‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 18 sur 173 · LIVRE II. CHAP. VU, 2* P · texte numérisé non relu

LIVRE II. CHAP. VU, 2* P

Après cela , Tavoyer 2^ Pétermann de Krauohthal, a la tête d'une nombreuse ambassade de Berne ^^'^ et de Fribourg ^^, se rendit en Savoie pour attester au comte « que le meurtre de sire Hugues n'avait point été com- » mis du consentement de la ville de. Berne , ainsi que » la calomnie l'affirmait ; qu'ils espéraient que cet in- » ddent n'empêcherait point le renouvellement de l'al- » fiance entre la maison du prince et ses vieux amis , » les Bernois ^^^; que Pierre Felga, avoyer de Fribourg, » était venu avec lui, parce que la communauté de cette » ville importante désirait former une alliance sembla- » ble. » En efFet, Âmé YIII maintenait et accroissait avec un singulier bonheur l'éclat de la puissance savoisienne : Grandson , le cosité de Genevois y dans le Bugey et dans la Bresse les seigneuries de l'ancienne maison de Thoire-Villars , la protection des puissans. Âvogadri de Yercelli , Domo d'OssoIa et tout le Piémont, voilà ce qu'il sut acquérir ; il vainquit les marquis de Saluées, de Montferrat et d'autres ennemis; les ducs de Bourgogne et de Milan honoraient son alliance;

dest d'elle que peut provenir U parenté avec la maison de Rarogne dont parle Tschudi , 1410.

*^* £n attendant, Ifo de Bolligen était son lieutenant Ck, 1A12, coneemant la maison de Weyermann.

^^^ Aymo Dives (Rich),... Ringoltingeo , Henri Matter, Antoine Gugla , Pierre Wendschaa.

^' L'avoyer Felga, Jacques Lombard, Jevi Felga, Jean BombicensU (je ne puis encore déchifOrer cette familie) VtxiiUftr, et Pierre do Cndrefin.

^* jn est dit dans la eh, de la n. 21(àd'nn9 manière peu eonfonné à la dignité de la ville : « Hamiliter supplicabant, ut eisdem, non obstanto » malivolentia praedicta , attenta eorum praefecta excusatioae , confoede^ > rationis iterum validare dignaremur. » Peut-être aucun des députés no connaissait-il suffisamment la langue latine; ce document fut rédigé & U cour de Savoie»

il lui eût été facile^ pendant les guerres de Berne cotitië l'Autriche y d'attaquer cette ville avec ayantage. Elle obtint donc une importante récompense de sa gloire militaire et de son zèle pour les bonnes institutions, lorsque Ame , oubliant les événemens du Gessenay et d'Oltigen , jugea utile de consolider son alliance avec Beme^^^, d'en former. une pareille avec Fribourg^^^ et de déclarer que jamais il ne réclamerait certains droits féodaux qu'il croyait posséder sur Arberg, Belp et Fru^ tigen ^*^, de manière à troubler l'alliance et la paix^^^.

La ville de Berne vendit aux serfs d'Oltigen tous les droits qui constituaient leur servitude ^^^. Leà assassins du seigneur, à ce que rapportent les anciens historiens, périrent presque tous de mort violente ^^^; peut-être voulut-on par la peur empêcher que d'autres ne suivissent en temps inopportun eet exemple.

Quarante et quelques seigneuries furent acquises par les villes des Confédérés suisses. Les habitans d'Uri méritèrent bien de toute la Confédération, lorsque avec le secours de leurs alliés du Haut-Unterwalden , au commencement du xv^ siècle , ils se rendirent entièrement maîtres du grand passage qui conduit par le Saint-

^^^ Traité^ tlPallianee , Rossillon, iài2, destiné à renouveler celai de i8S4. Le. comte prend en considération « quod statui et honori nosiro » congruit ut sinceritas dilectionis nostrae ulterius consdidetur. •

^^ « Volentes sub alis gratiae nostrae conformare. »

^^^ Il pensait tenir ces droits sur Ârberg des anciens comtes, sur Belp de Montagny, sur Frutigen du baron de Thurn à Gestelenbourg.

^' 11 déclare vouloir le faire aux termes de Talliance , non autrement L'alliance est confirmée « astrictione irrevocabili , pactp valido perpétue duraturo. » Fribourg réserve < Dominos suos metuendissimos » Âustria Duces, »

^* Pour 5,605. florins. A. L. de fVaHewyl. Mêc»

»»» Tsehudiy 1410.

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