‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 155 sur 173 · LIVRE III. CHàP. iu · texte numérisé non relu

LIVRE III. CHàP. iu

franchises les plus importantes et méipie des propriétés territoriales "^^^ Le prince la reconnut pour une villç impériale ''^^; elle se libéra des contributions due$:^ l'Enlpiré "^^^^ Sa nouvelle considération engagea l'abbé à céder sur plusieurs points''^**. Elle supporta coura^geusement le désastre d'un incendie qui la détruisit presqt^e en totalité '^*^; à la place des anciennes maisons de bois y les gens aisés bâtirent en pierres; la bourse municipale fournit aux pauvres des tuiles pour prt^ve^ nir les danger^ de toits construits en bardjeaux. L'une des plus hatites tours de Saint-Gall '^^^ ^ sa plus grçssf cloche ''*'' , ses éclatant progrès datent de répçwjue qui suivit immédiaitement celle-ci. Le malheur / qui a]>at les âmes communes ^ donne ordinairement une nouvelle et plus forte trempe aux âmes généreuses.

Cette ville cherchait à étendre sa liberté ciyile, \e plus souvent par des moyens pacifiques ; sa prospéritii et sa richesse, par les succès de rindustrië. L'ablp^^ ainsi qvie tous les seigneurs voisins''^*®, avait biep

^*' Le château él la justice )cte'Steiiiacl:i achetés en ik%i du inêiAe Hiyues de Watt. Id, Plus tard le fief héréditaire de Beraeki Id. A. 1430.

'*' Henri de Mangis^rf, 1418. Tschudi.

'" Pour 2,000 florins. Ha//m«/cr, 1417.

^^* Concernant Thommage, la justice du palais, rofiice de Tainmann municipal» les. crimes, les poids et mesures, rsc/ifi^i, 141 S.

'*^ Le feu se répandit rapidement de tous les côtés ; il ne resta. r du couvent et de la ville que 17 maisons. Haltmeyer, 1418; fValsçi\}c 20 avril. Dès-lors on établit 30 guets, h moitié placée sur les tours et les murs. Vautre moitié destinée à faire des patrouilles; on leur en adjoignait 14 autres quand il faisait un grand vent. Stumpf.

'** Celle de Saint-Laurent ; Id> 1415 , époque où elle fut commencée.

'*' De SainlLaurent , 1430. Id,

768 Prononcé des Zurlcois entre les chevaliers Lvonard tle Jungii?gcn

plus à redouter Tesprit qui aoimait le peuple pastoral d'Appenzdl. Celui-ci se soulevait contre toute subordination ; les Âppeiizellois recevaient avec plaisir dans leur alliance quiconque aimait la liberté y et ils défendaient ses droits d'homme libre *. D'autres contrées «'enorgueillissaient de la Ubertë impériale ; pour eux ^ ils dédaignaient^ comme servile^ toute oonstfitution moins libre que celle des premiers hommes qui , antérieurement à toute domination^ promenaient leurs troi^eaux avec une simplicité patriarcale. Ils n'auraient pu produire en faveur de leur droit des documens officiels '^^ ; aussi ne s'en souciaient-ils guère , persuadés que chacun a le droit de la liberté dès qu'il le sent et qu'il sait le défendre **. Malgré, ces prindpes magnanimes^ on les aurait laissés tranquilles, s'ils avaient vécu, comme les Arabes, solitaires dans un désert, ou séparés de tous les peuples d'une autre manière; mais, à plus d'un égard, ils devinrent incommodes pour leurs voisins. Non-seulement tous les opprimés trouvaient asile et accueil amical cbez les Appenzellois '^^ , mai^ ceux-ci refusaient de se soumettre aux obligations et aux contributions ordinaires

et Frischbans de BodiDan , bailliê de Bheinek , d'une part, et j4ppenzeU ; ie soir de Saint Matthieu » 1419. Dans TsohudL

* Ce principe renouvelé des Acbéens , s-il devenait assez dominant pour que roQ pAt compter sur son application , nous rendrait encore bien plus invincibles. Il faudrait le graver sur le marbre, à l'en Crée de tontes les grandes routes qui conduisent dans notre pajrs, aCn que nul ne pût l'ignorer. D. L. H.

'*' Comme dans le prononcé qu'on vient de citer.

** Heureux les Suisses s'ils n'eussent pas oublié cette grande vérité l p. L. H.

'*^ Les gouverneurs se plaignaient de ce qu'ils recevaient des bour? geois ; Zurich déclara que les Appenzellois en awlent le droit.

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