LIYAB II. CHAP. VII, 2* P
qu'ils prirent dans cette expédition et dans les précéden-* tes y et dont ils brûlèrent et ruinèrent plus de la moitié ^*' . Si le duc Frédéric vit le déclin des nobles vassaux de ses aïeux avec une apparente indifférence^ à supposer qu'elle ne fût pas l'effet d'une astuce politique, qui voyait l'intérêt de sa puissance dans la ruine de ses vassaux y cela ne peut s'expliquer que par la crainte qu'il avait de réunir en armes ses sujets enthousiasmés de la liberté. Les Appenzellois et les Saint-^ïallois , soutenus par leur constant bonheur, arrivèrent à travers la Thurgovie devant Constance , où se trouvait une garnison , campèrent devant cette ville pendant trois jours, offrant le combat, mais en vain. Us descendirent le long de la Thour jusqu'au bourg autrichien déjà considérable ^^^ d'Ândelfingen ; le château était inféodé au seigneur Béringer de Hohenlandenberg ; l'abbé du couvent de Tous-les-Saints avait acquis du duc, par échange, le patronage de l'église *^^. Us remontèrent par le bourg ; Landenberg avait fui ; le château fut pris. De là ils traversèrent le champ près de Henkart, de même que la forêt, et commaicérent, depuis Hettlingen ^^^, à dévaster les possessions de leurs enne-
**^ fVaUer donne la liste de 60; Schwendi, Forstek , Gambs et Werdenberg manquent Aussi Tschudi en compte-t-il avec raison 64 ; ils s^accordent en ce point, c'est que plus de 30 (selon TmAiu/i positivement 34) furent détruits.
4*2 x>éjà dans le temps où l'on dressa le terrier de la maison de Hababoui^ (1309) , Andelfingen payait jusqu'à 50 livres; il y avait là deux métairies.
*«* Le duc prêta l'église , 4309, 1. c. ; en 1404, Fabbé Bertbold de Sissach en acquit le patronage par échange contre Griesingen. Waldkirch, HUU dé la réfarm, de Sehaffh»
*** Ce lieu appartenait depuis long-temps à ViTmlcrlhnr en toute sonveraîneté , à l'exception de la haute justice ; Convention *ntr4 Zurich et
mis particuliers ^*^> les habitans de Winterthur, lorsqu'on reçut la nouvelle positive que la cavalerie du Hégau et d'autres provinces dé l'Autriche anlérieiirc avaient passé le Rhin près de Schaffhouse#
Pour ne pas compromettre sur un terrain mom« avantageux, à une infanterie peu nombreuse la gloire conquise dans les montagnes^ les Âppenzellois requî^ rent Schwyz. Aussitôt Schwyz fit un appel à la Confédération , reçut du secours d'Uri , descendit le pays et mit le siège devant Kibourg. Gunégonde de Tok<»bourg, épouse de Montfor t-Brégenz , héritière de cette seigneurie, hypothèque de T Autriche, se hâta de se présenter devant les Suisses, parce qu'elle craignait pour elle-mêm^ et pour l'existence de son château s'il était pris de vive force. A Zurich arrivèrent des m^ sagers de Winterjthur ^*^, de Bûlach , de Régensberg, le sire de Bonstetten , seigneur d'Uster, les seigneurs de la maison de Landènberg et d'autres chevaliers et écuyers, saisis d'épeuvante et pressés de mettre leurs personnes et leurs biens sous la sauve-garde de traita de combourgeoisie. Les Confédérés suisses exhortèrent sérieusement le landammann Hector Réding et le peuple de Schwyz à ne pas s'engager dans une entreprise
fVinterthury pour La répression du vagabondage , 1493. II est dit dans un arrêté du conseil de 1485 que Winterthur possédait autour de Hetllingen des franchises royales. Peu avant cette époque , il est question du chevalier Jean de Hettlingen et de ses deux fils. Ch. du bien de Tarn à tfw»*' Icon, 1377.
^'^^ À cause du droit de combourgeoisie que l'abbé possédait à Winterthur. fVaUser, 1404.
**• Il a été question ci-dessus de 6es comboiirgeoisies. Lorsqu'on réfléchit à ces événemens, on ne conçoit pas que Tavoyer de Wfnterthttr ait été jijgé cofupallie pour ce fait; il faut que des circonstances incontiiies ou les passîoas aient envenimé leschoses.