maintenant si dans la ch. 1930 (ci-dessus t II, p. 327) « Sentum » n'a pas cette signiGcation.
•'• Telles étaient les fêtes des Hébreux {Herder, Esfyrif de la poésie des Hébreux) ; telles devraient, à plus forte raison^ être les nôtres ; mais la plupart des théologiens , surtout dans le siècle de la Réformafion , étaient malheureusement animés d'un esprit tout opposé.
**^ fVelti An der Huh, vieillard âgé de 107 ftna, par conséquent né
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festins se composaient de lait et de crêmè^®*, de beurre, de caillebotte, de miel et dé pain^^^. Comme tous ses plaisirs se rattachaient à la religion , il célébrait la fête de la dédicace daqs sa grangey assis sur des planches, interrompant gaiement par la danse son modeste repas« En dépit de leur énergiqpe vigueur, les Suisses d'alors étaient plus justes qu'on n'aurait pu s'y attendre. Quoique les droits de la miaison d'Autriche n'existassent plus, les habitans de Zoug et d'Egeri laissèrent le chevalier Guillaume de Grûnenberg, con^ seiller a\itricbien , en possession des trente marcs d'argent que le duc lui avait assignés sur leurs lacs comme hypothèque'''^, jusqu'à ce qu'il leur vendit son droit ''^^ Les Zougois exercèrent la justice criminelle dans le village de Steinhausen; Zurich leur en contesta le droit '''^^j trois hommes de Schwyz^^^ prononcèrent en
en ihS% tâconta en 1596 les faits mentionnés dans ce paragraphe à Hennward Cjsat, comme tableaa des temps de s^ jeunesse* Batthaaar 1. c. 58. ^
^' fVelti nomme encore le « sùffy •; c*esl> si je me souviens bien , ce qui reste dans le chaudron , après qu'on en a tiré le fromage et le beurre, s» Voj. pour plus de détail et de précision Stald^, Idiotikan t. II, p. 804, art. Saufen, C. M.
*'* Le protocole du conseil de ihZi nous donne une idée des festins qui se donnaient dans la ville t le Custode , Heinimann VTalker, doit faire préparer le banquet pour le jour de Saint-Maurice i caîUebotle, miel^ viande fumée et salée, viande fraîche, légumes verts, ceufs à la coque, bouillie jaune, un rôti, des poules rd^ties, un civet, deux espèces de vin , deux espèces de pain , le tout en abondance t voilà de quoi le festin se composera. Stalder, «ur VEntlibimk,t, IL
^®® Ils lui fournissaient annuellement un nombre considérable , mais déterminé, de petites truites rouges et d'autres poissons.
^^^ En 1421, pour 160 flor. du Rhin. Ch.
''^ A cause du bailliage libre de Knonau.
'^^ Chronique de Bahn , extraite par Jean Schoop, mon grand-père. Mse.
fayeur des Zuricois^^. Dans les temps postërieui^^ de pareils différends ont traîné pendant de longues années , en raison de la partialité des juges ou de l'insubordination des parties. C'est jyir un effet de ce rigoureux esprit de justice que souvent le même morceau de territoire est gouyetné^ à des titres différens^ par deux ou trois cantons ^®^.
Lorsque vingt ans auparavant les Schwyzois eurent illégalement soutenu par la force contre la ville de Zoug les communes qui l'entourent ^^^ Sdiwyz fut obligé de déposer entre les mains des Confédérés une lettre dans laquelle il reconnaissait avoir agi injustement en cette circonstance''^''. S*il est naturel et même utile de ne pas laisser impunie une pareille conduite d'un canton ^ il est bien plus avantageux encore à l'amitié confédérale ( puisse- 1- on y réfléchir aujourd'hui!) d'anéantir^ après un certain temps ^ ces monumens d'époques affligeantes. C'est ainsi que les Zuricois agirent alors^ de la manière la plus louable''^. <f Devant eux se présentèrent le landammann de Schwy z, » Ital Réding^ et Jost BûeF^^^ au nom de toute la » commune de Schwyz ^ jeunes et vieux, riches et pau-
'** Voy. pour la délimitation une note ^Iselin dans Ttehudi^ A. 1480. Elle eut lien à Gappel. Chronique imprimée de JRoAfi, h. a.
'** Le Kiemen est une contrée contigoê au Rigi dont la haute justice appartient à Luceme » les forêts à Zoug, le gihier à Schwya.
70' Ils y promettaient sans doote de se soumettre de tout point à la sentence.
7^^ II est Trai que par là Ton ne prévint pas la guefM civile, des années suivantes ; mais il faut faire tout ce que l'on peut pour éviter le mal , et plus que son devoir pour opérer le bien : le succès dépend de la main qui gouverne le monde.
7»« Boii dans la chirte.