‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 50 sur 173 · LIVRE II. CHAP. VII, 2* P. 12T · texte numérisé non relu

LIVRE II. CHAP. VII, 2* P. 12T

irréfléchie qui déshonorerait leurs armes par la honte d'une violation de la paix. Comme le traité de combourgeoisie ne stipulait que la défense mutuelle du pays^ Schwyz sentit que la participation à une action , quoiqu'utile sans doute , ne pouvait pas assez clairement se justifier d'après l'acte de combourgeoisie pour que son honneur demeurât intact.- Les Schwyzois jugèrent donc nécessaire de représenter ce qui s'était passé eofilme une mesuire qui avait eu pour objet de protéger les frontières^ ou comme le fait particulier d'une troupe belliqueuse qui ^ selon la coutume des Suisses^ voulait se mettre à la solde des Âppenzellois ^^^. Mais^ dans le but de ménager ceux-ci, en même temps que pour éviter tout reproche, ils envoyèrent de Kibourg le landammann d'Uri , Jean Rot , chargé d'exposer ces choses aux Confédérés , afin de les détourner de se rendre à Frauenfeld , quartier général de la cavalerie autrichienne. De peur qu'ils ne parussent avouer un tort auparavant nié^ ils ne laissèrent à Kibourg que douze hommes, comme pour le garder, et seulement jusqu'à ce qu'ils trouvassent un prétexte de les>en voyer, en qualité de mercenaires, aux Appenzellois. Le succès justifia cet arrangement. La cavalerie autrichienne, trop peu instruite de ce qu'elle pouvait oser dans ce pays, se rendit en Argovie ^^^. Les sollicitations réitérées des voisins de la forêt de Brégenz engagèrent les Appenzellois à faire le siège de Brégenz , au-delà du lac de Constance; le comte Guillaume de Montfort occupait

**^ On exigea eflfeelivement une solde , sans doute à cause de cela; Walser , lâOS. C'est là ce qne veut dire IVaucleras , quand il rappelé que les' Confédérés aidèrent les Appenzellois , « glossantes quod singu- > lares atiquî ad istos declinarent , non jussu aut permissu ligae. »

**• Vrbarhmi d'Ellgau , Msc.

cette ville, et il délivra ainsi de l'eniieini sa seigaeurie de Kiboui'g , contrée sans défense ; les douze guerriers de Schwyz suivirent les Appenzellois.

Ëlggau , jadis résidence de puissans barons ^^^^ plus tard estifidé pour la valeur que ses habitans déployèrent d^ns les guerres de Tabbé Conrad de Bussnang ^^, honoré aussi par les ducs qui lui donnèrent toutes les franchises de Winterthur *^^ ainsi que des foires annuelles ^^^, et même par le roi des Allemands qui établit l'indépendance de ses tribunaux^^^ ; Elggau, dis-je, était alors une petite ville très-florissante. Herrmann de Hinwyl*^*, seigneur du cercle des métairies voisines unies par la liffue (T acier ^^^j habitait le château; son père avait péri à Naefels en combattant contre les Glaronnais ^^^. Lorsquç> au printemps, les Saint-Gallois

*** Us paraissent avoir été de la famille des Guelfes.

*50 Qui leiir donna pour armoiries trois têtes d*ours, parce qa'ils avaient vaillamment soutenu l'ours JSaint-Galloîs. Urbar. d'Ëllg.

*5i Ch, d'Alb. et de Léop. Inspruck, 1371.

^^' Ch, des mêmes, Saint-Gui en Garinthie , 1370. Il se peut qu'ils aient repris alors leurs droittd'arrière-vassaux^ qui avaient été abandonnés avant 1S36 par le comte Jean de Rapperschwyl. Titre hypothécaire de ceid-d à Einwyl, h. a. Saint-Gall leur avait vendu sa suzeraineté vers 1300; on )e voit en partie par la lettre d'affranchissement du droit de forêts.

*^* fVencesias , Prague 1379. Le code consistait dans un long roalean de parchemin.

^^* Jean en 1383 ; Prononcé au sujet de BiebenstfiL Dans l'Urbar, à Tan 1407 , il est fait mention de la famille des Landwyl^ que je n'ai trouvée nulle part ailleurs ; je ne sais si elle est la création d'un copiste , on si elle avait la garde du château.

^^ Elles étaient au nombre de dix. 11 y a eu beaucoup d'associations de ce genre ; nous en avons vu des exemples. Ici l'expression livrée doit être celle de la splidité. Ces métairies ont des franchises paoiiculières.

*^^ Leu, art. ; mais il est très-négligent dans cet endroit. D'apits lui , Frédéric qui, en 1356 , servait eiT Autriche, était père de celui qui devint, en 1438, boui^eois de Zurich; il avance que ce même Uerrmann

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