‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 2)Chapitre 88 sur 173 · LIVRE m, CHAP. I · texte numérisé non relu

LIVRE m, CHAP. I

à conclure une paix. Il s'empressa donc dp payer au bourgmestre, aux conseils et aux bourgeois de Constance quelques dettes en leur hypothéquant les assises dont la juridiction s'étendait sur tout le landgraviat de Thurgovie et qui se tenaient de temps immémorial dans une grande maison prés de Winterthur, où lui-même avait établi juge à vie le sire Diethelm Truchsess dé WoUhaiisen^^*. Il donna en outre aux bourgeois ;t|t Constance le droit dechassedans toute la Thurgovie ^^^, le bailliage de Frauenfeld et la justice, criminelle ^^^. Dé/ cette époque le pays porta ses causes devant lu. bailli impérial ^^^^ et ses assesseurs de la Ville et de la campagne, siégeant sous le grand portique que Constaûce fit construire à cet efFçt près de Kreuzlingen.

Le roi jugea utile alors de se mol|trer aux Suisses, curieux d'ailleurs d'observer leurs mœurs dans Tintérieur du pays. Il sortit donc à cheval de la ville de Constance, accompagné d'environ deux cents chevaux, traversa un grand nombre de bourgs gracieux et plu-

*** C/i. jour de Saint-Gall, 1417, dans Tsehudù Fugger croyajt donc à Iprt que l'évéque"^ avait été investi de la juridictjon. Celle-ci embrassait ]es hommes, les chevaliers, ïes gens de guerre, les communes et leurs proposés. Ce pouvoir avait été exercé, il est vrai, par les vieux comtes de Frauenfeld ou par ceux de Môrsberg, et plus tard par ceux de Mbourg, à titre de fief masculin d'Empire; d'un autre côté, Kibôurg même pouvait être iQie propriété allodiale, puisque ses biens, accrus par des mariages, passèrent enfin, par un mariage aussi, ^ la maison de Habsbourg. 11 est devenu impossible, par l'ancienneté des transactions, de distinguer nettement les propriétés de famille du « beneficinm comitatus. »

*** Dont la ville devait user conformément aux coutumes^ du pays. CA.

230 \jj baim qu'ils établiront dans le landgraviat et le bailliage. Ch. > ^* Constance lui donna ce titre pour faire voir qu'elle ne voulait relever pour celte juriaiction que de l'Empire, et à cause de n. 230. Les appels étaient portés à la cour impériale de Rotwyl. Hailer, BibL IV, 511, d'après le savant ouvrage de Jean Conrad Fœ$i sur la ThurgoTÎe,

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