IV
sieurs villes au bord du lac^ parcourut le Rheinthal, vit avec plaisir la situation des lieux où douze années auparavant le duc Frédéric avait acquis une triste célébrité en combattant contre les Âppenzellois^ et fut reçu avec joie à Feldkirch par le nouveau seigneur. Repassant le Rhin et descendant des hauteurs de Werdenberg^ il suivit le chemin déjà plus âpre qui. mène W^ac de Walenstadt^ échappa heureusement »à Tinfîdélité de ses eaux orageuses et parvint aux frontières des Glaronnais. Au milieu des ruines de'Wésen^ il 4lrouva leuc députation conduite par le landammknn Albert Vogel , qu'il entendit avec plaisir raconter ses exploits et ceux de son père dans la bataille de Naefels. Là se trouvait l'ancien landammann Matthias Netsta- 1er, le plus* riche lies Confédérés, à qui l'administration de ses vastes propriétés laissait à peine quelque temps pour les affaires publiques ^*^. Le roi traversa ïa Marche, dont la conquête lui paraissait légitime, prit le chemin pratiqué avant et après lui pendant des siècles par des millions de pieux pèlerins, et se rendit à Einsidlen. Les députés de Schwyz Ty attendaient* Après avoir fait ses dévptions, il revint sur ses pas, et, Tâme subjuguée par tant de «miracles et tant de sainteté, il desc€;pdit vers le lac de Zurich.rll vogua , suivi d*un grand nombre de barques, de Rapperschwyl à Zurich entre des rives où sans doute ne brillait pas encore la richesse, mais déjà séduisantes par les sites variés de leurs nombreux villages. A Zurich il fut reçu par tous
^'^ Il possédait Lîebenberg dans GrQnîngen, Sch&pfen sar le lac de Zurich , et des domaines sur le territoire de Zuncb , de Claris , de la Marche, dn Gaster et de Sargans. Celte année-Iè il déclara qu'il atiusrait mieux quitter le pays que de reprendre la chaîne de landammann. Ttehudij 1416 et sniv.