‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 153 sur 173 · LIVRE III. GHÀP. II · texte numérisé non relu

LIVRE III. GHÀP. II

d'un rocher escarpé dans rabinie. Mais Dieu veillait sur ia victime : Blumer put retourner chez lui et raconter le fait. L'audacieux assassin se tira d'affaire par la ruse. Il insinua secrètement aux parens « que ce mi* » sérable était au monde pour les couvrir de bonté , » qu'il commettait des abominations avec le bétail ; que » lui-même l'ayant surpris, avait aussitôt résolu de lui » infliger de sa propre main une punition qui ne » pouvait être imposée pubUquement san& déshonorer » toute la famille. » Blumer nia. L'accusation fut portée devant les juges. Ceux-^ci ne surent découvrir la vérité ni par des intenx>gatoii*es' ni par la torture, parce que Bhimer jurait avec persévérance qu'il était innocent, et que Heiutz mentait avec beaucoup d'assu-^ rance et d'habileté ; l'assemblée générale décida eu conséquence qu'il fallait recourir au jugement de Dieu dans un jour de solennelle justice. Le 1 2 d'août 1 423 , les habitans du pays de Glaris des deux sexes '^^^ , à l'exception des parens de l'accusé, s'assanblérent sur la place publique de la justice, appelée In Gruben. Des barrières formaient une enceinte au milieu f à l'entour se tenaient le landammanù Tschudi et soixante chevaliers, armés chacun de son épée; derrière eux, la masse du peu{^; au dedans de l'enCeinte, les deu]t beaux-frères l'épée à la main. Tous les assistans 5 le cœur ému, demandaient à Dieu justke et victoire pour l'innocent. On donna le signal; ils se battirent long-temps; à Ù fin, Blumer frappa Heintz d'un èpup qui le renversa, et il en^ porta d'autres qui lui ôtèrent l'espérance de vivre. Celui-ci éleva la voix , avoua son

:^ ï 738 On peut conclare cela de ce qn'il est dit expressément que leurs parentes mêmes ne farent pas admises.

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