LIVRE II. CHAP, VII, 2« P
et les Appenzellois se mirent en campagne, ils démolirent la forteresse , mais épargnèrent la ville; ils n'aimaient pas à faire du mal au peuple^ Cependant, plus tard, Elggau ayant pris imprudemment les armes contre ceux qui l'avaient épargné, en faveur de voisins hors d'état de se défendre eux-mêmes*^'', la ville fut, au retour des Appenzellois, ruinée de fond en comble. Lentement et sans apparence durant bien des années ^^y on vît s'élever enfin de ses décombres le bourg aujourd'hui considérable.
Bischofzell, sur une colline qui domine le conHuent de la Sitter et de la Thour, dans le voisinage d'un grand nombre de châteaux récemment dévastés, reconnaissait la suzeraineté de l'Autriche, et dépendait, pour la haute justice, de Tévéché de Constance. Lorsque l'armée apprit que le vieil évéque de Constance, Marquard, avait excommunié Appenzell , elle jura de l'en faire repentir. £lle s'adjoignit les habitans de Wyl et de plusieurs villages voisins, et mit le siège, devant Bischofzell, petite ville qui ouvrit ses portes sans résistance et avec plaisir. «
La saison était rigoureuse et bientôt le froid devint excessif. Cependant les Appenzellois, après un court repos,, emmenèrent les machines de siège de Saint- Gall, passèrent le lac et se postèrent devant Brégenz. Cette ville , à Textrén^ij^supérieure du lac de Constance, au pied d'une roche escarpée et bien pourvue de fortifications, était favorablement située pour s'approvisioBner et pour se défendre«jusqu'à l'arrivée du se-
aaqael Elggau fat bypethéqué en 1536, pérît ëiviSSS, et que son filsser* vaiM'Empereiir en 144S. '
^^7 Ëtteidiausenetllnhausen, auxquels on enleva leurs bestiaux. Urbar.
*>* La foire ne fut rétablie qu'en 1555. Ibid.