‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 17 sur 173 · UVRB II. CHAP. VII, 2'' P · texte numérisé non relu

UVRB II. CHAP. VII, 2'' P

)doyée&9 dans la vallée du Gessenay, s'emparent des tours *^^, et occupent les défilés. Le gouverneur porte plainte contre Berne , comme amie de la révolte ^ devant le seigneur de ces fiefs , le comte de Savoie , fait une irruption et force Chateau--d'Oex de jurer com*plète obéissance ^^^« Les Bernois requièrent leurs combourgeois et tous les Confédérés* Les Thounois et leurs compagnons d'armes , les habitans du Sibenthal, passent les sauvages montagnes, derrière le fort duVanel, le long du torrent de Jaun, la vallée d'Afilentsch, at^ taquent la forteresse de Bellegarde, défendue par sa situation, par ses fortifications et par une garnison nombreuse, la prennent et l'occupent ^^. Cependant Guillaume de Challant, évéque de Lausanne, etJac^ ques de Montmayer , prévôt de Payerne^^*, avec l'aide des villes de Baie , de Soleure, de Bienne et de Fribourg^ engagèrent les parties belligérantes à confirmer le traité de combourgeoisie dans une diète à Morat , et à mettre en oubli le passé ^^^; le comte de Savoie y donna les mains ^^. Les habitans du Gessenay demeurèrent donc

de la troupe s'était pris de querelle avec un habitant du Gessenay, et l'avait tué. MOêchig.

«•» Vanel et Ghàtean-d'Oex qui sont appelés, n. 199,- - castra sive fortalitia. » Ainsi le Vanel était encore tenable après 1549.

^** On. ne voit pas bien si le traité cité n. i99, en vertu duquel Château-d'Oex devait payer iiOO florins , sa rapporte à ces événemens ou an rachat, n. 182.

f Pierre, Rodolphe et Antoine de Gorbières (dont deux furent faits prisonniers; Têchùdi) et Aymon de Prez, étaient seigneurs du chà-tean. Ch,

*'^ Dont le père ou le frère j nommé Gaspard , avait été bailli du Pays^ de-Vaud , au nom de la Savoie, avant le seigneur de Joinville.

^'* Paix de Gruyère ( du consentement et sous les auspices de Joinville ); aeec Berne. Morat, 8. mars li07.

^^ Ratifieafian ttAméi VIII , Boviget , 7 mars 1408.

unis k Id république des Bernois ; la yille de Berne con^ solida sa prépondérance dans les Alpes*

Quelque temps après ^ Hugues Burkhard , de Mont-* béliard^^^^ seigneur d'Oltigen^ à la fois vassal de la Sa<* voie et bourgeois de Berne^ fut assailli dans son château par les serfs de sa seigneurie d'Oltig^n, et tué^ quoiqu'il ofirit de leur faire droit. Cet homme ^ sinon tyraoni* que , du moins imprudent ^^^ , détesté de son peuple qu'il haïssait ^ le menaçait des traitemens les plus durs et les plus ignominieux y et provoquait en quelque sorte les gens à se montrer [9es ennemis^ attendu qu'il saurait bien les subjuguer. C'est pour cela que les Bernois ne punirent point l'action de son peuple. Mais lorsque le comte de Savoie^ sous [uré texte de venger le sang, Toolut s'emparer de la seigneurie d'Ohigen ^^^, ils re*" quirent lemrs alliés. Déjà les bannières de Thoune et de Berthoud étaient entrées dans Berne. Le comte Gon-*' rad de Neuchâtel prévint les hostilités avec l'aide des Bâlois ^^* et d'autres Confédérés , acquit Olligen pour 7,000 écus d'or ^^^, et le revendit aux Bernois.

*^^ 11 m'a été impossible jusqu'à ce jonr de détenniner si Hi^gnes était d'une branche de la famille des Montfaucon (que Duttocf n'énunière probablement pas toutes, t. ni, p« 5*3-60), ou s'il appartenait simplement à une famille noble de la ville et seigneurie de Montbéliatd.

^^ L'enquête faite à Berne ÇStettler, ad a. iAlO) n'est pas décisive; premièrement elle est partiale ; secondement elle manque de détails, et de précision.

P* Il parait avoir été le suzerain de Hugues , mais peut-être pas pour cette seigneurie, Tout cela est obscur, mais on peut l'éclaircir an moyen des archives de Berne.

9*^* La pacification de cette contrée leur importait à cause de là route commerciale.

^^ D'Âgnellina de Bévans, veuve de Hugues, et de leur fille, 1410, 4> L, de fVatietoyl, Mèc. Steiiler et d'autres écrivent son nom de famille de Bagnes, leçon qui. ne doit pas être entièrement dédaignée;

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