LIVRE II. CHAP. VU,* 2 P
tude*^^^ ceux enfin dont l'esprit chevaleresque^®^ et le bons sens découvraient dans ce danger particulier ui;i danger général et le leur propre *®*, formèrent une ligue auxiliaire , afin de soutenir la guerre de la noblesse contre tout le parti appenzellois , à Taide non-seule*ment de leurs forces réunies *®^, ïnais de la discipline *^ à laquelle des paysans avaient dû leurs • noinbreuses victoires. Le roi des Allemands favorisa leur association à condition qu^aucune personne ni communauté, appartenant à la noblesse , ne lui refuserait son secours*®''. La seule chose blâmable dans cette ligue, c'est qu*elle n'ait pu prendre naissance qu'après la ruine de tant de châteaux et de villes.
Les ligueurs résolurent , à l'instigation de Rodolphe de Montfort-Scheer, dans une diète tenue sur leô bords du Banube*®^, de débloquer la ville de Brégenz. Ils rassemblèrent donc 8,000 cavaliers et fantassins, et se hâtèrent, avant que l'on pût s'apercevoir de leurs mouvetnens , de surprendre les Appenzellois. Le 1 3 de
^^^Le comte Jean de Habsbourg (à cause du Klekgau), Eberhard» conte deNellenbourg, Jean deLiipfen(Stalingen est proche), le comte de FQi>> stenberg, l'écuyer tranchant de Waldboui^, le sire de Brandis ( Vadtii^» Vécayer tranchant de Diessoibofen , les sires de Hohenklîngen, Friedia> gen , Heudorf j Bodman » Reischaeh.
*^ Ce dut être le seol mdbile de Kibo|irg« qui n'avait presque plus rien à perdre.
àBh L'évéqne d*Aiigdbouig , le duc de Tek , les comtes de Zimbem » Giindeliittgen , les sd^nemns de RecU)efg; EUerbach, Stadi<no, Kdnigsek» Kosenek , Isenbourg , etc.
*6& Les capitaines répar Lissaient les frais^sur toute la société; aucune paix ne peut être' coAdae qu'à la majorité de douie membres choisis daas son sein.
^06 £^lle étîut conforme à Vesprii de la charte^ .
467 « Gouvens-ou autres gens appartenant à la noblesse. •
*^* Elles se tenaient ordinairement à Biedliogen ou à Mengeo.
janvier 1 A08, de grand mjitin, un épais brouillard couvrant le lac de Constance et ses riveà facilita l'exécution de leur projet. Les Saint - Gallois et les Appenzellois eurent connaissance de l'expédition dès que l'enn^ fut arrivé dans des contrées dévouées à leur cause ; ils demandèrent sur-le-champ des renforts. Ils ignoraient l'heure de l'attaque j leur propre position^ cachée par le brouillard^ fut trahie par une femme *^®. Au premier assaut des hordes ennemies ^ ils prirent prés du marécage une position aussi favorable que la circonstance le permettait. Avec un effroyable choc , les esca-^ drons montés sur de lourds chevaux de bataille. heur«* tèrent leurs rangs serrés ; là ou le sol ne leur offrait pas d'appui, les forces infiniment supérieures de l'ennemi débordèrent tout. On apprit ce qui serait arrivé s'ils avaient osé attaquer, lorsque Conrad Kupferschnoid^de Schwyz, commandant du siége^'^^ , mordit la poussière : beaucoup s'étant avancés pour le venger et pour sauver la bannière du pays , huit de ses compatriotes furent pris *''^, et en tout quatre-vingts Saint-Gallois
Mi c'iest là cette Hergothe dont l'image est encore vénérée dans la vieille ville de Brégenz; on dit qu'elle entendit dans la chambre d*aiiberge de Rankiv^ , où et comment les Appenzellois pensaient prendre d'assaut la ville avant l'arrivée âtr secours ^ et qu'elle conrnt annoncer cette découverte en dépit de la neige et de la pluie; que là-dessus les- Appenzellois, qui approchaient, furent surpris eui^mémes par la bourgeoisie et pe» la garnison, en embuscade aux deux côtés d'un chemin creux, là où l'on voit une çhajpellepour monument, et que par là Brégenz fut sauvée. Il existe sar cela une belle ballade dans VAlmanach Tyrolien de 1805. Toutefois il nous semble que de pareilles traditions pourraient être développées poétiqvement, mais qu'on ne devrait pas en altérer les drconstanoas essentielles.
*^* Il n'est dit nulle part po'nrquoi le comte Kodolphe ne parait plus à la tête des troupes après l'expédition en Tyrol; les Appenzellois prennent aussi moins d'intérêt à ses afiP^ires, par des motife également inconnufl.
*7A Ttehudi, dont le récit de la série de ces événemens est infiniment préférable à celui dé fVaUer. Naucierui est entièrement inexacL