LIVRE »III. CHAP. I
sur le zèle de son cousin Albert, et du àtic Ernest son frère, sur k souvenir de» rois ses aïeux , ne se laissa p#int éhranler par les mots d'excommunication et de ban, ni par. les déclai^ations de guerre qu'il regardait <x>mme des complaisamces inefficaces envers le roi. Mais d'heure .en heure se confirmait la nouvelle que le bour* grate^ renforcé par la noblesse^ avait passé le Rhin^ pri^ Steiii de iwit^ et même déjà Diessenhofen ; que la bourgeokle de cette viUe^ mécontente du gouvernement de Truch;$ess , avait cmvert ses portes au bourgrave. Le duc s'adressa aux bourgeois de SchafFhouse^ Se plaignit devant eux de l'injustice de cette persécution et déclara c( que^ tout comme leurs pères^ fidèlement attachés à » la maison d'Autriche^ loin de redouter des guerres » bien plus considérables, avaient par une mort hé^ )k roique légué une g^ire éternelle à leurs neveux, il » s'attendait aujourd'hui que les vaillans et loyaux ci- » toyens de cette ville si bicm fortifiée, encouragés par j» la bonne et solide paix des Suisses^ ne craindraient pas » l'armée du roi, prête à se disperser, mais suivraient » l'exemple de leurs ancêtres ? » Ils le promirent ; le ^e Eberhard Im Thum, chevalier, seigneur de Ou-' tenbourg'^^ et d'autres gentilshommes ''^ se montrèr^t
^^ Dans la suite encore, il resta toujours fidèle au duc. Six lettres du tomte palatin Louis et de Zurich, 1416 , lorsqu'il enferma à Cutenbourg des soldats suisses; Le Protocol/! municipal de Zurich de la fin de lÂlS confirme ce fait Lai et Goiliaumc vendent, en 1417, à Buricard et Walther 2^lokar, leurs métairies censives à Bartzbaîm. La guerre était rarement avantageuse sous le rapport de la fortune. Gulenbourg est situé dans la lorêt-Noîre. Guillaume Favait acheté en 1407. Registre généalogique de 1 1 famille Jm Tlmm^
^* Les Lôwen (lions) , surnommés Autrichiens. C/i. 1407 , au sujet de Ùm€9 à Murbach* Sans doute aussi d'autres ImTkum t Guillaume et Ro-
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particulièremelit zélés en faveur du maintien de la domination autrichienne ; peut-être la crurent-ils indispensable pour mettre un tu^me aux progrés de* la <lémocratie. Le duc abandonna ensuite la ville de Schaffhouse à ses propres. forces et se rendit auprésdupape» Avec le trésor de Jean^ le duc pouvait lever de's Coupes à l'aide desquelles^ secondé aussi par les sei^ gneurs et les bourgeois de ses domaines héréditaires, eu Argovie, il résisterait au roi. L'Empire n'envoyait à Sigismond que des secmirs bien lents; la Suisse n'en fournissait aucun« . :
A cette époque^ Schaifhouse^ cédée atix ducs par rjEinpîre à titre d'hypothèque, était leur principale ville dans l' Autriche antérieure''^. Quoique située dans une vallée entre des collines , au bord du Rhin^ qui est navigable jusqu'au-delà de la ville, elle paraissait tenable; car le bourgrave n'avait ni machmesde siège, ni assez de troupes pour couper les vivres aux Schaffhousois, sans arrêter lé progrès de ses armes. C'est pourquoi, après avoir pris Diesseohofen, petite ville située à un mille djè Sdiaffhouse, il dirigea son expédition v«*s l'intérieur de laThurgovie, et mit le siège devant Frauênfeld. De là il manda aux Schaffhousois : ce que. » le roi, leur seigneur, exigeait qu'ils lui rendissent » hommage; que, s'ils déclinaient ce devoir, il les as- » siégerait avec toutes ses forces et avec le secours de M l'Empilée; que, s'ils obéissaient, ce jour les réintén grerait dans leur ancienne dépendance immédiate de
ger avec leurs épouses Anne et Ursule Uùn renoncent à leur droit de bourgeoisie en 1452. Charte,
^' « ScbafThouse est riche, puissante et forte, et subsisterait bien sans hôtes étrangers. • Chanson de l* Argovie, ÏMH , Tschudi, Voy. dansTaU liance de 1410.