IV. Q
cours qu'elle attendait. Les gens de la forée habitent la montagne derrière la ville. Au midi , un défilé conduit dans la plaine de Torenbûren. Les Appenzellois se rendirent maîtres de ce défilé ; les habitans de la plaine, hommes libres de l'Empire, étaient fort bien disposée pour eux. Le 8 de décembre, on mit le siège devant Brégenz; le H, le froid devint si intense que le lac de Zurich gela ; mais bientôt après , te froid fut subitement rcfinplacé par un temps si doux et si pluvieux qiïe toutes les rivières des contrées supérieures débordèrent, et que le Rhin , enflé par les eatix grossies du lac de Constance, roiïfe au travers dtt pays une multitude d'arbres déracinés et J)resque tous les ponts. Les assiégeans ne se laissèrent pas décourager par la saison. De son côté, le comte Guillaume attendait ïe résultat de la ligue des seigneurs souabes.
Six associations des plus grands et des plus noUes princes, de barons et de chevaliers s'étaient formées sous un pareil nombre de chefs *^^, dans la juste appréhension que les Appeti^ellois , encouragés par le silence des princes tie l'Empire, par les dispositions équivoques des villes et par l'irrésistible progrès de leurs armes, ne se jetassent sur la Souabe, et que ce pays entier né Sj| soulevât, av.ec succès peut-être. C'e^t pourquoi ceux que le sang des leur^ excitait à la vengeance *^, ou qui avaient souffert d'autres pertes *^S ceux à qui la proximité inspirait le plus d'inquié-
**• Charte de la coalition des f)rînces, comtes, sdîgAevrs , chevaKers et écuyers contre les paysans d'Appenzell, leurs aides ou ceux qui aimeraient à le devenir. 1407.
*•* Tels que Klingenberg, Randek et sans doute d'aivtret. '
*** P. e. Févêque de GoÏMstânce^ te comte Albert de Werdenberg-fWligenbcrg à Pludenz, Schellenberg, Stoffeïn, cousin d^ Tabb^.