‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 166 sur 173 · LIVRE m. GHAP. II · texte numérisé non relu

LIVRE m. GHAP. II

4ans les moins excusables , audacieux à Waver nonseulement tout ennemi^ mais aussi la justice ^^^* Qui pouvait les arrêter? Us sortent avec impétuosité de kurs retranchemens et sè-précipitcntdans la plaine. Les p^ tiles troupes ennemies s'enfuient. Eux^ pous^nt de grands cris, les poursuivent, les atteignent, les ren^ versent , mais s'épouvantent soivlain loraqu'kiopinér ment prés de Gossau, couvert jusqu'à ce moment par une coUine, Frédéric de Tokenixnirg^ à la tète d^utie armée rangée en bataille, leur apparaît. Hors d'ha<^ leine, sans position^ sans ordre, dans un péril imipré^ vu, ils se battent, mais mm ootmne maint pattevr des landsgemeinde qui n'ose pas regarder la mort en feoe. Sutfi et Haech, tous deux fils de kndammannt ^ et quatre-vingts de leurs compagnons d'artnes se sacrifient ea hommes de cœur^^^. Nul ne se rend; la bannière 'na-* tionale est sauvée; on fuit à peîiie jusqu'au retranchements^^ : la forêt est ai bien gardée qtt# Frédërte juge prudent de se retirer à Saint*- Gall, Sfu lieu dé poursuivre son avantage.

Après le sirecès remporté prés de Gossau, il se retint le long du versant septentrioiial de leurs collines dans le Rheinthal ; trois jours plus tard il tenta une double

<•> fVaUtr les appelle • l«s criards les phis andadetn et les plus arrogans. »

86» fVaUereadimxkt la) liste. Je nommerai ici Enti Schtœpfer, parce que sa famille fleurit encore. *» x Thenre qa*il est on*']a retrouve dans les premières magistratures du canton. Voyez une partie de la liste des morts dans Zellwéger 1. c, d'après la. CAron. anonyme qui piâralt avoir servi à Walser. G. M.

**' « Du côté d*A.ppenzeU ^ » dit Tsehudi, par où il faut entendre le pays et non le bourg, autrement on ne compi^endrait pas que le comte ne %e Ud pas emparé de Hérisau. La perte ne fut pas eonndérable. Cette affaire eut lieu le 2 novembre.

irruptîoD en même temps du . cote de Bematig^ *^^ par Husen^ prés de Rûti, et du côté d'Altstetten par la Hohenek. Sur les deux points il fit mordre la poussière à ceux qui Tatta^uèrent avec le plus de violence ; cependant il ne pénétra pas dans le pays. Il avait essuyé deux défaites 9 les Âppen^ellois trois ^ mais moins sanglaptei^y à ce qu'il parait *^'', lorsqu'une neige profonde^^^ ferma l'entrée du pays. Beaucoup de seigneurs du Rheinllial avaient été ruinés par les Appénzi^ois^ et leurs châteaux^ sans portes et sans fenêtres ^ n'étaient r^rés que pour le débit de leur vin et la réception de quelques amis^^^; le comte ne put donc guère y séjourner^ faute de. cantcmnemens*'

Dès l'époque où il s'était avancé vers le couvenfe de jtfagdenauy Zurieh ^ Schwyz avaient sérieusement eij^iorté les Confédérés dans la diète de Lucerne à forcer les ÂppenzeUois de respecter le droit ou à les abandonner ^'^^. La première de ces alternatives pa-^ ratissant impossible ^ les deux cantons résolurent de les contraindre à se soumettre aux lois ^'^^ Zurich refusa nettement le passage à tout volontaire qui se proposait de servir eontre Frédéric®'^. Comme après l'aflFairede

'•• A celle époque le châleau de Rosenberg à Bemang élaîl probablement au pouvoir du sire de Buchenstein, ch&tebin de l*abbaye de Saint- Qal), Union ^ntre Bemang et MageUperg, lÂlB.

••' On ne trouve nulle part qu'ils aient perdu beaucoup de monée près de Husen et de Hobenek.

^'^ Même au i)ord du lac de Zurich on en avait jusqu'aux genoiii* jTscAiif/i, 442 8 « là novembre.

*<' Paise et union de deux de Ramschwag au wjet de Biittten, 1419.

«To Protoc, munie, de Zurich, vers saint Gall. ^ '^^ Ibid, vers la Toussaint ; « parce que Tokenbourg aurait désiré suivre les voles judiciaires. »

*" « Nous le punirons de façon qu'il eAl mieux valu pour \m être l'esté à la maison. »

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