LIVRE III. CHAP. II
Gossali le comte se trouvait dans le Rheinthal ^ et que beaucoup de Zuricois et de Schwyzois se rendaient sous sa bannière^*^^ y les Confédérés obtinrent qu'on proposât une trêve, de quinze jours , et qu'une diète fut ÎBdmédiatement convoquée à Békenried pour rétablir la paix ^'^^. Le matin où les députés des cinq cantons parurent à ce sujet à Zurich devant le 4K)nseil et les bourgeois , ceux d'Uri et du Haut-Ufiterwalden restèrent à leur place lorsque les Deux-^Gents se retirèrent; ils dirent ^u bourgmestre et au conseil : « Nous devons » vous déclarer que si les Âppenzellois éprouvaient » quelque dommage^ iious en serions fâchés ^ et très^ » faché3; veuiUez vous en souvenir. »
Les rigueurs de l'hiver rendireat la guerre impos-r sible.
Dans le printemps de l'an 1 429 , se joignirent aux reprësentans des Confédérés des députés de leurs amis de Baie, de Schaffhouse et de Saint-£all^ des villes principales de la ligue souabe , Constance et TJlm , . enfin de leurs voisins de Lindau , Ravensbourg et Ueberlingen ^ pour ramener la paix par leurs communs efforts. La paix se fit ^ parce que personne n'avait rien à espérer de la guerre. La plupart des cantons suisses se seraient bien gardés d'abandonner les Ap^ penzellois ; dans le pays même on adopta les, vues des hommes équitables que leur prévoyance avait garantis
*^* Ibid. ttint Martin* Les Confédérés demandent qn'on Jes renVQÎe chez eux. Je pense qu'ils se rendirent vers le comte entre le 2 et le 5 novembre; fValter rapporte qu'il reçut des troupes fraîches; peut-être s'est-il gardé à dessein de les nommer.
'^^ Zarich: « Nous serons favorables à ceux qui se montreront disposé^
h la paix. •
522 HISTOIRE DE LA SOiSSE.
d'un aort fune^. Ceux-ci désiraient que l'on remit en rigueur le jugement des Quatorze , cette charte de la Uberté^appenzelloise. Ils n'étaient pas animés d'un patriotisme moins courageux que leurs frères morts pour la patrie y et leur prudence ne laissait à l'ennemi m prétexte ni avantage.
La paix fut conclue à Constance par vingt-quatre députés ^"^^^ Ils confirmèrent tons^ les articles de la sentence prpnoncée sept ans auparavant; maïs ite firent disparaître deux sources de discorde. Premidrement le vague ^ en fixant à deux mille livres les arrivages dus à rabl>é pour les dîmes et les redevances fonci^es, tandis qu'auparavant les AppenzeHois étaient maîtres de payer ce qu'ils voulaient En second lieu ^ ils annulèrent les alliances conclues hors des frontières . et Statuèrent qu'à l'avenir si la qualité d'homme Kbre était cc»itestée à quelqu'un qu'ils se proposaient d'admettre au nombre des citoyens ^ le conseil de Constance déciderait. Ils imposèrent à l'abbé l'obligation de faire kver à ses frais l'interdit^ et à l'évéque de Constance • d'envoyer sans retard dans leur pays son grand-vicaire pour oDnsacrer é^ nouveau les églises^ et deux pénitenciers pour donner l'absolution même aux meur^ triers des prêtres *'^®.
Dès ce moment et tant que vécut Égloff Blaaiw ée Wartensée, on vît régner entre l'abbé de Saint-4}att et le pays d'Âppenzell non-seulement la paix ^ mais la bonne amitié j les Âppenzellois obtinrent; même ^ par l'intervention de l'abbé \ une oharte impériale qui leur
>'s li^29, Qwurdi après saint Jacques. Extrait dd ki eh. dans Waiser, ^^' Absolution de la bulle d* excommunication citée par le même.