‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 77 sur 173 · LIVRE m. ClIAP. K · texte numérisé non relu

LIVRE m. ClIAP. K

» elle eii est tenue envers Berne. Berne ne pourra ra- «icheter dans toute l'Argovié le drmt de conduite hy-* » pothéqué aux habitans d' Arau ; dés ce moment 1^ yi Bernms et les Soleurois sont affranchis de ce drcÂt à » Arau ; cette ville demeure en possession de tous les » fiefs dcMit elle a reçu rînvesdture^ et Fenvoyé barnoi^^ » au nom de l'Empire, l'investira des fieft situés der-^ )j riéire Berne. Qmconque désapprouve ces articles est » libre de transporter soû domicile ailleurs "''^. » Le mr^ ment prêté , le$ Bernois se divisèrent en deux coIoBnès ^ dont lune prit la direction de LeitEboui^ et 1 aùrtre descendit le long de la rivière à Brougg.

De Tune et de l'autre se détachaient des corps de troupes qui^. pour empédier k cavalerie de se réuni/et de troubler leur marche^ sommaient dans leurs châteaux les seigneurs de se rendre. L'ordre du roi, la loi de la nécessité qui livre l'homme imprévoyant à l'homme armé, Tineendie et la ruine à la' moindre hésitation^ tels furent les argumens dont se servirent ks Bernois. Ainsi Jean Kriech jura pour la ville et la forteresse d'Arbourg de les servir et de leur permettre le rachat de cette seigneurie. Gomme ils pénétraient de jopr dans le Kulmerthal et que 'déjà Hemmann de Liebek s'était soumis avec^son château élevé, Rodolphe, seigneur de Rheinach, résista dans celui de Trostbourg, publiant quel grand domaine il exposait à la dévastation; peut* être se fiàitrîl sur son abondante provision de vivres et

de ao livres; il f6t porto »iccessîveiafiiit à* 50 èl même, à 105. Urba^ tvom. iS09. La qtiGtUé comparative, du iEsbut doime fécbâlle de la grtndear et de la prospérité i Bârùagg ne payiidt>que 19 marcs, élevés phis tard à 16 et à 34 ; Leozboiing de 12 à ÎA livifes; Mellingeu de a à 17 marcËL ^17 cik. « par etfi'^ dao^ ^:<M#rv iV» aM.

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sur k source qui jaillissait d'un rocher au milieu dû château* Avant qu'il ne s'en doutât , l'ennemi fut maAr tre de sa forteresse ; le seigneur de Rheinach céda ^ mais trop tard* Dans la nuit où la flamme de Trostbourg répandit au loin la terreur des armes ennemies^ le péril du manoir de sa famille ne put porter attente à TinébranlaUe fidélité du sire Thûring de Hallwyl envers Habsbourg. Mais, ni le voisinage du lac^ ni les fossés remplis d'eau ^ ni les larges et hautes murailles ne le défendirent contre l'habileté bernoise^ cél^ire dans l'art jles sièges, cimire les coulevrines, dont on ne savait pas encore repousser les attaques , et contre l'ardeur irrésistible avec laqudile un peuple vaillant, dans le coftrsde ses succès, profite de tous les avantages. Bien* tôt des-nuages de fumée annoncèrent au loin , par d&4à le tac et dans la contrée où ^Thûring et ses frères habitaient d'autres diâteaux , la ruine de Hallwyl. Â travers le pays où les armes dévastatrices des aïeux de ces seigneurs argoviens enfouirent, sous des diampset des prairies ^*% Gaunodurum ou une autre viHe ro-

*^ Sekmidt de Rossitn a décrit les anii<jaîtés de Kahn , dans son on- Urage sur celles d'Av^ncbes. On trouve dans'tonte celte contrée « en re* monlai^t beaucoup plus haut, même dans les vallées de rOberland et jusque sur leStokhom^ tant de vestiges de Télatde l'ancienne population et de sa prospérité sous les empereurs romains; on a déjà découvert tant de choses, mais éparses.et îl en reste tant à découvrir d'après la tradition, que Ton pourrait tracer une cart^ géographique de PEelvétie romaine assez complète , étonnante par sa nouveauté et importante sous plus d'un rapport par ses résultats. Un homme fort Savant dans ces matières» M. Haller de KSnigsfeiden, dont les recherches sur cet objet témoignent d'autant de zèle que de succès, semble jpé pour rétablir sous no5 yeui l'Helvétie telle qn'elle était alors. Il est à désirer qu'il publie sa carte, en* corc plus qu'il reçoive l'appui dont îl a besoin pour la compléter, ssa Cette carte a été publiée à la fin du savant ouvrage de M. Haller, HeUetUn^ umtw den Râmêm (VHeMtie 90ëê Ut &niiaMM>» Beme« ISiS, 9 VoL ïuS.

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maine ^ans nom^ les vainqueurs marchèrent sur Ruod. Hemmann de Rûssegk^^^, qui avait^ppris dans les^ Wyken que la soumission appelle la clémence^ se hâta d'ouvrir le château de Ruod aux BemcHS '^^. Toutes les superbes plaines et les collines que la Wigger, la Sour^ la Vinna et TÂa fertilisent en les sillonnant avec grâce de leu]^ cent canaux^ reconnurent pour maîtres, au sud les Lucernois , au nord les Bernois.

Lorsque ceux-ci descendirent le pays, ilô trouvé-^ renl que la ville de Lenzbourg, moins tenable encorb quArau, s'était rendue aux mêmes conditions. Le corps d'armée demeura devant le château ; des détachemens occupèrent le petit territoire de FEigen, le seul que y grâce peut-être à son ancienne constitution , le courroux d'Otton-le-Grand n'avait pu enlever au vieux Gontram , et d'où sortirent les empereurs et les ducs d'Autriche. Â cette époque, le château et le territoire de Habsbourg, toujours en étendue au-dessous de sa renommée, mais autrefois, aux yeux de Rodolphe, partie importante de son patrimoine ^^^, étaient occupés, à titre de fief autrichien ^^^, par Henri de Wolen, descen-

Lc second volnme est tout entier consacré à la topographie, et renferme •aussi* nn plan de la ville de Vindonissa. G. M.

*^' Hemmann de Bftttikon était son c6-scîgnear à Rnod<

*^^ âelon d'antres, Ruod fut rasé, Trostbourg se rendit. Mais le récit que nous sukons a pour lui la vraisemblance ; Hemmann ^e Rûssegk ayant scellé la capitulation de Wyken quelques jours aupi^ravant (n. 111), et son co-seignenr n'étant point étranger à Berne ( cb« i&OS ), il n'est pas croyable qte Ruod ait résisté jusqu'à la destruction.

i^> Dans le partage de 4299 , il demeura en comoiun aux deux branches de la maison ; comme Laurcnbourg , comme Nassau aux branches de Tancienne famille.

>^ Probablement à titre d'hypothèque; Comme déjà^ sous Léopold I*'» le petit territcûre de TEigcn fut abandonné auseomtes de Mellenbourg.

dant de ce Wolen ^^^ dont la soumission est la première action qu on cojin^isse des comtes de Habsbourg **^. Il jura pour lui-même et pour Habsbourg obéissance aux Bernois, sous la suzeraineté de l'Empire. Tout autre fut, à régvd de Wildek, la conduite des trois frères. Thûring, Rodolphe et Walther, barons de Hallwyl; ils <léf endirent la haute forteresse, fondirent de cet endroit, et assommèrent quatre hommes qui pillaient un mou^ lin. Cependant le sire Conrad de Weinsberg, qui portait dans l'armée fédérale devant Mellingen la bannière de l'Empire, déplorait que le puissant château de Lenzbourg, principale forteresse d'un vaste comté, dût tom*ber a:u pouvoir des Suisses, que Topinion générale faisait contempteurs de toute antique noblesse. En isffet, chex eux, la noblesse sans mérite n'usurpe quel*que considération qu'à la faveur de l'esprit de parti ; mais d'illustres aieux donnent plus d'éclat aux vertus et aux talens. Le sire de Weinsberg courut à Lenz-* bourg ; arrivé au château, il arbora la bannière impériale; les Ge33ler lui prêtèrent serment pour Brunek. Il spmma les vassaux du comté de venir au château, le fortifia et en demeura maître- On ne pénétra point son intention ; espérait-il, dans l'intérêt du duc, que celui-ci le recouvrerait de l'Empire immédiatement avec plus de facilité ? les progrès des Bernois lui parurent-ils trop rapides pour ne pas attendre des ordres spéciaux du roi au sujet de Lenzbourg? voulaitil, d'accord avec eux, empêcher que les sept Cantons ne s'en emparassent pour le posséder en comftiun ? Lors-

' *^* Cela est vraisemblable , parce qu'on trouve ces nobles de Wolca aussi dans les bailliages libres.

. *.** Voy. Acia Mitr€n$U.

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