‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 31 sur 173 · LIVRE II. CHAP. VII, 2* P · texte numérisé non relu

LIVRE II. CHAP. VII, 2* P

faire une guerre personnelle ^^^. La ville était partagée en deux moitiés et en quatre quartiers; s'agissait-il d'une canàpagne, suivant le degré du danger, on faisait marcher la milice d'un quartier ou d'une moitié de la ville, déterminés par le sort consulté au moyen de dés^®^. Les Saint-Gallois ne possédaient point de territoire, maiô les châteaux de la noblesse voisine leur étaient ouverts : car les barons de Sax à Frischen- Lerg^^*, les Blaarer, ancienne famille noble, avec leur , château de Wartensée^^*^, les Rosenberg, dont la tour s*élevait des collines :<^ineuses de Bernek au milieu du Rheinthal , Conrad d' Annwyl ^^^, du sang de ce héros et illustre conseiller de l'empereur Henri VI ^"^ ; tous ceux-là et beaucoup d'autres d un nom moins célèbre ou qui ne subsiste plus^^^, cherchaient lionneur et sûreté dans une alliance de pom bourgeoisie avec Saint- Gall. Cette cité se rattachait à la grande confédération des villes de Souabe par une alliance particulière avec

'^^ Sous peine de cinq ans de bannissement, ou , suivant la gravité du. cas , sous peine de perdre son honneur , ses biens et sa vie. Ordonn,; ibid,

*** Réglemetit militaire, 1579; ibid. p. 78 etsuiv.

•** Près de Hohensax. Leur parenté avec les Sax de la Haule-Rhétie est assez vraisemblable. La liste de ces traités de combourgeoisie se trouve ibid» p. 74-78.

'^^ Bernard ainsi qu'Érard avec Guillaume.

366 Qp yQii encore sur une montagne, entre Gossau et Bischofzell , les murailles de sa tour , épaisses dç treille pieds. L^tij Andweil.

'^' Voy. L !•' Ch. xvi; il faut ajouter à ce qui est dit là, d'après Thistoirede Yabbé d'Vrsperg, que, comme il était vassal de Fempereur (peutêtre pour des domaines en Souabe), Henri , « eum libertate donavit » {Véjeva an rang des hommes libres j et lui donna le duché de Ravenne, la marche d'Ancône et la Romagne.

"» Didier Riif, Rod. de Suliberg , Conrad de Steinach , Rod. de Grftnensteûn, etc.

86 HISTOIRE DE Là SUISSE.

six villes voisines ^^^; comme place de commerce^ elle avait fait avec Nuremberg un traité pour Texemptioix mutuelle des péages ^''^^. Dans toutes choses, les lois ^'^^ et les institutions •^''^^ sages, la prospérité et l'amour de la liberté rendaient la ville de Saint-Gall de plus en plus florissante; peu s'en fallut que dans les derniers jours du règne du roi Wenceslas elle ne fut affranchie de toutes les obligations qui la liaient encore à rabbaye^"^^. Toujours est-il que l'abbé fit à ce sujet une déclaration pour éviter le danger qui le menaçait ; déclaration qu'alors il n'observait pas ou que les bourgeois interpré-' talent dans un sens trop favorable à leur cause ^'^*.

Cette mésintelligence et les imprudences des baillis engagèrent Saint-Gall et Âppenzell à se liguer ^'^^. Il

'** Constance, Ueberlingen, Buchhorn, Lindau, Ravensboai^ et Wangen. Tsehudi, 1401,

»^« 1387 ; Haltnujer, h. a. d'après la Qliarte.

'^^ Il est juste de citer ici spécialement la loi sur le prix des journées de travail, signe le plus infaillible de raccroissement ou de la diminution de l'aisance générale^; voy. A, Smith, fVealth of nalûwij. On donnait cinq fennings et la nourriture , ou neuf fenniags quand l'onvrier se nourrissait lui-même. Ordonn, vers 1S79, !• c.

'^'£n 138Â on construisit entre Buch et Baemek, en coupant la collinede la Nageifluh , un canal pour amener de l'eau dans la ville. Hji^ttpieyer^ h. a.

'^' Ils possédaient déjà la charte de leur pleine liberté , lorsque l'abbé envoya à la cour du roi son conseiller Lucius de Landau , qu'il employait ordinairement pour de semblables missions , et lorsqu'il reçut la déclaration que W^eâceslas avait été mal informé. Tsektidi, i&OO; Haltmeyet ne parle point de cette Circonstance.

>7^ n est impossible de fixer son opinion là-dessus , va que la charte

n'est ni imprimée ni parvenue jusqu'à nous de quelque autre mmièie.

TBchudi rapporte qu'elle concernait les successions, les reliefs et le^ fiels ,

ad 1400. Stumpfy au Y* livre, prouve que vers ce temps Soint-Gali ae-

' qoit'poor toujours le bailliage impérial

>" En 1401 , le 17 janvier. Tichudi, fVaUer,

Page 1