‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 154 sur 173 · IV. 3i · texte numérisé non relu

IV. 3i

483 HISfrOIRE DE LA SUISSE.

crime et rendit le dernier soupir. Le vainqueur prit Fëpée de son adversaire et la remit au landammann, puis il donna la sienne à l'avocat Hupphan <|ui avak défendu sa cause ''^^.

Le prince-abbé de Sàint-Gall ^ Henri de GundolfiDgen "^^^j gouverna pacifiquement^ mais en' seigneur plus habile à prévenir de nouveaux désastres qu'à répareir la ruine de l'abbaye. Rien dans ce convint ne rappelait son ancienne gloire ; les savans travaui du dixième si^e gisaient oubliés et en désordre dans une tour , au milieu de la poussière et des toiles d'araignées "^^^ Le Pogge en sauva quelques**uns de lobscuf ité et de la destructicm où l'envieuse ignorance %i la paresse de maint prélat ont plongé et plongent peutêtre enccNre grand nombre de monumens du génie antique.

Le concile de Constance parut vouloir déposer TaUbé H^nri ; dans le fait ^ il fallait plutôt à l'abbaye un chef illustre par ses talens , qu'un homme reomnin&ndable

'M h^J^ggf. r^CDO.^Q qu'il découvrit daps une tour, à peioe as«a bonne pour servir de cachot à des criminels, Quîntilien , les trois premiers livres de Vali^riUs Flaccus et le commencement do quatrième, de même plusiéù» discotifs de Gicéron. Bouoe , Vie de Laurent éê M^ di«(i», 1 1, d'après J^skltres du Pogge et de Traversari. Jowh'm de f^^ mande qu'il trouva d^ns le même lieu Silûis Italiens , le Commentaire de Porphyrion sur Horace , les Commentaires du rhéteur Vîctorinas. Denis , Hist, de Vimprimerie de Vienne. L'aspect ^ue* présentaient ces livres est décrit ^^x, Antonio itAMti^ dû variftate fortunai^jttw tt urbU* Il ai ^ roccasioD de Q4iinilien : « Decolor atque niger, et fai sub qaodam bancho per tempora looga extiteret. » Il en fut de même des traités de Gicéron de Oratore et Orator. =s L'abbé de (ïondolfingen ou Gundelfingen était au-dessous de sa dignité par son ignorance et à cauae de ses enfans illégitimes. G. M.

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• • .' • . j seulement, par $a bonté. Henri résigna sa dignité ''^^ ,

se contentant de celle de prévôt et de lieutenant; le

peuple fierdit à regret ce seigneur ''^^. L'Église assem-^

blée ofirit le titre d'abbé à un doeteur Conrad ..au- *<

trefpis abbé d'un important couvent de Bénédictins à

Pégau, en Saxe. Au bout de trois mois, celui-ci rési-*

gna en faveur de son chapelain^ Henri Mangistorf de

M eiss^ "^^^ ; l'abbaye était tellement obérée , la ville et

Âppenzell étaient si hostiles envers elle , et en même

temps si résolus et si forts y qu'un abbé ne pouvait

espérer ni plaisir ni gloire ^^^.

Tant que les Âppenzellois, contens de leur vie pàs*-

torale, ignorèrent le commerce extérieur^ ils. ne s'iur-

quiétèrent point des ordonnances et des défenses des

princes * \ ils dédaignaient excommunication ^t ban;

la lib^té existait moins dans leurs chartes que dans

leur caractère 9 qui les poussait même à la licence;

le respect pour les cantons confédérés ^^^ pouvait seul

'" Vere la fin de l'été de 1417. Twhvdu

'** Les habîtâns de Wyl refusèrent de rendl-e hommage à son siicceaseor jusqu'à ce qu'il eût lui-même déclaré authenliquement qii^il avait renoncé de son gré à l'abbaye. Id. Car , outre la ch. citée ddessus, p. 147, n. 511^ il en avait octroyé une autre à TtiôpîtaU par laquelle il lui donnait autant de terrain que deux chevaux en pourraient^abourer , du foin pour ceux-ci et de plus deux vaches. Ohi 1416.

^'* En janvier 1418. Tschudi.

7SB Aussi l'abbé Mangistorf faisait-il argent de tout , pour nétaliUr quelque dignité extérieure ; il vendit entré autres beaucoup de dîmes au riche et vieux Hugues de Watt. Stumpf,

* Les manufactures les ont depuis rendus plus riches , mais plus faciles à dompter. D« L. H.

"* Pronùiué du bourgsiestre Jacques Glentner et de Henri Meyss, de Zurich, et d'Ital Réding , landammann de Sefmyt^ ^ntré Appenxéll et ta 9UU de Saini'Gall, 1418» dté par Walser.

.les.déierinihérà suivre à l'égard de leurs voisins les mêmes régies de jurisprudence qu'ils observaient entre

La ville de Saint-Gall , malgré sa petitesse et quoique réduite, faute de sujets, à tirer toutes ses ressources d'cMe-même , s'accrut étonnamment en peu d'années > pour avoir habilement profité des circonstances. Pendant le concile. Constance ayant à loger «n nombre d'étrangers quadruple ou quintuple du Nombre ordiliàfi'é'de ses hàbitàns , K fabrication des toiles en souffrit, et les fabricans durent chercher un emplacement plus icommôde *. Saint'^Oall Tolfrit '^^ ; en peu de temps un iiombre considérable cle rues nouvelles agrandirent là'vilfe ''*^; le produit de 1- impôt et du mesurage des

toiles' (lit plus que doublé ^*^, et Saint-Gall acheta les

, "' Sur les succ^essions, les dettes et les délits. Même prononcé extrait par Haîimeytr,

* On a calcnlé que dorant le concile il y. eut toujours à Constance de 50,000 à 150, 000 étrangers. Tons les édiGces publics fnrent mis en réquisition, et l'on forma le conclave pour l'élection d'un nouveau pape dans la douane, marché ordinaire des toileries. Cette circonstance, le dédain pour la classe marchande dans une ville où se trouvaient réunis tant de têtes couronnées et de princes, enfin le manque de tranquillité, déterminèrent plusieurs négocians à s'établir à S^t-GaU. Dans ce uoinbre étaient les ZoUikofer, les Fecbter, les Hux , etc. L'accroissemeût du commerce de Saint- Gall inQua sur le pays d'Appenseli. Zelltfègtt, Hist, du peuple appenzellois, 1. 1, p. â03. G. M.

'»» Hulitrieyer,p, 117*, tVaUer, p. 264.

'*• La nouvelle ville. HaUmeyer, 1422.

740 Hugues et Pierre de Watt achetèrent de l'abbé Henri Mangistorf, eh 1410 (eh,), le péage et la mesure de la toile pour 36 marcs que • Haitmeyer évalue à 108 florins ; en 1439 ils hs revendent au bourgmestre et au conseil pour 2S2 florins; l'aU>é Egloff Blaarer ayant repris à lui le péage et la mesore de la toile , les céda pour la même somme à J^nKeller. Ha/fmej'tfr^p. 138 etsniv. • ' ' •

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